ENCRES SYMPATHIQUES
Si l’on trace des lettres sur une feuille de papier avec une dissolution aqueuse d’alun de fer, les caractères formés, une fois secs, seront aussi peu visibles que s’ils étaient tracés avec une plume trempée dans l’eau pure; ils seraient tout au plus colorés en un jaune pâle, à peine sensible, si la dissolution était concentrée. Si on plonge le papier dans une dissolution de noix de galle, les lettres apparaîtront trèsnettement colorées en noir.
(Il se forme dans ce cas une encre véritable par la combinaison du fer avec l’acide gallique de la noix de galle.)
Un deuxième procédé consiste à écrire avec une dissolution d’acide borique; les caractères longtemps invisibles, dit-on, apparaissent d’eux-mémes avec le temps.
Les livres chinois mentionnent encore d’autres encres sympathiques obtenues avec le suc de certaines plantes, etc. (Elles sont analogues à celles que l’on prépare à l’aide du jus d’oignon, de citrons, etc.)