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L'INDUSTRIE DU FER ET DE L'ACIER

Les promoteurs de l’industrie du fer et de l'acier n’ont pas de plaintes à formuler; et ils ne font pas entendre beaucoup de murmures, à part ceux que provoquent la dureté des temps et la stagnation du commerce. Dans quelques cas il se fait de bonnes affaires, malgré les désavantages résultant partout de l’inactivité commerciale. Les usines de New-Glasgow pour la fabrication de l'acier et celle du fer, celles de la compagnie manufacturière the Star, de Dartmouth, les forges de Londonderry, les diverses fonderies répandues dans les provinces maritimes, les usines de fer coudé de Messrs. James Harris et Cie., et de Messrs. J. A. et W. Chesley, de Portland, ainsi que d’autres établissements bien connus, ne se contentent pas de prétendre faire des affaires satisfaisantes, mais offrent des preuves attestant qu'il y a quelque chose de tangible dans cette prétention. Naturellement, ils feraient un commerce plus considérable et de meilleures affaires si le commerce général du pays ne traversait pas une de ces crises qui semblent revenir périodiquement. Dans queiques cas des circonstances particulières, à part la stagnation générale, affectent certaines branches d'industrie. Dans la construction des navires il y a une décadence indubitable en ce qui concerne St. Jean, Portland et Quaco, N. B. la révolution causée dans la marine marchande par l'introduction de steamers et de bâtiments en fer à bon marché ayant paralysé la construction des navires en bois, industrie où St. Jean occupa rendant de longues années le premier rang. Mais, naturellement, d’autres industries prendront la place de celle qui décline, il s'ouvrira d’autres avenues au commerce, et avec le temps le vide sera comblé, les découragements d’aujourd'hui seront complètement oubliés, ou ne s’offriront à la mémoire que comme un pénible souvenir.

Les forges de Londonderry, N.-E.—Les forges de Londonderry commencèrent leurs opérations en 1840, mais sur une bien petite échelle, et ce ne fut qu’en 1852 qu'elles reçurent réellement une impulsion sérieuse. Le Compagnie d'Acier du Canada s'organisa en 1874, et les opérations, à la suite de l’adoption de nouveaux arrangements ont graduellement augmenté. Les trois premières années furent employées à expérimenter et à développer les minérais et à établir l'outillage maintenant en œuvre, lequel fut sérieusement mis en opération en 1877. Le gérant général disait, le 19 novembre dernier : “ A cette époque (1877), on employait environ 400 ouvriers. En 1878, on en employait plus de 500 à $1.10 de salaire en moyenne par jour. Depuis, le nombre des ouvriers qu'on emploie atteint 850, et la moyenne des gages jusqu'à tout récemment, disons jusqu’au ler septembre, était de $1.50 par jour ; elle est d'à peu près $1.20 actuellement. Par suite de la diminut:on des affaires, le nombre des ouvriers est réduit à 625 environ. La production annuelle des forges, telles qu’elles sont présentement exploitées, peut être estimée de 16,000 à 18,000 tonneaux environ de fer en gueuse, et à 690 tonneaux de fer en barres. Les capitaux employés dans l'entreprise sont d'environ £300,000 sterling.

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