‹ Indicateur général de l'Algerie description geographique, historique et statistique de toutes les localitesChapitre 20 sur 123 · DÉBIT EN LITRES PAR SECONDE · texte numérisé non relu

DÉBIT EN LITRES PAR SECONDE

l’rofon- Tempéra-

deur. turc.

Vallon de Bab el-Oued.

eau ascendante

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Au Hamma

Id.

Id.

Id.

Birmandrais

Id.

Profon- TVwpéra*

deur. Litres. turc.

Méridja 138 0 30 jaillissante. . . 25 50

Sidi Moussa 118 eau ascendante. »

Ben Tallah 81 Id.

Id. 200 0 95 jaillissante .... 24 00

Baraki 164 10 00 Id. 24 00

Oued el-Alleug 152 eauascendante. »

Id. 108 20 00 jaillissante 22 50

Id. 71 2100 Id. 22 50

Ferguen 89 20 50 Id. 21 60

Bonnery 49 30 24 Id. 21 20

Deugla 53 11 00 Id, 21 20

Bouffarik 92 eau ascendante. »

Lac Hailoula 55 0 33 jaillissante. .. .17 50

Les sources salées sont nombreuses. Les eaux minérales sont : source acidulé du Frais-Vallon, près Alger, et de Mouzaïa-les-Mines; source acidulé et ferrugineuse d’Aïn Hammama, à 3 kil. N.-O. de Miliana ; les sources thermales de l’Hammam el-Hamé, pour les galeux, dans le cercle d’Orléansville ; — d’Hammam R’ira, à 24 kil. N.-E. de Miliana, où un établissement reçoit les militaires affectés de douleurs chroniques ; — d’Hammam Melouan, dans la vallée de l’Harrach, à 33 kil. S. d’Alger; — d’Aïn Hammam, à 32 kil. E.-N.-E. du caravansérail de Guelt es-Stel ; — du ksour Zerghin, cercle de Boghar. La source thermale de Berouaguïa, à 32 kil. S. de Médéa.

zooxiOqxjs. Les hyènes sont fort communes dans

cette province, et fort à craindre, aussi bien que les panthères. Ces animaux sont très-audacieux, et pénètrent, à la faveur des broussailles qui couvrent le Sahel, jusqu’au bord de la mer. Les sangliers et les chacals sont aussi nombreux dans les endroits solitaires.

ruijves solitaires. Un monument d’un haut intérêt est le sépulcre des anciens rois de Mauritanie, communément désigné sous le nom de Tombeau de la Chrétienne (Kober-Roumia), situé à 23 kil. de Koléa et à 10 kil. à l’E-S.-E. de Tipasa. On en donnera la description à l’article ci-après : Commune de Marengo.

vote historique. Les Hafsites de Bougie en devenant maîtres de Tunis perdirent de leur prépondérance dans le pays que nous "nommons la province d’Alger. L’anarchie ne tarda pas à le fractionner en un grand nombre de petits centres d’action, réciproquement hostiles. Profitant de cette situation,, les Espagnols s’étaient rendus maîtres de Bougie , où ils étaient venus éteindre la piraterie , lorsque Barberousse les y attaqua. Ils le repoussèrent vigoureusement, mais eurent la douleur d’apprendre bientôt après que ce barbare s’était emparé d’Al-

ger, qui l’avait invoqué à son secours contre leurs compatriotes loquant son port. Les gens de Ténès accoururent pour venger le meurtre du cheikh d’Alger, indignement assassiné par Barberousse; ils furent battus par lui sur l’Oued-Djer, et Médéa aussi bien queMiliana, restèrent acquis à ses armes. Après la mort de Barberousse, sur les bords du Rio-Salado, son frère Khaïr-ed-üin lui succéda, rendit Tlemsén tributaire, s’empara de Cherchel, et fit hommage de son pouvoir à Sélim, sultan de Constantinoplq. Les pachas qui furent successivement envoyés pour gouverner, au nom de la Porte Ottomane, prirent leur résidence à Alger; ils en firent le principal repaire des écumeurs de mer. Aussi tous les efforts delà Chrétienté contre la piraterie se sont presque toujours concentrés sur Alger. La puissance des Turcs, souverains du pays, a laissé là aussi les plus profonds vestiges. La province était directement administrée par le pacha qui , en certains cas , nommait un bey de Titri, fraction du territoire presque intégral , à partir des monts de la Mouzaia, et au-delà. Le pacha, se bornant aux soins de la politique générale, confiait quelquefois à l’agha la police de la Aletidja efie-même, et, lorsque les Français occupèrent Alger, depuis longtemps la côte, entre cette ville et

