CONCLUSIONS
D'après l’ensemble des faits que nous venons de voir, il est indubitable que lhydrothérapie a une action certaine sur le système neuro-végétatif. On peut dire que la perturbation provoquée par l’action hydrothérapique est proportionnelle à la durée de son application et à la différence de température entre l’eau et celle du sujet. Pour éviter une perturbation trop grande, il faudra donc donner une hydrothérapie d'autant plus courte qu’elle sera plus froide. Avec intérêt souvent, en pareil cas, de faire la douche écossaise — douche chaude suivie sans transition d’une douche froide. Les études des variations de tension de pouls et de réflexes neuro-végétatifs pour une application et les résultats à la fin du traitement permettent, pour un sujet nouveau, d’après les réactions de sa première douche de fixer le mode d’application et le traitement le meilleur.
D'autre part, nous avons vu l’action favorisante des procédés caloriques employés couramment avec l’hydrothérapie. Tous ces procédés n’ont pas une action semblable. Ainsi, on ne pourra évidemment employer le procédé par exercice physique que chez un sujet robuste, qui seul pourra faire la dépense sans danger. D'autre part, il ne sera pas conseillé chez un hypertendu ou un myocardique mal com-
ÉAOpCES
pensé. Les autres procédés, agissant par apport de chaleur exogène pourront être utilisés sans danger.
Parmi ces derniers, certes le bain de lumière avec ses ultra-violets et ses infra-rouges, le thermax avec ses ondes courtes d'action puissante sur le métabolisme et les fonctions endocriniennes, devraient ‘être préférés aux autres procédés. Mais la douche chaude reste, comme procédé calorique, la plus employée. C’est la plus pratique et la plus maniable.
Elle suflit, presque toujours, à préparer et à faire supporter progressivement à l'organisme, la perturbation hydrothérapique froide. Cependant chez certains hypotendus ou débiles trop faibles elle sera insuffisante et c’est alors que le thermax ou le bain de lumière seront utilisés.
Tout ceci revient donc à atténuer l’action trop brutale de l’eau froide, à préparer l'organisme tout en lui permettant de bénéficier de l’action tonique et revivifiante de l’hydrothérapie.
Ces faits devraient donc dissiper certaines appréhensions et l’on ne devrait plus hésiter à conseiller ces méthodes hydrothérapiqués, méthodes qui ont fait leurs preuves depuis déjà longtemps.
Vu : Le Doyen, Vu: Le Président de la Thèse, G. ROUSSY. CARNOT.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLÉTY,