‹ Indications du traitement chirurgical dans les formes Ascitiques cloisonnées et fibre-caséuses de la Péritonite tuberculeuseChapitre 15 sur 18 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OnsERvarION I (Inédite) (Due à l’obligeance de M. le Professeur GUY0T)

Péritonite ascitique à forme enkystée simulant la péritonite tuberculeuse fibro-caséeuse, avec: fièvre. Laparotomie, ouverture de plusieurs poches. Guérison

M. N..., boucher, père de trois enfants. Sans antécédents personnels ni héréditaires. Est pris à la suite de surmenage, de fatigue générale avec anorexie et fièvre vespérale. Peu à peu le ventre augmente de volume; alternatives de diarrhée et de constipation. Amaigrissement notable. | |

Il y a 7 ou 8 mois que la maladie dure : le diagnostic de péritonite tuberculeuse est posé par le médecin traitant.

À l’examen, ventre très augmenté de volume, tendu et de consistance inégale. Matité remontant au-dessus de l’ombilic, fixe, ne se déplaçant pas. La température atteint 38°5 tous les jours. On décide de pratiquer la laparotomie.

Anesthésie générale. Incision de cinq centimètres dans la région sous-ombilicale. On trouve là des adhérences péritonéales qu’on décolle prudemment. Ouverture d’une première poche de liquide citrin (2 litres environ). Le doigt est introduit dans le fond de la plaie et sent une résistance assez tendue : ouverture d’une deuxième poche contenant 3 ou 4 litres environ de liquide. On fait entrer de l'air dans le péritoine. Puis suture sans drainage. Suites normales.

Actuellement, six mois après l'opération, le maladé est guéri et a repris depuis, ses occupations, après deux mois de repos et de traitement général de la tuberculose. Ar

Dès l’opération, la fièvre est tomhée, l'appétit et les forces sont revenus.

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OBSERVATION IT (Inédite) (Due à l’obligeance de M. le Professeur Guyot)

Péritonite tuberculeuse à forme ulcéro-caséeuse simulant un kyste

de l'ovaire à pédicule tordu. Laparotomie. Guérison.

Mlle BI.., de La Réole, 20 ans, est malade depuis six mois, et soignée pour des crises d’appendicite. Elle est conduite à M. le Professeur Guyot pour des accidents douloureux du ventre survenant par.crises violentes. Il s’agit d’une jeune fille d'apparence ro- buste, maïs le teint très pâle; depuis trois mois les règles viennent irrégulièrement. Amaigrissement- notable.

A l'examen, ventre augmenté de volume et présentant à droite, dans la fosse iliaque, une tumeur de la grosseur des deux poings, à contours arrondis, néts : le contact est très douloureux. C’est cette tumeur qui occasionne les crises volentes de douleur avec vomissements, survenant toutes les semaines environ : constipation opiniâtre, anorexie, fièvre par poussées de temps en temps.

Diagnostic posé: kyste de l’ovaire à pédicule tordu. Laparotomie : dès le ventre ouvert, on note un épaississement du péritoine, des adhérences nombreuses et un semis de granulations tuberculeuses sur tout le péritoine.

La tumeur, à droite, est due à un amas d’anses intestinales, d’épiploon et de grosses masses tuberculeuses. Aération du ventre. On referme sans drainage.

Suites opératoires : la malade est mise au régime de la suralimentation, car elle était depuis longtemps à la diète en raison du diagnostic posé d’appendicite. Pendant trois mois, répos absolu à la campagne : l’état général s’améliore, la malade mange

avec appétit, la fièvre disparaît, la tumeur abdominale fond, le

poids augmente. à

Guérison complète actuellement; les crises douloureuses ont

disparu : le ventre est devenu souple et non ballonné.

Dr

O8BsERvATION III (Personnelle) (Inédite)

(Recueillie dans le service de M. le Professeur GuYxoT)

Péritonite ascitique à forme enkystée. Laparotomie, ouverture

de plusieurs poches. Guérison.

La malade, Marie E.., domestque, âgée de 22 ans, entre le 7 novembre 1923 à l’hôpital, dans le service de M. le Docteur Carles, se plaignant de douleurs lombaires et épigastriques et parce que son ventre a augmenté rapidement de volume. Elle est transéatée dans le service de M. le Professeur Guyot le 25 novembre (salle 1, lit n° 10). k

Histoire de la maladie. — La maladie remonte à trois semaines. Après une série de 6 injections intra-veineuses anti-syphilitiques, cette femme a vu son ventre enfler progressivement. En même temps qu’elle souffrait de la région épigastrique, elle a vu ses douleurs et sa pesanteur du ventre augmenter tellement qu’elle a dû suspendre son travail. Dans les trois premiers jours passés à l'hôpital, il s’est produits une légère pollakiurie avec oligurie (400 gr. d’urines dans la journée). Selles normales. L’appétit a diminué notablement depuis trois semaines. Insomnie, sommeils courts, cauchemars depuis le début de la maladie sans caractères éthyliques.