Bougie , aussi bien que le massif des montagnes de la Kabylie, étaient sous l’administration de caïds particuliers. La paix fut rarement troublée dans ce lieu de la centralisation de tous les moyens coërcitifs. Toutefois, les tribus des Flissa et les beys d'Oran et de Constantine, eux-mèmes, essayèrent plus d’une fois d’y porter le trouble à main armée.

En 1830, la France ayant à venger un outrage, y vint planter son drapeau sur la côte de Sidi-Ferruch. Maîtresse d’Al-

Ser, elle s’avança sur Blida. Au vainqueur, le maréchal de ourmont, succéda le lieutenant-général Clauzel. Pour dissiper la coalition qui s’était formée dahs la province, à l’E., par les prédications du marabout Ben-Aïssa et le concours de Ben-Zarnoun, chef des Flissa; àl’Ü., parles menées de la famille des Embarck de Koléa et du marabout El-Berkani de Cherchel , et principalement par la perfidie de Bou-Mezrag, bey de Titri, d’abord venu à nous comme ami , le maréchal Clauzel marcha sur Médéa et y installa à sa place le maure Mustapha ben Omar. Pour arriver à ce point il avait fallu forcer le passage du Ténia (col de Mouzaia) : au retour il fallut encore combattre dans les rues de Blida même , et l’on comprit que le moment n’était pas venu de placer des postes aussi éloignés du centre de notre puissance nouvellement implantée. Au maréchal Clauzel. qui voulait se borner à l'entière possession de la province d Alger et de Titri, succéda le lieutenant-général Berthezène, qui ramena notre bey de Médéa, et au retour essuya de grandes pertes au col de Mouzaia. Il crut s’assurer 'le concours des Arabes en nommant agha Sidi Mohammed ben Embarek de Koléa , et resserra encore les idées de la colonisation dans la banlieue d’Alger. Le lieutenant-général duc de ltovigo, sou successeur, eut la gloire d’y commencer les deux premiers villages , Dély-lbrahim et Kouba. Il châtia sévèrement les traîtres, destitua lagha et se fit craindre. Bougie, dont la plage avait été ensanglantée par le massacre de l'équipage d’un brick de l’Etat, et qui ne pouvait apercevoir dans ses parages un pavillon chrétien sans lui porter insulte, fut prise; mais les tribus de la Kabylie, qui 1 entouraient, ne furent pas soumises. Les Hadjoutes souhvés par l’arabe Abd-el-Kader, dont le personnage religieux avait pris, dans la province d’Oran, un caractère politique, commencèrent leurs brigandages aux alentours d’Alger, et le maréchal Clauzel, revenu au pouvoir, pour la seconde fois, vit avec douleur combien notre puissance était déchue en Algérie, lorsque vainement il voulut, — selon son ancien plan, établir encore des beys à Médéa, Miliana et Cherchel. Les perfides Kabyles de Bougie massacrèrent, dans une embuscade, le trop confiant commandant de cette place; Dellys prit part à la rébellion; enfin, sous le gouvernement du lieutenant-général Damrémont, apparut le traité conclu avec Abd-el-Kader, sur les bords de la Tafna, dans la province d’Oran, en conséquence duquel cet arabe, reconnu émir, était

