SUBDIVISION DE MASCARA
La ville de Mascara a été décrite à la page 532 comme étant un chef-lieu d’arrondissement du département d’Oran.
La population des centres colonisés est de 3,458 individus; celle des tribus de 168,829.
La subdivision de Mascara comprend quaire cercles: I Mascara, II Tiharet, III Saïda, IV Géryville.
1. ceeci .u db mascara. Le cercle de Mascara comprend le kaïdat des Atba Djeraala, — Taghaîik des BeniChougran, 5 kaïdats; — l’aghalik d’El-Bordj, 9 kaïdats; — l aghalik des Hachem Chéraga, 4 kaïdats; — Taghalik des Hachera Gharaba, 7 kaïdals ; — et le bach-aghalik de Frenda, 15 kaïdats.
FRENDA, ancienne petite ville arabe, où l’on confectionnait des djellels (cou vérin res de cheval>, et où les Arabes avaient élevé quelques fortitlcations, que les Français ont occupées à leur tour et réparées à leur manière. Elle est assise au bord d’un plateau élevé d’où l’on a une admirable vue sur tonte la vallée supérieure de I Oued el-Tàt, à 46 kilom. au S.-S. -U. de Tiharet. H existe un caravansérail, entre Frenda et Mascara.
Dans dix-huit centres, habitent 445 Français, 108 Etrangers, 30 Arabes. Voici quelques détails sur plusieurs d’entre elles :
Un centre de population européenne, qui tend à prendre do l'importance auprès de Mascura, est 1 Oued el-Uammam , foud$
par décret du 10 novembre 1851, à 20 kilom. N. *0. de Mascara, sur la route d’Oran, auprès d’un pont, sur la rivière*, se nommant l’flabra à 24 kilom. plus bas. C’est au mois de mars 1854, que remonte la véritable création de ce centre, qui s’est composé de 167 émigrants. 400 hectares ont été ensemencés eu céréales, 2,000 arbres ont été plantés, des boutures de saules ont été placées sur les bords de la rivière, dont les eaux sont retenues par un barrage en libage, à 15 kilom. en amont du village. Un canal d’irrigation a été creusé, aussi bien qu’un puits, sur l’emplacement d’un marché assidûment fréquenté par les Indigènes, tous les mercredis, sous les murs du village, qui est défendu par des travaux d’enceinte. Un y trouve un four banal, un relai de diligences et une brigade de gendarmerie.
Dans les plaines de l’Habra, le long de la rivière, des colons Français et Espagnols font de grandes cultures de tabac et de coton. On exploite un moulin a farine à Tekedemt . et on a construit, sur l’oucd Saïda, une scierie pour les bois de const ruction.
D’anciens villages arabes méritent ici une mention particulière :
Benyaklef, remarquable par ses immenses jardins, enveloppés des liaies de cactus, et remplis d'arbres fruitiers, est situé a 5 kilom. Ë. de Mascara, sur la route de Tikaret. Ou a construit un moulin pour utiliser une chute d’eau,
Kacherou , à 20 kilom. S -E. de Mascara, sur la route de Frenda, est le lieu où les Arabes viennent vénérer le tombeau du marabout Si Malii ed-Din, père de l’ex-émir Abd el-Kader. C’est là qu’Abd el-Kader passa sa jeunesse et qu’il fut proclamé Emir des Croyants par les Hachem, les I3eni Amer et les R’araba. Longtemps notre ennemi, c’est au mois de juin 1860,/ à Damas, qu’il prit généreusement la défense des Chrétiens contre les fureurs meurtrières des Druses, et mérita d’ôtre fait grand-croix de la Légion d’honneur. Un beau bois d’oliviers répand son ombrage à Kacherou. Un caravansérail pour les voyageurs se trouve dans le voisinage.
El-Hammam Hanrfla, à 24 kilom. O. de Mascara, sur la route de Sidi Bel-Abbès, a des sources thermales employées avec succès contre les maladies scrofuleuses; les malades trouvent un caravansérail.
