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III. — La névrose obsessionnelle

Elle était autrefois appelée « folie du doute » (FALRET). L’obsession est un système de pensées, plus ou moins pénibles ou ridicules, dont le malade reconnaît jusqu’à un certain point la nature morbide et l’origine en lui-même, mais qui s'impose pourtant à lui de manière permanente, malgré tous ses efforts de volonté, en revêtant un caractère spécialement discordant, c’est-à-dire en désaccord avec le cours de ses pensées (HESNARD).

Au fond, l’obsédé n’est qu’un psychasthénique dont les sentiments morbides aboutissent à l’élaboration d’idées obsédantes, ou qu’un anxieux dont l’émotivité se spécialise selon un processus psychique particulier sur certaines craintes.

Lorsque l’obsession consiste avant tout en craintes, elle réalise les « Phobies Obsédantes » ; elles sont relativement fixes, permanentes et générales. Il est à remarquer que si l’obsession est l’idée d’un acte, elle n’est qu’une représentation restant dans le domaine de l’imagination, bien que le malade craigne toujours de l’exécuter. Les obsessions-impulsions avec réalisation, ne sont guère que le fait de pervers (sexuels en particulier) ou de schizophrènes débutants.

La teneur de l’obsession varie avec chaque sujet, et même avec les épisodes de son existence, bien que le contenu fondamental en soit toujours relativement monotone. À noter que plusieurs obsessions peuvent coexister.

Selon les caractères de l’obsession, on a pu séparer :

les obsessions diffuses, sorte de vague automatisme mental;

les obsessions systématisées, qui constituent un système de pensées fixe et monotone. Soit :

— Idées et phobies obsédantes, relatives à la santé, à la honte ou à la défiance de soi.

— Actes obsédants où manies mentales, recherches obsé-

dantes, cérémonial obsédant, actes ou tics de défense ou de conjuration;

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