établi maître de l’ancienne province de Titri, dont le pérîiriêîre . composait, ainsi que nous l’avons dit, la province d’Alger presque entièrement. Abd-eî-Kader, dont l’ambition était loin d’èlre satisfaite de cette immense domination, excita les tribus kabyles a inquiéter le retour à Alger du prince royal, duc d’Orléans, rentrant de la province de Consîantine par le passage des Portes de Fer. Le fort de Hamza fut occupé par nos troupes, malgré Ben Salem , chef des Flissa; mais a partir de ce moment, Âbd-eLKader ayant déclaré la guerre sainte, les bevs de Médéaetde Mitiana vinrent apporter le ravage dans la Mitidja; les Iladioutes promenèrent la désolation dans les campagnes , et les détachements de nos troupes furent investis et massacrés près des camps de l’oued El-tialleg, de Bou-Farik. de Blida. Le prince royal, accompagné de son frère, le duc d’Aumale , chassa les troupes d’Abd-eLKader du col de Mouzaia (12 mai 1840); occupa Médéa, Mitiana et Cherchel. Plus tard il fallut encore châtier les Béni Menasser, tril3u du voisinage de cette dernière ville , où des fanatiques entretenaient de sourds ferments de révolte. Ténès fut occupé; l’influence d’Abd el-Kader fut éteinte dans l’Ouarensenis, après que ses établissements eurent tous été ruinés par le lieutenant-général Bugeaud , gouverneur général. L’ex-émir n’ayant plus d’asile, errait aux limites du désert, traînant à sa suite une population de 12 à 15,000 personnes, qui avaient eu foi en sa fortune; il fut poursuivi et atteint près de Taguin, dans la région des Hauts-Plateaux, par le duc d’Aumale commandant supérieur de Médéa, qui lui tua 300 hommes, fit 3.G00 prisonniers, saisit sps drapeaux et son trésor (16 mai 1843). Les restes de sa smala tombèrent quelques jours après entre no? mains, aux sources du Chélif et au pied du plateau de Djada, et Abd el- Kader ne dut son salut qu’à la vitesse de son cheval. A la suite de tous ces événements, le gouvernement de l’Algérie estima la province de Titri soumise devant les armes de la France.

Le général Bugeaud, promu à la dignité de maréchal de France, pénétra alors dans la Kabylie et enlevâtes crêtes des Flissa; durant cette excursion, Dellys fut occupé. Les événements survenus aux frontières du Maroc l’appelèrent dans la province d’Oran. Les révoltes suscitées dans le Dahra, par le jeune arabe Bou-Maza, qui se disait sultan de l’Algérie, par suite de l’investiture d’une société religieuse à laquelle il était affilié, attirèrent, en 1845, un châtiment terrible sur les Ouled Riah, étouffés par le feu dans des grottes impénétrables. L’Ouarensenis fut fouillé de nouveau, les Flissa attaqués, et les montagnes de la Kabylie encore' abordées par nos soldats. Abd el-Kader reparaissant dans la vallée de Pisser, vit son camp enlevé. Chassé du Dieurieura, il essuya de nouveaux désastres chez les Ouled Naïls. Hadj Seghir, son lieutenant, agiiait encore l’Ouarensenis; le duc d’Aumale désorganisa com-

pléfernent le pouvoir qu’il s’était créé dans ces montagnes. Bou*Maza fut battu par les troupes delà subdivision d’Orléansville. Le prince, à la faveur des beaux jours revenus, se porta sur l’Ouannouga, et châtia les tribus qui avaient livré passage à i’ex émir, lors de sa fuite vers les Ouled Naïls. A la lin du même mois, le 'lell et la presque totalité du Désert étaient soumis a notre loi. A SourR’ozlan, au S. delà Kabylie, une ville nouvelle, sous le nom d’Aumale, était fondée. Les Arabes, à cette démonstration non équivoque de notre intention de fixer à jamais notre drapeau sur le sol, comprirent que le moment de leur soumission était arrivé, et se mirent en devoir de se rendre à nous.

Les heureux effets de la politique du gouvernement sur le massif de montagnes qui règne du Hamza à la mer, et de Dellys à Bougie, commençaient à éclore. Les gens de la Kabylie venaient journellement offrir leur soumission. Si Ahmed ben Taieb ben Salem, ancien khalifa de l’émir, se rendit luimême au poste d’Aumale, le 27 février 1847. Le kaïd Bel Kassem Ou Rassi r influent dans le Djeurjeura, suivit son exemple, et il en résulta le réglement de nos relations avec toute» les tribus du revers N. et du revers S. de la grande chaîne rocheuse du Djeurjeura. Ces territoires furent divisés en deux gouvernements, celui de Bel Kassem OuKassi, pour le revers N., et le grand bassin du Sebaou,— et celui d'Omar ben Salem, frère de l’ancien khalifa, pour le revers S. Le maréchal Bugeaud quitta Alger, le 7 mai 1847, pour se mettre à la tête d’une colonne dirigée sur Bougie, à travers la Grande Kabylie, et, le 10, châtia sévèrement les Béni Abbés, qui avaient repoussé ses propositions de paix et dirigé une attaque de nuit contre nos troupes. La soumission de ces peuplades termina glorieusement la guerre et le cours des hauts faits du maréchal Bugeaud, qui n’a quitté l’Algérie (le 5 juin 1847), qu’en croyant l’avoir entièrement conquise. En effet, dès le 13 avril