El-Bordj est un joli village arabe, situé à 24 kilom. N.-E. de Mascara, sur la route carrossable de Mostaganera. On y trouve un vaste enclos de murs en terre, ou pisé, dans lequel se réfugiaient les troupeaux et les populations pendant la guerre.
Kalda , petite ville arabe située à IG kilom. plus loin que Ei-Bordj, dans un pays extrêmement montagneux. 11 est diiti-
cile de trouver une position plus escarpée €ette petite ville est renommée pour la fabrication des tapis arabes, qui portent son nom, et qui fait vivre presque exclusivement sa population.
II. cercle de tiharet. Tiharel est situé à 132 kilom. E. de Mascara, sur la ligne de crête du Tell, à proximité des Hauts-Plateaux, et à 12 kil. E.-N.-E. de Tekedemt, aujourd’hui en ruines, où Abd el-Kader avait établi scs arsenaux, sa fonderie, sa monnaie, ses magasins de provisions de guerre cl de bouche. Tekedemt était une ancienne et opulente ville, abandonnée depuis un siècle par les Arabes, lorsque toute cette animation industrielle et guerrière y fut apportée en 1838, entre deux forts bâtis par l’Emir. Tout a été détruit en avril 1843, et Tiharet a été fondé. Une enceinte bastion* née, suivant le système de Yauban, s’ouvre par trois * portes : la principale est celle de Mascara, au N., qui donne entrée dans la Grande-Rue, traversant le quartier civil, autrement dit le village, et aboutissant à la porte du Sud, qui est en face de la première, et donne accès dans le quartier militaire, dit le Fort, où sont tous les établissements militaires. On y trouve deux Casernes d’infanterie, un Quartier de cavalerie, les Magasins, l’Hôpital, la Chapelle, dans une des salles de cet édifice ; un Cercle pour les Officiers. — La population est de 421 Français, 226 Etrangers, 535 Juifs, 243 Arabes; Il y a une Justicc-dc-raix, une Station télégraphique. Le marché, qui se tient sous les murs de la ville, tous les lundis, attire quelquefois 10,000 Indigènes, qui commercent sur les céréales, les laines, les moutons, les
chevaux, fort estimés dans ce canton, et sur les objets d usage un peu luxueux dans la vie arabe. tap , bijouterie, plumes d’autruche, cu.rs lam es. U douk composé de 24 magasins, offre un produits q»o t on apport des tribus. U , a un — Lil pour les Juifs, et un bain maure V™ abondante conle dans le bastion «"“ Jf ““ utilitaire a planté 70,000 arbres et e“ecl“““ “ ' considérables de noyers et de châtaigniers, 40 oui bien réussi. Un territoire de 4,517 heclam esteull «é eu eé réales Au S 34 fermes les exploitent. 22 hectares ae “ n* « rapport. Un moulin a vent
iins a eau, - "smala f.
usines de la localité. A 3 kitom. tsi u..
inscriptions trouvées à Tiharet monlrent.de la manière la plus incontestable, que les Borna, ns, avant nous, avaient su apprécier les avantages e sa po î stratégique ; c’est là tout ce que l’on sait de son passé le plus ancien, et ce qui l’a fait identifier avec la T*«gortia de la liste des Evêchés d’Afrique, au cinquième siècle de notre ère. Plus tard, le nom de Tiharet pren une place importante dans les annales de la arabe. Pendant près d’un siècle et demi, de 761 à 909, elle fut la capitale d’une dynastie indigène, lesRostamides, qui disparut seulement devant les armes d Abou Abd Allah Eeh-Chiî, le fondateur des Fatémites.
I.c cercle de Tiharet comprend l’aghalik de Tiharet, 1 1 kaidats : — l’aghalik des Harar Chéraga ef Ouled
Khelif, 12 kaïdats; — l’aghalik du Djebel Amour, 8 kaïdals.
