‹ Influence de la Grossesse sur la Marche Clinique du CancerChapitre 7 sur 40 · APERCU SUR LE CANCER · texte numérisé non relu

APERCU SUR LE CANCER

Nous’ regarderons comme caneer : « Toute tumeur maligne qui se développe dans les tissus en se substituant à eux, qui tend à s’accroitre, qui se généralise par divers noyaux développés dans les divers organes, par les ganglions, et qui par sa marche progressive amène un état cachectique spécial puis la mort »(1). C’est ainsi que nous aurons à envisager: l'Cpithéliome, le squirrhe, l’enciphaloïde, le colloide. Nous ne parlerons pas du sarcome, bien qu’au point de vue clinique, la définition énoncée lui soit applicable en partie, mais il est certains sarcomes bénins, celte considération semble nous justifier cette omission.

Bien que la clinique réunisse en un seul groupe les tumeurs cancéreuses, celui des tumeurs malignes récidivantes, l'anatomie en considère plusieurs.

La charpente du cancer est toujours formée par un

(1) V. Cornil et Ranvier. Manuel d'hisiologie pathologique.

oi.

stroma fibreux limitant des alvéoles remplies de cellules qui nagent dans un liquide plus ou moins abondant. Le liquide ou suc du cancer est séreux ou erémeux, et les cellules qu'il tient en suspension sont en quantité plus ou moins grande,suivant les différentes affections canréreuses et sont variées quant à leur forme. (Cornil)}. Ces cellules ont souvent plusieurs noyaux qui eux-mêmes ont des nucléoles. Ges élément cellulaires que l’on donnait autrefois comme caractéristiques du cancer, ne lui sont pas spéciaux, car on les retrouve aussi dans d'autres affections beaucoup moins sérieuses.

Les diverses espèces sont : le cancroïde où épithéliome qui est formé par le tissu épithélial de la muqueuse sur laquelle il se développe.

Le Squirrhe où le stroma fibreux est très-développé, et forme des travées épaisses, ou les alvéoles sont petits et les éléments cellulaires du suce peu abondants.

L'enciphaloïde dont la trames est peu épaisse, mais qui est très riche en suc laiteux opaque et crêmeux contenant beaucoup de cellules qui ont subi la dégénérescence graisseuse.

Le colloïde qui possède une gelée transparente renfermée dans les mailles de sa trame aréolaire, le squirrhe et le colloïde peuvent en certains cas présenter la dégédérescence colloide partielle (V. Cornil).

Enfin viennent le cancer mélanique ne différant de l’encéphaloide que par la présence d'éléments pigmentaires, et le cancer villeux présentant des franges analogues à celles du chorion.

Ces différentes espèces de tumeur débutent toujours

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d'une façon insidieuse, pour l’épithélioma, c'est quelques papilles hypertrophiées, quelque dépôt squameux que le malade écorche ; pour les autres, «est une tumeur dure dont on s'aperçoit par hasard et qui passe longtemps inaperçue lorsqu'elle frappe un organe profondément situé : puis survient la période d'état dans toute son horreur, avec les douleurs, les hémorrhagies, la cachexie, puis la mort.

I n'est pas un tissu, pas un organe qui ne puisse être envahi par le cancer, mais il semble avoir une prédilection marquée pour le sein et l'utérus, ce qui peut facilement se concevoir si l'on considère l'importance de ces organes et les modifirations qu'ils sont appelés à subir.

Pour la femme, les statistiques portent que le cancer se développe de 30 à 50 ans. c’est-à-dire au moment où l’activité sexuelle a pris son plus grand développement. Cependant «il ne faudrait pas attacher une trop grande valeur au renseignement donné par les stalistiques, car il ya au moins un bon tiersdes cas, dans lesquels la maladie s'est développée de bien meilleure heure» (Aran (1), Courty (2}.

Tous les auteurs et les observateurs sont unanimes pour dire que le cancer a certaines affections pour certains organes; le squirrhe et l’enciphaloïde pour le sein, l'épithéliome pour le col de l'utérus et toutes les parties du corps, aux confins des muqueuses et de la peau et pour

la peau même.

() Aran. Trait des maladies de l'utérus (2) Courty. Traité pratique des maladies de l'utérus, des ovaires et des

trompes, 1881.

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