Srécédent, Bou-Maza s’était livré lui-même aux avants-postes ’Orléansville. Ainsi nos adversaires les plus redoutables par leur habileté à faire jouer les ressorts du fanatisme, et il faut le dire aussi, à remuer la fibre sacrée du sentiment national parmi les Arabes, étaient venus jurer la paix entre nos mains et assurer, autant qu’il est en eux, l’établissement de notre puissance sur leur pays.

En 1848, les Arabes, pensant que les troubles de la métropole diviseraient nos forces, se soulevèrent au S. de Médéa, et les Rir a, les Béni Hassen, aussi bien que les Ouled Naïls, apprirent que nous étions toujours assez forts pour les punir. La tribu de Mzaïa Fouaga, daus la Kabylie, reçoit la même leçon, le 7 juillet. Les Béni Zoug Zoug, près de Miliana, et les Béni Menad sont contenus. Les Ouled Tounès se remuèrent en 1849,. et furent activement poursuivis. Si Dioudy, chef des Zouaoua,. et le marabout Si Amokran, usèrent de leur influence en Kabylie

pour inquiéter les Béni Msaoud, nos allés, et une expédition, qui finit le 30 mai, rendit à Bougie son importance, après avoir soumis les tribus de la rive droite de l’oued Sahel. Près d'Aumale, les Guechtoula, soulevés par les Marabouts de la Zaouïa (congrégation) de Sidi Abderhaman Boukobrin, sentirent le poids de notre bras. Les Ouled Naïls, dans le sud, s’imaginèrent uu'Abd el-Kader allait reparaître avec un sultan du Sous. Cette illusion leur fut fatale, le 12 juin, aussi bien qu’aux gens du Bou Sif (le 3 octobre), qui avaient accueilli un imposteur se donnant pour Bou Maza échappé de nos mains. Un nommé Bou Bar’la ( l'homme à la muiez, sè révéla, le 10 mars 1850, par le pillage du marabout de Chellata, au moyen des Zouaoua, qu’il conduisit contre nous jusque sous Bougie, où il fut battu (10 mai». La tète du faux Bou Maza, tué le 3 juin, fut envoyée à Miliana. En septembre on occupa Dra el-Mizan, sur les crêtes qui servent de limite aux Nezlioua et aux Guechtoula; et, le 1 6 octobre, on s’établit à TiziOuzzou (le col des aenèts épineux j. Les Plissa furent punis le 2 novembre, et Bou Bar’la, leur insligateur, fut partout repoussé par le lieutenant-général Pelissier. Ce général, appelé vers la fin de 1852, par M. le Gouverneur, à Laghouaî, où, dès le Ier octobre, le cherif de Onargla fomentait du trouble, l’assiégea dans cette place, qu’il enleva le 4 décembre, après quelques heures de combat; le même jour il écrasa les Larba et les Ouleds JNaîls, et poussa jusqu’à Ain Mahdi, où le marabout Tedjini lui fit le plus noble accueil. La Kabylie attira encore nos armes vers le Babor, en mai 1853. — L’année suivante, le Gouverneur s’y transporta, en juin, après avoir fait punir, en avril, les mouvements des tribus du Sebaou. Il opéra entre Dellys et Bougie, et occupa le Sebt, qui est la clef du pays. — Le 26 décembre, Bou Bar’la était tué dans une razia qu’il tentait contre nos alliés. Privés de ce ferment d’insurrection, et interdits sur nos marchés, les Béni Baten firent leur soumission. En oclobre 1855, un nouveau cliérif apparut sous le nom de Bou Hamara ( l'homme à ïdnesse), et n’eut guère d’influence sur eux Mais, dès les premiers jours de 1856, Us attaquèrent Tizi-Ouzzou, furent repoussés, et, exploitant une querelle entre les partis arabes, sur le marché des Ouadias, levèrent tout-à-fait l’étendard de la révolte, à laquelle Si Djoudy, qui s’était rendu à nous, dès le mois de mars 1852, et occupait l’emploi de bach-aga en notre nom, s’opposa vainement. Le marabout el-Hadj Amar primait son autorité parmi les turbulents. Il souleva les Guechtoula et altaqua Dra el-Mizan, les 2 et 4 septembre 1856. Ce mouvement attira durant tout ce mois l’incendie et la dévastation au cœur de la tribu rebelle, chez les Béni Mendez et les Béni Daoula, qu’elle avait entraînés. Tout sembla étouffé le 10 octobre, mais on ne pouvait compter sur des soumissions hypocrites, après avoir été si souvent trompé. L’attitude hostile de la grande Kabylie, *ni milieu de nos possessions, ne pouvait subsister seule J eu