III. cercle de sazda. — Saïda. est à 80 kilom. S. de Mascara, dans la tribu des Béni Yacoub. C’est une ancienne ville peu considérable, dont Abd el-Kader fit relever les murs d’enceinte. Son beau-frère, Hadji Muslapha ben Tamy, khalifa de Mascara, y faisait son séjour. Occupée par nos armes, le 27 mars 1844, Saïda a été ruinée. Au mois de mars 1854, on y fonda un poste militaire. On a créé, près de l’oued Oukrif, un centre de population, qui a été reconnu par décret du 4 juin 1862. Les habitants sont au nombre de 430 Français, 165 Étrangers, 247 Juifs, 510 Arabes. Les céréales forment la base des cultures. La pomme de terre et la vigne y réussissent très-bien. Le marché du lundi est fréquenté par 2 ou 300 Arabes, qui apportent des laines et viennent vendre des moutons et des chevaux.
Les travaux de défense consistent en un ouvrage à cornes où sont établis, dans des baraques, un Hôpital de 80 lits, des Magasins, une Caserne, et le Pavillon des Officiers. Il y a une station télégraphique.
Le 11 octobre 1864, Si Lala ayant soulevé les tribus sahariennes, vint brûler les fermes autour de Saïda. Le 19 octobre de l’année suivante, il reparut au S.-O. et s’y livra au pillage. Repoussé le 2 novembre, il se mit en fuite sur la route du Sud.
Les plantations publiques, faites et entretenues par le Génie, dans la redoute et au-dehors, se composent
de près de 3,000 arbres de haute futaie. Les particuliers ont de nombreuses plantations, qui réussissent trèsbien. Un conduit souterrain, en ma;onnerie, de 800 mètres, alimente une fontaine à quatre jets. L’excédant de cette source fait mouvoir une scierie et deux moulias à farine, et sert à l’irrigation des jardins. On a construit sur l’oued Saïda, qui coule à 200 mètres de la place, un barrage et des canaux nombreux, qui ajoutent aux éléments d’agriculture. Le pays environnant est fort beau et bien boisé. 11 n'est pas rare d’y rencontrer des lions. On trouve des carrières de marbre, veiné en jaune, avec lesquels on peut faire de jolis travaux d’ornementation.
IV. CSRCX.B de géryvix.ue;. — Géryville est un poste situé à 70 lieues au S. de Saïda, dans un endroit appelé en arabe El-Abiod. C’est un de nos points les plus avancés dans le Sud. Les tribus qui en dépendent, insoumises avant la prise de Laghoual , étaient toujours prêtes, au moindre prétexte, à profiter de leur mobilité pour s’enfoncer dans le Sahara, et venir, de là, inquiéter le Tell.
Géryville a été fondée à la fin de 1852. C’est aujourd’hui le chef-lieu d’un petit cercle concentrique où commande un offieier de Bureau arabe. Ce point d’occupation consiste en un petit fort, de construction très-régulière, avec quatre baslionnets aux angles; • casernes et bâtiments militaires dans l'intérieur. Sous sa protection se trouve un ouvrage en terre, qui sert de
lieu de campement aux troupes de passage, aux caravanes et convois.
Il y a un marché tous les lundis où les Arabes, au nombre de plus de 2,000, viennent commercer et apporter des peaux d’animaux et des plumes d’autruche. La population est de 32 Français, 3 Etrangers, 62 Arabes sédentaires.
On a construit un caravansérail à Aïn S’fis’ifa. Le forage d’un puits a été entrepris dans le lit de l’oued El-MaL sur la rive N. du Chott, où s’élève un autre caravansérail. Des re-^ cherches d’eau, dans l’oued Thon il et sur le plateau voisin de Kadra, ont pourvu aux besoins des voyageurs A Kheneg-Azir, notre première étape sur la route qui mène à Mascara, un puits a succédé à des mares bourbeuses. Là s’élève un bon abri pour les hommes et les chevaux. Un barrage, construit en 1857, sur l’oued Zergoun, amène l’eau des crues dans le ba’-fond fertile du Ksar de Tadjerouna.
Le cercle de Géry ville comprend dix-huit kaïdats, douze cheïkals et les tribus des Chambaa de Goléa.
SUBDIVISION DE TLEMSÉN.
La ville de Tlemsén a été décrite ù la page 563 comme étant un chef-lieu d’arrondissement du département d’Oran.
