‹ Indications opératoires et procédé de choix pour le traitement chirurgical des ulcères de l'estomacChapitre 5 sur 36 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Mn raie udié par CRUVBILHER en. 1830 et nettement isolé par lui des autres gastropalhies, l'ul- FU cère de l'estomac a donné lieu, depuis cette époque, À à FAR . un nombre considérable de .

nie Dans la modeste étude que nous enfreprenons aueus ut hui, nous nous contenterons, après avoir, aussi + nettement que possible, défini ce que nous entendons ee, par ulcère de l’éstomac, d'étudier d'abord les différen- : les méthodes opératoires, en disant à laquelle vont nos préférences, ensuite les raisons sur lesquelles, à notre avis, il convient de baser l'intervention.

‘Que doit-on entendre, à l'heure ADRAQUES par «ulcère de l'estomac ?»

Nous basant sur les résultats constatés à l'opération, NE nous engloberons sous cette dénomination, non seu- # , Jement les ulcus du corps de l’estomac, petite cour- . bure, cardia ou antre- -pylorique, mais aussi les lésions ulcéreuses situées au niveau du pylore, aussi bien

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4 FRMEULASE

sur versant stomacal. que sur le versant duodénal. Ea localisation duodéno- -pylorique de ces ulcéra! ions-. est, en effet, extrêmement fréquente, el d après les.

31 observations que nous avons recueillies dans le

service hospitalier de notre Maître, le Docteur ABADIE,

(d'Oran), pendant les huit mois de notre internat chez lui, sur {8 ulcères de la région pylorique,: NOUS

avons trouvé les localisations suivantes À

Un ulcus à cheval sur le pylore, 4 pré- pyloriques stomacaux (3 en évolution, 1 cicatrisé), 13 juxta-pyloriques, mais à siège nettement duodénal (10 en évolution, dont ! double et 3 en voie de cicatrisation presque complété. La prédominance du siège duodénal pour les ulcus de la région pylorique est donc très nette, puisqu'elle est de 13 contre 4. Nous estimons, en outre, qu'une lésion située au delà, mais près du

pylore, c'est-à- dire sur le duodénum, ana sur le.

réservoir gastrique qui le ‘précède. D’ ailleurs. G. CoLe,

dans un article paru dans The Lancet, le 2 mai 1944,

propose de supprimer la dénomination d « uleus duodénal » et de Ja remplacer par celle d « ulcère post-pylorique ». be

Enfin, nous nous sommes rendu compte que, “Ja. plupart du temps, le: diagnostic entre ulcères post et. pré-pyloriques, était matériellement impossible, même

‘aveé un examen clinique très soigneusement établi, accompagné de “l'examen radioscopique toujours

effectué en notre présence, et de l'examen du chimisme gastrique, fait avec tout le soin désirable, “par nous-même, ou par M. le Chef du laboratoire de l 'Hôpital. bus (de Varsovie), a déjà soutenu la même

idée et déclaré que les symptômes sont très fréquem-

ment les mêmes : douleurs nocturnes (hunger pain;

des auteurs anglais), hématémèses ou mélaenas, jus

missements, périodicité des douleurs, sont des. signes cliniques, que l’on roue dans les us. cas.

TS ñ ; à Nous éludierons donc D Reritle les. ide de l’esfomac et de la région pylorique.

Contrairement à ce que l’on pourrait considérer

comme plus logique, nous mettrons le choix de l’o-

pération avant des indications opératoires. En effet,

sans vouloir faire ici le procès de la clinique, et esti-

mant, au contraire, qu'elle peut, à elle seule, dans la plupart des Cas, Héruieire un diagnostic précis, comme nous le Fe plus loin, nous pensons que l’étendue des indications opératoires ne dépend pas seulement de la précision de l'examen clinique, des signes révélateurs qu'il fournit, du diagnostic précoce qu'il permet, mais dépend encore, pour une très large part, de la diminution des Dites opératoires, suivant la technique employée. Il va dé soi que plus linterven-

tion chirurgicale présentera d innocuité, et plus sou-

vent le chirurgien sera fondé à en conseiller l'emploi,

plus on élendra les indications opératoires.

. Le chirurgien prendra plus fréqueminent lé bistouri, non seulement après un diagnostic précis, pour faire, délibérément, une intervention grave, mais vraiment curative, — et cela parce que s& technique personnelle aura abaissé la mortalité au même taux qu? celui des interventions palliativ es entre d'autres mains, —— mais encore il operera dans tous Les cas où le diagnostic reste incertain, malgré toutes les re-

cherches cliniques, os de Ja ARR et de la

chi imie,

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