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L'INERTIE PULMONAIRE

ne doit être envisagé qu'avec une grande circonspection.

Il peut être effectué après section de brides : maïs s'il est établi primitivement, il est d’une nécessité absolue de vérifier l'absence de brides pleurales par une radiographie et

par une pleuroscopie.

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Si on se décide à tenter une compression huileuse, il faut encore tenir compte du siège des lésions. Il ne nous paraît pas judicieux de le faire pour des lésions haut situées. La meilleure indication est représentée par les lésions pulmonaires de la base et de la région moyenne.

Pourtant les lésions tuberculeuses des lobes supérieurs peuvent aussi bénéficier de l’oléothorax dans certaines conditions ; celles-ci sont réalisées quand le sommet s’est suffisamment rétracté sous l'influence du pneumothorax et se trouve au voisinage de la région moyenne.

3° Les perforations pulmonaires, attribuées à tort à l’oléothorax, sont dues quelquefois aux mauvaises indications, par exemple, ia présence de brides non visibles à la radiographie et qui sont arrachées de leur base pulmonaire par la pression huileuse. Ici, la pression huileuse agit indirectement ; ce quil faut, c’est tout mettre en œuvre pour avoir la certitude de l’absence de brides, et cet accident est évitable.

Dans les perforations qui surviennent après s'être entouré de toutes les garanties, ce n’est pas l'huile qui est en cause, la plupart du temps, mais la maladie du poumon sousjacent. Les autres explications de la perforation sont des hypothèses rarement vérifiées.

4° Envisager l’oléothorax sous cet angle, c’est en restreindre l'emploi, et il est permis de se demander si cette méthode mérite d’être conservée dans la pratique collapsothérapique.

À notre avis, l’oléothorax rend les plus grands services à condition d’en limiter l'emploi à des cas bien définis.

CESSATION DE L'OLÉOTHORAX

»° Le problème de la cessation de l’oléothorax est très controversé.

Éd.

À l'heure actuelle, on tient pour l’oléothorax lemporaire, avec des arguments tout à fait judicieux d'ailleurs. Mais notre avis est différent.

L'oléothorax antisymphysaire partiel nous paraît devoir être considéré au même titre qu'un plombage comme une intervention définitive.

Nos raisons sont les suivantes :

D'une part :

a) Nous éviterons les poussées de température qui se

produisent si souvent à l’occasion du retrait de l'huile

comme au moment de son injection ;

b) Nous éviterons le danger du reflux de l'huile dans le üssu cellulaire sous-cutané à la suite de la ponction : c) Nous parons à la difficulté du retrait de l'huile, qui,

d’ailleurs, n’est jamais complet ;

d) D'autre part, on empêche la réexpansion du poumon et on évite la réévolution d’un foyer qui n'est pas encore entièrement guéri ; car retirer l’huile, pour reprendre les injections d'air qui devront être très fréquentes, ne nous paraît pas une solution très favorable ;

e) On évite la production d'un épanchement a vacuo souvent définitif ;

f) On ne court pas le risque si fréquent d'infection de la plèvre ou de surinfection d’un épanchement déjà existant, complication redoutable dont on connaît le sombre pronostic ;

g) Enfin à la question très importante de savoir à quelle dale se produisent les perforalions, on peut répondre que leur nombre s’atténue à mesure que le temps passe : dans les observations que nous avons étudiées nous voyons que les perforations se produisent dans un temps relativement proche du début de l'intervention. Pour nos trente-cinq

malades porteurs d’oléothorax depuis six ans, nous n'en avons que deux.

C'est ainsi que nous croyons pouvoir conserver cette thérapeutique dans un petit nombre de cas.

L'important est de ne pas créer un blocage huileux définitif sur des lésions évolutives où mêmes actives.

Vu : Vu :

Le Doyen, LE PRÉSIDENT DE LA THÈsE.

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