La population des centres colonisés est de 1,636, — celle des tribus de 80,158.
La subdivision de Tlemsén comprend quatre cercles : ï Tlemsén, II Lalla Mar’nia, III Nemours, IV Sebdou.
I. cercle de tlemsén. Le cercle de Tlemsén comprend l’aghalik des Ouled Riali, 6 kaïdats, 4 cheï-
kats ; l’aghalik des Ghossels, 8 kaïdats, — i 4 autres kaïdats groupés ou isolés.
L’autorité militaire a toléré, entre Tlemsén et Aïn-Temoucbent. pour les haltes et les ravitaillements, la construction d’auberges, où les voyageurs trouvent des abris. A quelques ceutaines de mètres de ces auberges, en descendant Tisser. et sur ses bords, est établi une minoterie d’assez grande importance. A Aïn Takbalet , autre auberge près de Tisser, et à 24 kilom. au N. de Tlemsên. A gauche de la route, se trouve la carrière de travertin calcaire, ou marbre onyx translucide, blanc, rose, jaune clair, jaune orange, vert maritime, brun foncé. -Les sultans de Tlemsén faisaient tailler des colonnes, des urnes, des dalles dans cette riche matière. A l’extrémité de la vaste plaine des Ouled Mimoun, on a construit un moulin; sur la route de Sidi Bel-Abbès, un caravansérail est ouvert à Mechera Ii’teb', un autre à la Tafna (Mechera Gueddara), sur la route de Lalla Mar’nia.
Ouled Mimoun est un hameau à 40 kilom. E. de Tlemsên, au milieu d’un magnifique pays et de plantations bien soignées où un canal à ciel ouvert amène l’eau.
Tout le territoire du cercle présente une population de 219 Français, 37 Etrangers.
II. CERCLE DE lalla mar’nia. Lalla Marnia, à 54 kil. 0. de Tlemsên, à peu de distance de la frontière du Maroc, a été fondée en 1844, sur remplacement d un vieux camp romain, dont on a retrouvé des pierres portant le nom de Sour. Ce camp où Ion entrait par quatre portes, avait une étendue de 400 mètres sur 420 mètres, entouré d’un fossé profond et flanqué de tours carrées. La légende arabe d’une femme riche et vertueuse qui habitait ce canton, y perpétua son nom, Lalla Mar’nia. Afin de mettre ce poste en état de résister à rarlillerie des Marocains, en cas de guerre, on a composé le retranchement d’un parapet en terre, précédé d’un fossé avec escarpe en maçonnerie et ayant, en ar-
rière, un ceinture crénelée, abritée des vues du dehors et formant réduit. On a construit, en terre, l'enceinte bastionnée du fort, proprement dit, ainsi que celle du camp inférieur, avec front bastionné sur l'oued Ouerdefou. Il y a dans l’intérieur du réduit deux casernes pour 280 hommes; deux Pavillons pour 10 officiers; un Hôpital-ambulance pour 80 malades ; deux écuries couvertes en tuiles ; une manutention avec deux fours et des magasins de subsistances. On a installé deux fours à chaux, un four à briques, et .un local pour 1 les ateliers du Génie. 2,000 arbres: mûriers, peupliers, acacias, ont été plantés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la redoute. Les colons, dont les maisons se sont élevées auprès du fort, ont quelques arbres fruitiers. Il y .a une station télégraphique. Une noria a été construite, et des forages entrepris, dans le camp inférieur, ont donné de l'eau à 1 1 mètres de profondeur. L’oued Ouerdefou contourne la redoute de l’E. à i'O., passant par le S. Le Génie qui en a construit la canalisation, a ménagé une prise d’eau. La population civile est de 153 Français, 51 Étrangers, 83 Juifs. Une école arabe-française a été établie par décret du 2b décembre 1866. Les Arabes forment un effectif de cultivateurs, répandus dans les environs. Chaque dimanche ils tiennent un marché, où les chevaux et le bétail sont vendus avec avantage. Les colons ont fait réussir les porcs, et n’ont guère étendu leurs cultures.
Le cercle de Lalla Mar’nia comprend six kaïdats.
