CONCLUSIONS
De ce qui précède nous croyons pouvoir déduire les conclusions suivantes :
I. — L’ignipuncture du col de l’utérus est une opération simple, inoffensive, qui ne doit jamais provoquer d'accidents à la suite de son application, quand celle-ci se fait opportunément et avec les précautions que nous venons d’énumérer.
IT. — L'ignipuncture peut être pratiquée soit avec le thermocautère Paquelin, soit avec le simple cautère à boule, soit avec le galvanocautère. Les flèches ignées doivent être pratiquées et dans une profondeur qui variera entre 4 centimètre 1/2 et 2 centimètres 1/2 parallèlement à l'axe de la cavité cervicale. Le nombre de piqûres variera entre 18, 20, 60 et même 80, selon l’étendue de la lésion.
III. — Les principaux résultats obtenus par l’ignipuncture sont les suivants : diminution et disparition rapide de la névralgie lombo-sacrée; changement de coloration du col qui reprend la teinte rose pâle; diminution notable du volume de l'organe; redressement; régularisation de la fonction menstruelle dans les cas où elle était troublée.
IV. — L'ignipuncture est indiquéei: 1° dans la fin de la première période de la métrite chronique parenchymateuse ou muqueuse avec ou sans ulcération,; 2° dans toute la seconde période de la même maladie; 3° dans l’engorgement de l’utérus avec augmentation de poids et de volume de l’organe ; 4° dans la régression incomplète avec ou sans
Et métrite, avec rétro ou antéflexion; 5° dans l’hypertrophie récente du col utérin.
V.— L'ignipuncture est contre-indiquée : 1° au commencement de la première période de la métrite parenchymateuse, période très douloureuse; 2° dans la congestion hémorrhagipare, ainsi que dans la congestion passive avec ramollissement de l'organe; 3° dans les inflammations péri-utérines ou dans une inflammation des ovaires ou des trompes, ou encore, s’il y avait grossesse, il faudrait s’abstenir de l’application de l’ignipuncture.