‹ Infections Dentaires Latentes Et Septicémies AiguësChapitre 6 sur 25 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Rapidement décrite par J.-L. Petit au xvin‘ siècle, dans une observation citée dans son traité des affec— tions chirurgicales, l'infection d’origine dentaire fit l’objet de travaux par Chassaignac en 1859, qui la dénomma « cachexie buccale ». Lejars plus tard l’appelle plus correctement « cachexie dentaire ».

Cependant il faut attendre Sébileau pour commencer à avoir une étude sérieuse et approfondie. Ce dernier, en 1900, décrit les formes graves de septicémie dentaire. Il s’agit de foyers de périodontite aiguë s’accompagnant de complications locales très graves retentissant secondairement sur l’état général.

Ces septicémies se produisent par l’intermédiaire de lésions :

a) osseuses, formant des foyers suppurants, des « ostéo-phlegmons » (Sébileau) dont l’évacuation peut se faire vers la bouche ou la peau, les lymphatiques ou les vaisseaux, provoquant dans ce cas les septicémies ;

b) lymphaliques, septicémies lympho-phlegmoneuses de Sébileau, ou ce qui est encore plus

grave, les phlegmons gangréneux diffus du

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plancher de la bouche (ou angines de Ludwig); c) veineuses ou septicémies phlébo-phlegmoneuses de Sébileau : phlébite des veines cranio— faciales aboutissant fatalement à la phlébite

des sinus caverneux.

Dans ces trois cas la septicémie est secondaire non pas directement à l’infection dentaire, mais bien à une complication de cette infection qui a dépassé localement les barrières dentaires.

M. Tellier, dès 1903, décrit les formes dans lesquelles entre celle qui domine notre travail,c'est-à-dire les septicémies aiguës et chroniques non mortelles.

En 1906, il fait un travail capital sur la « septicité bucco-dentaire et ses conséquences ». Il a ouvert désormais la route aux auteurs américains dont l’ensemble des travaux finira par se concentrer avant tout autour de ce qu’ils appelleront la « focal infection ».

En 1911, en effet, la leçon de Hunter à l’Université de Montréal révèle au grand jour les dangers de l'infection gingivo-dentaire consécutive à la pyorrhée et aux complications des caries. Il rend responsables de ces lésions infectieuses primitives les dents soignées pour carie pénétrante, les racines servant de support aux bridges et aux couronnes. Ce sont suivant son expression devenue classique « de véritables mausolées d’or sur des masses d'infection ».

Quelques années après (et suivant les principes de Hunter), Bellings et Rosenow, en particulier, ont

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