Antécédents personnels. — Venue à terme, de santé toujours délicate. À 9 ans, pleurésie et bronchite. Réglée à 12 ans, mais avec menstrues irrégulières, douloureuses, peu abondantes et de courte durée (demi-journée).

Opérée d’une métro-annexite le 14 juillet 1922, par M. le Professeur Bégouin, qui pratiqua l’hystérectomie subtotale.

En août 1923, ictère sans fièvre.

Il y a un mois on lui fait un Wasserman qui donne un résultat positif : à la suite de quoi on lui fit une série d’injections (6). La malade déclare qu’on ne lui a jamais reconnu aucun accident spécifique.

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Antécédents héréditaires. — Père mort de maladie de cœur à 60 ans.

Mère morte de tumeur néoplasique de l’utérus à 50 ans.

Deux frères en bonne santé.

Une sœur et une demi-sœur bien portantes.

Examen

Etat général assez satisfaisant, pas d’amaigrissement notable. Pommettes rouges, particulièrement à gauche. Température à exagérations vespérales. |

Appareil digestif : Langue légèrement saburale, mauvaise dentition. Anorexie. Abdomen augmenté de volume, globuleux. On note au-dessus de l’ombilic, dans la région épigastrique, une voussure très nette. Sur la ligne médiane, cicatrice sous-ombilicale, trace de l’opération subie, il y a un an et demi : l’ombilic est retourné.

La peau du ventre est luisante, sans circulation collatérale. La malade se présente dans le décubitus dorsal : son ventre globuleux change sensiblement de forme lorsqu'elle prend différentes positions dans son lit (position sur le côté en particulier).

La percussion dénote une zone de franche matité en forme de croissant de lune, siégeant dans l’hypogastre et dans la région ombilicale, remontant de chaque côté dans les flancs et les lombes : la zone située au-dessus de cette zone à concavité inférieure est nettement sonore. En position déclive, très léger déplacement de la matité.:

À la palpation, ventre très tendu. Sensation nette de flot. Ni diarrhée, ni constipation.

Cœur : Tachycardie (100 pulsations à la minute). Premier bruit claquant. Pas de souffle. Léger œdème permalléolaire.

Appareil urinaire : Pollakiurie avec légère oligurie. La malade urine 700 grammes dans la journée. Ni sucre, ni albumine, ni acétone.

Appareil génital : Hystérectomie subtotale, ménopause artificielle.

Appareil respiratoire : Thorax amaigri. En arrière, matité li-

mitée à gauche jusqu’à la pointe de l’omoplate. Epreuve du sou

" se ee très nictte. A Paurcuttation, murmure | vésiculaire Hole La ponc-

tion donne du liquide.

Système nerveux : Rien.

Colonne vertébrale : On remarque une > dépression très nette et

très marquée au niveau des 5°,:6° et 7° vertèbres cervicales. Cette

région est douloureuse soit à la pression, soit quand on essaie de mobiliser latéralément chaque apophyse épineuse (épreuve de Callot ). La malade est insensible à l'épreuve du froid.

Système hépatique : La palpation du foie est rendue très difficile du fait de la tension de la peau. Rebord costal douloureux à la pression. 2.4 à

Il a été fait chez M. le Docteur Carles une ponction, bio trice qui ‘a donné environ 800 gr. de liquide, le 27 novembre. L'examen du culot de centrifugation montre de nombreux lymphocytes et hématies. Depuis cette ponction la malade souffre moins et s’alimente mieux.

Opération :

La malade est opérée le 27 novembre 1923, par M. le Professeur Guyot.

Anesthésie locale à la novocaïne à 1/200. Deux grandes ampoules. On présente l'abdomen et dans une zone mate on incise jusqu'au péritoine : celui-ci est violacé. On le ponctionne au bis-

touri et il s'écoule du liquide citrin. Le doigt introduit dans le

petit bassin et vers la colonne vertébrale, on ouvre une deuxième

poche, dont on pratique la vidange : le péritoine est souple et épaissi. Les anses intestinales sont agglomérées en paquets recouverts de granulations. Les écarteurs mis dans la paroi sont soulevés pour aérer la cavité abdominale. Une biopsie du péritoine est pratiquée aux fins d'examen. Durée de l'opération : 20 minutes.

Suites opératoires :

Le 28 novembre, lendemain de l’opération, là malade a le facies reposé. Toutefois, la veille au soir, elle a été prise de toux avec expectoration spumeuse. Ventouses au niveau des deux bases où lauscultation avait trouvé de nombreux râles.

L'examen du laboratoire donne : « Il s’agit d’une péritonite tuberculeuse sans aucun doute : on trouve des tubercules Ponte

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