OBSERVATION 19. — A
Pneumothorax droit créé en avril 1924 pour tuberculose évolutive droite. Il est entretenu régulièrement jusqu'en 1928.
À cette date il fait une poussée évolutive dans le moignon pulmonaire avec expectoration bacillifère et épanchement.
En février 1929, symphyse.
On pratique un oléothorax. À la première injection, grosse réaction fébrile persistant pendant deux semaines. Chaque injection nouvelle produit une réaction fébrile. L’oléothorax est entretenu jusqu'en juillet 1929.
Actuellement, bon état général.
OBSERVATION 20. — Mme Ch...
Pneumothorax droit en novembre 1927. Efficace. En septembre 1928, oléothorax antisymphysaire. Actuellement, très bon état général.
OBSERVATION 21. — Mme Gr...
Pneumothorax en 1925. Efficace.
Oléothorax antisymphysaire en février 1927,
En décembre 1928, elle crache de l'huile en grande quantité pendant trois mois.
En 1931, elle tousse et maigrit.
Actuellement, elle présente un très bon état général.
OBSERVATION 22. — Mille Es...
En novembre 1929, pneumothorax droit efficace. En février 1931, oléothorax antisymphysaire.
Actuellement, bon état général.
OBSERVATION 23. — Hi...
En 1931, pneumothorax pour lobite supérieure droite excavée. Efficace.
En décembre 1931, oléothorax antisymphysaire.
Actuellement, état parfait.
OBSERVATION 24. — Mme Ro...
En 1928, pleurésie séro-fibrineuse qui nécessite de nombreuses porctions. Transformation rapide en pleurésie purulente.
En août 1928 : À l’examen du liquide on ne trouve aucun germe: Les cellules sont très altérées. I s’agit d’un véritable abcès froid pleural.
En octobre 1928, injection d'huile.
En octobre 1930, dernière injection d'huile. Depuis aucune ponction n'a été pratiquée.
En octobre 1934 on constate à la radioscopie la persistance d’une quantité d'huile assez importante.
La malade présente un état général parfait et a très bien supporté deux grossesses.
OBSERVATION 25. — Vi.
Pneumothorax gauche en mai 1926. Efficace.
En décembre 1927, début de symphyse ascendante progressive.
En janvier 1928, oléothorax.
En juillet 1928, oléothorax efficace ; on cesse toute injection d'huile.
Revu en septembre 1934 ; l’état général est parfait.
Une radiographie pratiquée en septembre 1934 est en tous points superposable à celle de juillet 1928.
(Observations dues à l’obligeance de M. le Docteur AMEUILLE.)
OBSERVATION 26. — Mme B..., 46 ans.
En 1916, petite hémoptysie fébrile (40°). Ne tousse ni ne crache par la suite. Pas d'examen sérieux.
En 1924, angine. Douleurs dans le dos. Toux, expectoration.
En novembre 1924, création d’un pneumothorax artificiel gauche, complet.
Comme les bacilles n’ont pas disparu de ses crachats, son médecin, en 1925, remplace l’air du pneumothorax par de l'huile et continue à entretenir l’oléothorax par une petite injection d'huile tous les six mois.
Elle est vue par le Docteur Ameuille le 29 novembre 1930. Elle ne crache plus de bacilles, oléothorax qui remplit tout le côté gauche et qu'il évalue à 3 litres. Elle va très bien et il lui conseille de ne plus laisser toucher sa plèvre.
Elle suit ce conseil. Mais au début de juillet 1931 son médecin lui fait écrire de se présenter de nouveau à lui. Elle y va, on lui injecte un peu d'huile le 11 juillet 1931.
Le lendemain, grand frisson. Température à 40°, où elle persiste.
Le 21 juillet, ponction qui ramène de l'huile et un liquide puriforme fétide, avec flore anaérobie polymorphe. Ponctions évacuatrices répétées, lavages de plèvre après avis du Professeur Besançon.
Puis la température étant retombée autour de 38°5 et les forces revenues, une pleurotomie, résection de la 9° côte, et drainage, est pratiquée par le Docteur d’Allaines.
Amélioration et guérison très rapide.
Depuis ce temps (trois ans) la malade va très bien, à condition de garder son drain.
OBSERVATION 27. — Ce.…., 36 ans.
Le 26 juillet 1927, pneumothorax gauche.
Juillet 1930, oléothorax antisymphysaire.
Octobre 1930, réaction liquidienne.
Janvier 1931, présence de bacilles dans les crachats.
Octobre 1930, crachats négatifs. Il apparaît une induration du grand pectoral dans la région sous-claviculaire. La peau est épaissie dans la région latérale au point de piqüre. Douleur du bras
gauche.