INTRODUCTION
Les accoucheurs savent depuis longtemps que les femmes enceintes sont exposées à des troubles de l’ouïe : « On peut rencontrer dans l’état puerpéral trois variétés « de surdité, écrit Hervieux, dans son Traité des Mala- « dies puerpérales (1). La première est liée à la grossesse « et on peut la classer parmi les troubles nerveux sympa- « thiques, observés si fréquemment et en si grand nombre « dans le cours de la gestation. La deuxième, la surdité « albuminurique, est symptomatique de la maladie de « Bright. La troisième variété de surdité, que j'ai fré- « quemment observée à la Maternité, est celle qui appa- « raît dans le cours des affections puerpérales graves ».
Ces trois variétés de surdité intéressent peu le spécialiste : elles ne présentent rien de particulier et disparaissent généralement avec la cause qui leur a donné naissance.
Il existe une autre variété de surdité d’origine gravidique dont ne parle pas Hervieux et c’est la plus grave, à notre avis : c’est la surdité survenant après l’accouchement, à la suite d’une grossesse ayant évolué normalement sans albuminurie et sans complication. Nous
nous occuperons seulement ici de cette surdité. Les
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lésions constatées à l'examen de l'oreille sont celles de la sclérose de l’oreille moyenne.
Nous n'avons pas l'intention de faire une étude de cette affection. Notre but est de montrer, à l’aide de documents cliniques, la marche plus rapide de cette maladie, par suite de son association à l’état puerpéral.
Dès le début de nos études médicales, nous avons été initié, par notre père, le D' Paul Helot, à l'étude des affections du larynx, du nez et des oreilles. Après que la mort nous l’eut enlevé si rapidement, voulant suivre la route qu'il nous avait tracée, nous nous sommes adressé à ses amis les D'S Lubet-Barbon et Alfred Martin, qui ont bien voulu nous admettre à leur clinique, il y a bientôt quatre années. Nous leur devons une reconnaissance toute spéciale pour le généreux accueil qu'ils nous ont fait, les leçons qu'ils nous ont données et les conseils qu'ils n'ont cessé de nous prodiguer. Leurs assistants, les D'S Weismann, Furet et Sarremone, nous ont guidé de leurs excellents conseils, nous tenons à les en remercier.
C'est à Rouen que nous avons commencé nos études, nous sommes heureux de pouvoir adresser ic1 nos remer- ciements à tous ceux qui se sont intéressés à nous. À M. le D' Gargam, notre premier maître dans les hôpitaux, qui nous a toujours témoigné la plus grande bienveillance. À MM. les professeurs Cerné et Ollivier, dans le service desquels nous avons passé successivement une année. Nous avons suivi à l'Ecole de médecine de Rouen les cours de MM. Bataille, Blanche, Brunon, Delabost,
François Hue, Leudet, Nicolle, Martin, Pennetier, Tinel.