‹ Indications, Contre-Indications De La Convulsivothérapie Par Électro-Chocs Dans Les Syndromes NéropathiquesChapitre 11 sur 44 · A) ACCIDENTS ANATOMO-PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

A) ACCIDENTS ANATOMO-PHYSIOLOGIQUES

a) Mécaniques.

1) Cutanéo-muqueux : contusions, morsures de la langue.

2) Musculaires. Relativement fréquents (5 %), ce sont les courbatures dues à l’hypertonie et aux convulsions: ils sont sans conséquences fonctionnelles ultérieures.

3) Ostéo-articulaires (0.03 %}). Ils sont causés aussi bien par les convulsions, que par l’hypertonie qui SRE un effort musculaire intense. A

Luxations :

— du maxillaire (2 à 10 %}), mais la réduction en est aisée pendant le stertor; elles sont souvent favorisées par des condiüons anatomo- HS RTS ,

— de l'épaule (0,02 à %), bénignes, mais pouvant se compliquer par la suite, se l'âge et l’état organique du sujet:

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— de la 7 vertèbre cervicale, heureusement exceptionnelle, car elle entraîne la mort par hématomyélie.

Fractures :

— du maxillaire inférieur (0,001 %), rares; plus fréquents seraient les accidents dentaires (ébranlenient, dents cassées, etc.) liés souvent à une dentition en mauvais état;

— de l’humérus (0,026 % à 0,4 %), surtout proximales;

— du fémur (0,4 %), en particulier du col;

— des corps vertébraux surtout dorsaux (0,05 % à 05 %);:

—— très rarement on a pu décrire des enfoncements du cotyle, des fractures de côte ou de l’omoplate.

Ces accidents ostéo-musculaires surviendraient chez 18 % des malades, soit pour 0,13 % à 0,14 % Chocs.

b) Pulmonaires.

1) L’apnée, incident parfois impressionnant; maïs la reprise de la respiration se fait dès la première manœuvre respiratoire artificielle.

2) Les abcès pulmonaires (0,01 % à 0,25 %) probablement dus au passage dans les bronches de salive ou de particules . dentaires septiques. L’infection est facilitée alors par les phénromènes vaso-moteurs, congestifs vasculaires, généralisés, produits par la convulsivothérapie. À cette même pathogénie on peut rattacher les obstructions bronchiques par corps étrangers (dents, appareils dentaires, etc...). HE

Exceptionnellement, la sismothérapie aurait favorisé le développement de pneumopathies, de pneumothorax; quant aux foyers tuberculeux, la question de savoir si elle peut les réveiller, est encore discutée.

c) Cardio-vasculaires.

1) Arythmie bénigne, transitoire du post-électro-choc (1 %).

2) Fibrillation auriculaire, thrombose coronarienne et insuffisance cardiaque, sont exceptionnelles. L’hypertension artérielle ne semble pas être provoquée par la sismothérapie; quant aux épistaxis et aux ecchymoses sous-conjonctivales, elles semblent extrêmement rares.

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d) Accidents digestifs. On peut observer des nausées et des vomissements bénins et transitoires; de même, des électrochocs chez des ulcéreux auraient pu déclencher des hémorragies. è

e) Accidents génito-urinaires : énurésie (?), mictions InvOlontaires, éjaculations.

f) Accidents endocriniens : rétention hydrique entraînant un engraissement:; hyperthyroïdie; diabète insipide; aménorrhée ou hyperménorrhée ont été décrits comme accidents de la convulsivothérapie.

g) Accidents neurologiques. Après sismothérapie on observe souvent des céphalées dues aux perturbations de l’hydraulique céphalo-rachidienne. En ce qui concerne l’épilepsie apparaissant après des Chocs, il faut être prudent; elle semble très rare et ne surviendrait que chez des prédisposés. | On a décrit également comme accidents, des encéphalites, des myoclonies vélopalatines par hémorragie de la calotte protubérantielle, des hémorragies méningées, des apoplexies séreuses. | | °

h) Accidents psychiques.

1) L’amnésie, fréquente (1/3 des cas) soit antérograde de mémoration, soit rétrograde parcellaire ou thématique, régresse en un temps variable, et ne doit pas toujours être considérée comme une complication. À ceci, nous rattacherons un cas de cécité amnésique (MICHAUX, GALLOT, SCHERRER).

2) La confusion mentale. Accident discutable, car elle peut n'être qu’une coïncidence, son apparition au cours de l’évolution de toute affection psychique étant assez fréquente. Elle est parfois favorable à la psychothérapie (E. C. par sommation). On a également rendu responsable la sismothérapie, de pertur-

bations du schéma corporel, de démences, d'états oniroïides, etc:

3) Les troubles de la sphère thymique. On peut voir des

inversions de l’humeur : sub-excitation ou dépression, qui

sembleraient devoir être rattachées à des constitutions cyclothymiques.

L’anxiété, ou plus exactement l'inquiétude pré-convulsive

DO re

expliquée, nous l’avons vu, par une « terreur-défense » (CERLETTI où par un malaise du à la discontinuité de la conscience (LoPEz-IB0R), est un accident banal pouvant apparaître après plusieurs Chocs. On peut y remédier grâce aux Chocs sous Narcose barbiturique (Electro-Narcose type PATTERSON, etc…..).

Enfin, on a décrit un syndrome d’inhibition des électrechoqués (10 % des cas), véritable syndrome subjectif, fait d’un sentiment de vide de la pensée, avec difficulté pénible de l'effort mental, d’une dysmnésie de remémoration, la conscience gênante d’une amnésie lacunaire plus ou moins étendue; d’un défaut d’appropriation d’une portion vécue de l'existence, et de dysesthésies cranio-cérébrales. De ce syndrome, il faut rapprocher celui d’anéantissement de BInt, résultat de chocs accumulés. Il est voisin du syndrome psycho-organique profond de LOPEZ-IBOR, qui peut simuler une rémission.

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