OBSERVATION VI
Cancer de l'utérus apparaissant après avortement, marche rapide de li tumeur pendant une grossesse suivante (prise dans la thèse de Mathieu) (1).
Marie D... âgée de 29 ans, entre à la Clinique de Strasbourg, le 25 novembre 1569. Réglée dès l’âge de 15 ans d’une façon irrégulière, depuis l’âge de 16 ans, elle fut menstruée toutes les trois semaines. Elle accoucha d’une fille à terme. puis fit un avortement qui fut suivi d’une menstruation abondante. Au bout de six semaines d’une nouvélle grossesse, elle eut une hémorrhagie qui fut arrêtée par l'emploi de l’ergot de seigle, une seconde hémorrhagie fut calmée par le repos, une troisième céda au tamponnement vaginal combiné avec l'administration de l’ergot de seigle. Elle avait un écoulement ichoreux, fétide, elle accoucha d’un enfant mort et succomba douze jours après.
L’autopsie apprit que les annexes de l'utérus étaient très indurées, l’excision de l'utérus et du vagin, fit voir que le col n’existait pour ainsi dire plus; la partie supérieure était occupée par un ulcère annulaire plus large à gauche qu’à droite, couvert d’aspérités plus ou mois friables. Les mamelons de la tumeur étaient composés d'éléments cellulaires à un ou plusieurs noyaux et étaient d’épithélium pavimenteux.
[1] Mathieu, (thèse de Paris 1872).
OBSERVATION VIH
Observation de Hermil, interne des hôpitaux sur l'accélération donnée par la grossesse à une affection carcinomatense de l'utérus (prise dans la thèse de Legoupils). (1)
Mme B..., âgée de 41 ans, entre le 3 mars 1878 à Cochin, dans le service de M. Lucas-Championnière. Elle en est à sa 10° grossesse. Ses dernières règles ont eu lieu vers le 20 ou le 25 juin 1877. Elle fait remonter le début de son affection cancéreuse au mois de décembre 1877. L'examen pratiquée le 3 mars permet de constater que les contractions utérines reviennent toutes les trois minutes environ... Au toucher le doigt est urrêlé par des fongosités cancéreuses volumineuses, sur la lèvre antérieure du col... Les fongosités ne paraissent pas avoir envahi le tissu utérin. Il s'écoule de la serosité sanguinolente roussâtre et d’odeur caractéristique. L'accouchement a lieu...Puis près d’un mois après, on trouve au toucher, que la masse cancéreuse qui avait fait des progrès pendant la grossesse, a encore accru de volume, elle est grosse commeun œuf de poule, saignante, occupant la partie antérieure du segment inférieur de l'utérus. Sortie de la malade.
(4) Legoupils, loco-citato
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OBSERVATION VIII Observation I V de la thèse de Legoupils (1) Carcinôme utérin.
Sophie Odin, 32 ans, bien portante dans son enfance, sans antécédents héréditaires, réglée à 11 ans 1/2, première grossesse à 21 ans, quatrième à 926 ; fausse couche de 3 mois compliquée de rétention placentaire suivie de péritonite. Elle eut trois nouvelles grossesses jusqu’à 30 ans. Enceinte pour la huitième fois au commencement d'août 1870. Elle était grosse de quinze jours lorsqu'elle eut une hémorrhagie. À partir de ce moment elle eut des pertes contiuuelles, sanieuses, roussâtres et fétides. Après un court espace de temps, elle entra à la clinique. Le 8 avril suivaut (outre le développement correspondant à la grossesse à terme) on constate par le toucher, un orifice dont les bords sont d’une dureté pierreuse, et qui est lui-même obstrué par une tumeur arrondie, non végétante, ne proéminant pas dans le vagin et qui présente la mème dureté que les bords de l'orifice.
Malgré des incisions pratiquées sur le col, l'accouchement ne put avoir lieu. A lautopsie on trouva: outre l’enfant mort et macéré, un carcinôme envahissant l’orifice dans tout son pourtour.
(4) Le Goupils, loco--citato.
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