face de notre puissance que toute l’Algérie reconnaissait avec gratitude, ou suggestion, du moins. — Le 17 mai 1857, M. le Gouverneur général arriva à Tizi-Ouzzou ; et, le 24, attaqua les hauteurs des Béni Raten, dont il s’empara le lendemain. Le 27, ces montagnards tirent leur soumission. On s’occupa de créer, sur la hauteur de Souk el-Arba à 1,005 m au-dessus du niveau de la mer, une forteresse, sous le nom de Fort- Napoléon, du périmètre de 12 hect., se reliant à Tizi-Ouzzou ; la première pierre en fut posée le 14 juin. Une route de 2i> kil. joignant Souk el Arba à Sik Ou Meddour, fut ouverte et terminée en 17 jours, le 22 juin. Le 24, on reprit les opérations de guerre contre les Béni Yenni; on s’éleva sur leurs plateaux, le 25 , malgré la résistance énergique des gens d’Icneriden ; leurs villages Aït el-Arba, Alt el-Hassen, Tuourirt Mimoun , furent pris et saccagés. Le 27 on forçait le col de Chellata, on prenait le rocher dé Tijibert. Le 28'Taourirt el-Hdjadj nous cédait. Le 29, le piton de Tobana tombait en notre pouvoir. Ait el-Aziz fut enlevé le 30, après la lutte la plus vive; Agmouf Issen, le lendemain, et Si el-Djoudi, notre bach-aga, qui avait fait défection dès le commencement de juin, se rendit. Les Béni Menguillet furent attaqués le 2 juillet, les Béni Ouacif et les Béni Bou-Drar, le 3. Ils se rendirent tous le 4. — Le 9 juillet, les Béni Touragh, les llllten et les Illoul Ou Malou virent pénétrer nos colonnes par le col de Tirourda, au pied du roc pyramidal qui porte le nom de Djerdjer. Les Béni Mellikeucli étaient vaincus le 20; El-Hadj Amar, la cause de toute cette conflagration, le Cheikh Ou-Arab (chef des Béni Raten), Lella Fathma, la maraboute des Ben liliten, et son frère Si Mohammes Tayeb, étaient pris le 11. — Le 12 juillet, tous ayant fait leur soumission, il n’existait plus dans toute l’étendue de la Grande Kabylie une seule tribu qui n’ait accepté, enfin, la domination française.

En 1860, l’Empereur, comblant les vœux de l’Algérie, voulut bien descendre sur ses rivages. Il aborda à Alger, le 17 septembre, accompagné de S. M. l’Impératrice. LL. MM. II. ne s’v arrêtèrent que trois jours.

‘Le 2 janvier 1861, le maréchal Pelissier, duc de Malakoflf, vint prendre possession de son commandement, en qualité de Gouvérneur général

Dans les premiers jours de septembre, le chérif Mohammed ben Abdallah pénétra dans le Sahara à la tête d’un parti considérable, pillant les caravanes et s’avançant jusqu’à Laghouat. Le caïd de cette résidence le poursuivit jusqu’à Ouargla, et le fit prisonnier le 18 septembre, au moment où il prenait position sur les rochers des Oregs.

La révolte qui éclata le 8 avril 18G4, au S. de la province d'Oran, ne tarda pas à s’étendre dans la province d’Alger. L'histoire de ces troubles et des répressions sanglantes qui on? sont la suite se trouve plus haut, à la notice relative à l’hi»-

îoire générale de l’Algérie, p. 32. Les mouvements pivotant d’une province à l’autre durant tout le cours de cette guerre, ne sauraient être décrits, sans répétitions, dans uu article spécial à une circonscription du territoire.

