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multiples traumatismes physiques ou affectifs. La neurasthénie se traduit par une sensation de fatigue intense, de lassitude, surtout corporelles et apparemment accidentelles.
Cette névrose est caractérisée par sa grande richesse en signes subjectifs, mais le sentiment de fatigue en est le plus important. Il prédomine le matin au réveil, diminue au cours de la journée, pouvant disparaître si le sujet est brusquement arraché à lui-même. Le reste de la symptomatologie est essentiellement variable : impressions céphaliques pénibles avec hypéresthésie du cuir chevelu, insomniés, troubles viscéraux divers, troubles génitaux (perte ou recrudescence de lPappétit sexuel), etc... fe
Sur le plan psychique, ces malades s’auto-analysent, leur sensibilité générale est excessive, la mémoire déficiente; ils sont abouliques, hyperémotifs. L’inquiétude et même l’anxiété, peuvent compliquer ce tableau.
Du syndrome neurasthénique, nous rapprocherons les « Etats Dépressifs ». Très fréquents, ils consistent en un état anormal, reconnu par le malade, qui se traduit par une impression de manque de forces, avec désintérêt, et ‘troubles de laffectivité. Nous éliminerons les accidents dépressifs marquant le début d’une psychose, et nous distinguerons : |
a) Les états dépressifs exogènes ou réactionnels. Dans ces cas, les malades font eux-mêmes le rapprochement entre leur état pathologique et la cause déclenchante : deuil, échec, chansement de situation sociale, etc. Le
Ces troubles apparaissent dans un délai variable, parfois court, parfois long, après le choc émotif. Il y a souvent disproportion entre l’accident morbide et sa cause: ceci semble lié à la constitution du sujet (petit anxieux, psychasthénique). Le traumatisme psychique ne fait alors qu’exacerber les tendances naturelles de l'individu. qui présentait, déjà avant, une note dépressive plus ou moins marquée.
b) Les états dépressifs endogènes. Is apparaissent souvent rapidement, et un interrogatoire minutieux ne peut mettre en évidence une cause déclenchante. Le malade fait un accident dépressif apparemment immotivé, mais que sa constitution même pourra parfois expliquer. Des déséquilibres organiques (endocriniens en particulier) peuvent favoriser l’éclosion de.ces
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troubles. Une variété particulière de ces états dépressifs endogènes est l’état dépressif dit de « l’âge moyen 5 qui se manifeste chez la femme aux approches de la ménopause.
La gravité de tous ces accidents est variable. Elle va de la dépression simple aux formes les plus graves, proches parentes de la Mélancolie.
B) LA PSYCHASTHÉNIE.
Isolée et décrite en 1900 par P..JAnET, elle est l’une des névroses les plus répandues. La psychasthénie est caractérisée par des troubles permanents et constitutionnels du caractère qui favorisent l’éclosion, dans la conscience de lindividu, d’impressions pénibles relatives à l’exercice de la pensée en général, et plus particulièrement dans ses rapports avec la réalité extérieure et sociale.
Dans cette névrose, on constate trois Catégories de symptômes :
a) Les troubles du caractère. Le repliement du sujet sur lui, avec la tendance à l'isolement et à la rêverie, dominent la scène clinique. De plus, ces malades sont timides, scrupuleux, ayant tendance au doute morbide; très impressionnables, ils s'inquiètent maladivement de leurs fonctions corporelles. On remarque un infantilisme affectif avec alternance de l'humeur.
b) Les sentiments psychasthéniques. Ce sont :
— je sentiment d’incomplétude, impression subjective de manque de quelque chose; — le sentiment d’incapacité ou d’impuissance, portant principalement sur la valeur intellectuelle. Il aboutit aux phobies ‘* d’action, aux obsessions de doute; — le sentiment d’infériorité; — le sentiment d’étrangeté et de dépersonnalisation. Ces { ; be :
impressions brèves ou ébauchées peuvent constituer une complication grave de cette maladie lorsqu'ils persistent. Tout apparaît au sujet comme hors de la réalité présente, . y compris son propre corps.
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c) Les symptômes d’asthénie psychique. Secondaires, ils résultent de l'épuisement du malade, qui lutte contre ses idées involontaires. La mémoire lui fait défaut, sa volonté devient déficiente; il en arrive à ne plus pouvoir entreprendre un acte délibéré et réfléchi. |
À ce tableau peuvent s’adjoindre des troubles physiques fonctionnels, voisins de ceux de la neurasthénie.
Les phobies et les obsessions, ainsi que les tics et les réactions de défense, ne paraissent pas forcément dériver du syndrome psychasthénique. Ils sont épisodiques, pouvant cependant persister et constituer, sinon de vraies complications, du mains des manifestations secondaires.
La psychasthénie peut présenter des aspects variables selon les Combinaisons respectives des divers symptômes. L’angoisse névropathique, sous ses diverses formes, peut s’associer à cette affection. C’est ainsi que le doute psychasthénique (base de la plupart des obsessions) renferme un germe d’angoisse. Réciproquement, la névrose anxieuse ne diffère guère de l’état psychasthénique que parce qu’elle réalise une angoisse plus pure et moins intellectualisée.
11, — La névrose d'angoisse.
Décrite par FREuD en 1895; elle est aussi nommée « Névrose d’Anxiété » par BrissAuD. L’angoisse, qui est une manifestation fréquemment rencontrée dans nombre de syndromes névropathiques, réalise, à l’état isolé, cette névrose.
L’angoisse normale est la plus fréquente et la plus primitive de toutes les émotions humaines: elle traduit une réaction de l’instinct de conservation. Elle se manifeste normalement lorsque l'individu se trouve dans une situation critique. Utile, si elle est modérée, elle devient rapidement nuisible par les inhibitions ou les réactions inadéquates, qu’elle peut entraîner.
Parmi ses manifestations, nous distinguerons :
— linquiétude, sentiment d’insécurité avec énervement qui est justifié;
— l'anxiété, sentiment d’attente pénible, impression de menace inconnue, phénomène surtout pECURRE