‹ Influence de l'agitation sur les champignons inférieursChapitre 34 sur 39 · TROUS · texte numérisé non relu

TROUS

sphères ; ces dimensions sont devenues absolument lisses. Les plus grosses que nous ayons pu obtenir mesurent 6 millimètres de diamètre. La dissociation de ces pelotons mycéliens s'observe si l'agitation est prolongée ou très forte (90 ou 120 secousses à la minute). Notons aussi que toutes les colonies ne prennent pas forcément la forme sphérique, mais sont susceptibles aussi de devenir ovoides où oblongues. (PI. II, fig. 22 et 23.) En coupe radiale, on y trouve une zone extérieure claire et une zone intérieure légèrement plus foncée. (PI. XV.) Les filaments périphériques sont tortueux, courts, cloisonnés, à membrane épaisse et à contours irréguliers. Ils constituent dans leur ensemble un tissu compact légèrement strié. En pénétrant plus profondément, nous constatons un épaississement de plus en plus marqué de la membrane, et un cloisonnement plus intense des filaments; ceux-ci se constituent en articles courts qui grossissent, émettent sur leur côté des bourgeonnements nombreux, mais irréguliers ; ces bourgeonnements sont quelquefois porteurs de filaments grèles ramifiés ou non. Ce sont là des formes de souffrance que nous retrouverons bien souvent dans le cas d’autres Penicillium. Souvent aussi un filament grèle moyennement cloisonné supporte latéralement les formes oïdiennes les plus diverses ; le dernier de ces articles porte un bouquet de filaments étalés comme les doigts de la main. La membrane de ces formes de souffrance est beaucoup plus épaisse que celle des filaments rectilignes ou incurvés ; leur protoplasme est plus granuleux et se détache assez souvent de la membrane. Les guttules de graisse sont également très nombreuses chez les formes oïdiennes. Il y a lieu de croire que certaines formes mycéliennes en pinceau ne sont autre chose que des conidiophores avortés.

Examen du liquide surnageant. — Le liquide surnageant est franchement trouble. A l'examen microscopique, les formes oïdiennes surmontées de filaments en pinceau

abondent, l'intérieur des cellules est bourré de guttules de graisse. Certaines formes isolées, rondes, bourgeonnent à la facon des levures et émettent des prolongements dématioïdes. Le mycélium se déforme, prend les aspects les plus bizarres. (PI. VII, fig, 104.) Ces éléments dissociés

provoquent la fermentation du glucose.

Suppression de la pesanteur. — Les résultats sont identiques.

Phase de régénération. — 1° Si nous ensemençons un fragment de mycélium oïdien en culture cellulaire, nous observons que ces formes toruleuses se reproduisent pendant deux ou trois jours. Le quatrième jour, le thalle devient tortueux, moins cloisonné et plus régulier. Le huitième jour, mycélium normal sans appareils reproducteurs. Onzième jour, apparition de pinceaux fructifères.

»° Ensemencement sur carotte. — Ensemencé sur carotte ou sur tout autre milieu solide, le produit de la culture est d'abord luisant jusqu’au deuxième jour. Le quatrième jour, la culture se plisse, émet de petits filaments dressés, et prend une teinte vert clair. Septième jour, thalle ayant complètement envahi le substratum. Meuvième jour, appareils conidiens arrivés à maturité, coloration franchement

verte.

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PENICILLIUM RUBESCENS, Bainier.

Nous avons pratiqué les mêmes expériences pour Penicillium rubescens BAINIER (1) et nous avons obtenu des résultats identiques à ceux de Penicillium erectum. (PI. XIX.)

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