Le 22 mai 1864, mourut à Alger, le Maréchal Pelissier. S. Ex. M. le Maréchal de Mac-Mahon, duc de Magenta, lui succéda et arriva en Afrigue le 19 septembre.

Le 3 mai 1865, S. M. l’Empereur honorait de nouveau l’Algérie de sa présence. Sa Majesté visita Miliana, Blida, Médéa, et se porta, le 14, dans la province d’Oran; le 23, de retour à Alger, elle allait explorer Fort-Napoléon, et quittait Alger le 27, se dirigeant sur Philippeville.

Le 2 janvier 1867 et jours suivants, la ville d’Alger et toute la région du petit Atlas ont été profondément ébranlées par des secousses de tremblement de terre, qui ont renversé plusieurs villages aux entours de Blida.

population. La population de la Province d’Alger

se compose ainsi qu’il suit :

En territoire civil 1 88,950

en bloc 6,980

En territoire militaire, centres colonisés. 3,664

en bloc 460

Tribus indigènes 748,844

Total ....... 948,904

enseignement primaire. L’enseignement primaire comprend dans la province , en territoire civil , 217 ôiablissements fréquentés par 15,364 élèves. Ces établissements sont 40 écoles publiques et 21 écoles privées pour les garçons, — 34 écoles publiques et 32 écoles privées pour les jeunes filles. Plus, 50 écoles mixtes et 40 salles d’asile, dont 37 publiques et 3 privées.

42 cours d’adultes, fréquentés par plus de 1,000 jeunes gens, sont ouverts une grande partie de l’année par les soins des instituteurs publics.

bienfaisance. Il existe, dans la province, eînq bureaux de Bienfaisance pour les Européns, à Alger, Blida, Médéa, Orléansville et à Bou Farick II y a encore 22 Sociétés de Secours mutuels autorisées, qui comptent 3,460 sociétaires.

sciences et arts. Il ne peut être question ici des travaux d’hommes spéciaux et éminents qui ont mission, par le Gouvernement, de diriger des services se rattachant aux matières scientiliques, telles que l'astronomie, — la géologie, — les mathématiques dans toutes leurs applications, — la médecine, etc.

Il n’est mention, en cet article, que des efforts particuliers tentés par des Européens résidant dans la province d’Alger.

L’archéologie préoccupe beaucoup d’intelligences sagaces, qui reçoivent leur impulsion, en partie, de la Société historique algérienne.

L’histoire a exercé la plume de plus d’un observateur- d’utiles documents seront conservés. La littérature, d’ailleurs, n’a guère consisté jusqu'ici, — pour ne point parler des écrits religieux et politiques, — qu’en compositions humoristiques, plus ou moins piquantes, — en essais poétiques et dramatiques d'amateurs, qui n’ont pas dépassé le deuxième ordre des différents genres.

La peinture n’a produit que des tableaux de chevalets, — costumes, — scènes d’intérieur, — paysages, — nature morte, — où la couleur, plus appréciable que le dessin, reflète souvent le lumineux éclat qui entoure

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available

gouvernement . L'administration générale du

territoire civil et (lu territoire miliaire de la province

d'Alger est confiée au Général commandant la division, qui prend le titre de Gêné ml commandant la province . Le territoire civil est administré par un préfet, sons l'autorité de ce Général.

répartition du TERRITOIRE. La Province d’Alger se. divise en territoire civil et territoire militaire.

Le territoire civil, formant le département d’Alger, se subdivise en trois arrondissements : 1° Alger ; 11° Blida ; 111° Miliana. — Comprenant 29 communes, 89 sections, 34 villages.

Le territoire militaire forme une Division proprement dite, qui comprend six subdivisions, savoir : l Alger, — II. Aumale, — III Dellys, — IV Médéa. — V Miliana, — VI Orléansville. - Comprenant 10 communes colonisées. — 1 Section, — 32 Haniuieaux, — 13 Cercles, — 2 Annexes.

Cet ouvrage étant plus spécialement destiné aux personnes qui ne font point partie de l’armée, nous donnerons d’abord la description des localités du département, et nous dirons, après, quelques mots sur la division militaire, qui englobe des villes et d’autres points dont nous aurons déjà eu à parler, à un autre titre.

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