HL cercle de NEMOURS. La ville de Nemours a été décrite à la page 5C9, comme étant une commune de rarrondissement de Tlemsên.
Dans la banlieue militaire de cette ville, il y a 13 Français.
A 12 kilomètres de Nemours, on rencontre des plateaux d’une lieue d’étendue, propres à la grande culture. A 16 kilomètres au S.-E. s'élève la vieille ville de Nedroma , qui représente l’ancienne Kalama. Elle est au pied de la chaîne du Djebel Filaousen, non loin du col dit Bab Tazay en vue de la mer. Une vieille mu- * raille la fortifie, et une végétation riche et abondante l’entoure. Chaque jeudi, les bouchers de toute la province viennent s'approvisionner au grand marché, rendez-vous des Marocains et des Béni Snassen. Les tissus et les potéries de la localité sont des objets de commerce recherchés par les indigènes.,
A 32 kilomètres S. -O. plus loin (à 16 kilomètres de Lella Mar’nia) tout contre l’extrême frontière du Maroc et en face de la petite ville d’Oudjda, distante de 4 kilomètres N. -0., Kar R'ouban est habité par 487 Français, 284 Étrangers, 21 Juifs, 200 Arabes, qui travaillent aux mines de plomb sulfuré. Les mines consistent en un atelier de préparations mécaniques pour broyer les minerais, deux ateliers de lavage et une fonderie. Leur administration occupe une sorte de castillel fort pittoresque, et a su créer des moyens d’attraction qui retiennent auprès d’elle la population ouvrière, trouvant ainsi à se suffire à elle-même dans ce canton éloigné.
Le Cercle de Nemours comprend six kaïdats et deux cheikhals.
IV. cercle de sebdou. — Scbdou, à 36 kiiom. au S. de Tlemsên, à 958 mèires d’altitude, tout près de la limite des Hauts-Plateaux, est un poste qui a été occupé en 1845. Il se trouve sur l’emplacement de l’ancienne Atod et d’un fort d’Abd el-Kader, qui a été agrandi. L’enceinte du nouveau fort est bastionnée, elle se compose d’un mur crénelé de 4 mètres de hauteur, précédé d’un fossé. Elle renferme deux casernes, contenant ensemble 310 hommes ; le magasin des subsistances, au rez-de-chaussée, et un Pavillon pour 20 officiers, au-dessus. On y voit aussi un Hôpitalambulance pour 70 malades, et un Magasin à poudre. En dehors du camp est une avancée, protégée d’un retranchement terrassé sur le front E. Il y a là une écurie pour 75 chevaux. Le long de la courtine N. est le Parc aux bœufs, l’Abattoir, les ateliers du Génie et la noria qui élève, dans le camp, les eaux des sources coulant au N., lesquelles sont réunies et amenées par un canal souterrain. Non loin du camp, on a construit deux fours à chaux, et un pour les tuiles. Les matières premières pour les confections ne manquent pas, non plus que le bois de chauffage. Une forêts de chênes-blancs, sur le chemin de Tlemsên, fournit abondamment aussi des matériaux de construction. On a déblayé quatorze silos qui peuvent contenir chacun 200 quintaux de grains. Il existe
deux usines à farine. Il y a une station télégraphique. La population est de 53 Français, 8 Indigènes ; population flottanle, attirée par un marché du jeudi, 1719 individus.
Le Cercle de Sebdou comprend Laghalik du Djebel du Sud, cinq kaïlats — et douze kaïdats isolés, plus sept ksars.
Les Arabes de ces cantons, qui montrent une source dans un étranglement de l’extrémité occidentale du Chott Zaghrez de l'Ouest, racontent, à son sujet, une Jégende assez remarquable :
Des voyageurs mourant de soif, qui tombèrent exténués en cet endroit, suppliant Dieu dans leur désolation, virent apparaîlre un personnage lumineux qui leur déclara être Sidi Aïssa (Jésus-Christ lui-même), et leur indiqua la source où ils purent se désaltérer. Puissent ces eaux être bientôt pour eux et leurs frères, les ondes sacrées du baptême !