‹ Influence de la turbidité dans les mesures colorimètriquesChapitre 24 sur 29 · MATE · texte numérisé non relu

MATE

37 bis 55 à 56 40

Pour expliquer les écarts de ces deux méthodes

nous pouvons envisager les possibilités suivantes

L'évaluation colorimétrique n’est pas correcte.

a) Parce qu'il existe d’autres matières colorantes dans le sérum tels que les lipochromes et les carotènoïdes ce qui n’est pas rare dans ces temps de disette

. L A - Lé où l’alimentation peut être anormalement chargée en

Ho 0, Hu

carotène par ingestion en plus grande quantité de carottes, de tomates ou d’épinards.

b) Parce que la bilirubine se trouve sous des for: mes colorimétriquement différentes; soit que la bilirubine subisse des modifications chimiques et qu’elle puisse exister par exemple à l’état plus ou moins condensé, polymérisé ou bien encore qu’elle s’accole à une molécule de protéine, de globine par exemple comme le pensent le Professeur Noël FIESsINGER, le Professeur POLONOWSKI et le Docteur GAJDOS; soit encore qu’elle subisse des modifications physiques telles que l’adsorption sur les protéines. | Êt -

Pour le savoir d’une manière indubitable, il serait nécessaire de faire la spectrophotométrie du sérum (9) et de vérifier la similitude des courbes spectrales d’absorption, mais on peut, d’une manière moins correcte vérifier la similitude pour divers sérums des courbes

absorptiométriques en fonction de la dilution.

Nous avons examiné une série de sérums que nous avons dilués et dont nous avons mesuré les absorptions relatives par les méthodes absorptiométriques usuelles et la figure n°12 met en évidence les résultats que nous avons obtenus : on y voit, d’une part, la courbe d’étalonnage de la bilirubine établie à partir d’un sérum sanguin (sérum n° 14) dilué 2 fois auquel on a ajouté des quantités croissantes de bilirubine et, d’autre part, quelques exemples choisis parmi une famille de cour:

bles colorimétriques.

tee L

La courbe n° 4 est celle du sérum n° 2 dilué 4 fois, ce sérum ainsi dilué présente une absorption de 60 p. 100 ce qui correspond d’après notre courbe d’étalon-

nage à une concentration de 50 mg. par litre; en nous

go & Re DR Ta de fP © Her Ra rer ER ES . os era a de : us ctalmmage(S 4)

un er

Figure 12

servant de cette concentration comme base nous avons établi la courbe des absorptions en fonction des concentrations que l’on en déduit : ainsi puisque le sérum dilué 4 fois renferme 50 mg. par litre, celui qui n’est dilué que 2 fois renferme 100 mg. par litre etc. et

celui qui n’est pas dilué renferme 200 mg. par litre.

La courbe n° 8 représente la courbe colorimétri-

A | que établie à partir du sérum dilué 8 fois de la même

manière. Il en est de même de la courbe 16.

L’allure très différente de ces courbes, établies, répétons-le, par les méthodes absorptiométriques usuelles montre que la courbe d’étalonnage établie

dans ces conditions est inutilisable.

Cependant ces anomalies pouvant s'expliquer dans une large mesure par l'effet considérable de la turbidité du sérum, il était nécessaire de reprendre ces es-

sais avec le comparateur colorimétrique à sphère.

Nous avons alors établi les courbes colorimétriques d’un grand nombre de sérums sanguins avec cet appareil, en lumière bleue. Nous avons ici déterminé les concentrations de base par la méthode de VAN DEN Bercy. Les figures 13 et 14 représentent les courbes colorimétriques des absorptions en fonction des concentrations (des dilutions). On voit qu’elles sont très : dissemblables. Les courbes colorimétriques des filtrats alcooliques correspondants sont également dissemblables et de plus le rapport des absorptions des filtrats aux absorptions des sérums correspondants di- .lués un même nombre de fois est variable. En outre, pour chaque sérum ce rapport varie plus ou moins avec le taux de dilution. Voici quelques-uns de ces

rapports :

; eg #

É absorption sérum Pour le sérum n° 13 :: ce

absorption plasma pe 18 — LAMENUT — 24 — 15 : = = 9 pa ee ST NE M ee 1 4 à01,7 2 (7: cas Pal SAONE Hi 180 ie = 2,5 à 2,67 CN Ag 2 = 2,0 à 4,9 oo 29 NN — 0.99 à 1,9

f mg Gtlnubuue ou ES 20 25130 SU T Se

ns

Figure 13

Ces résultats nous amènent à penser que l’écart des

deux méthodes envisagées est dû à la fixation d’une

Lu Se

quantité de bilirubine, variable et souvent importante sur le précipité de protéines. La méthode de VAN DEN

BERCH ne peut pas être considérée comme un étalon.

alé ques Ou CA

rio °5 L 145 rs à

Figure 14

Notons en passant que ce rapport peut donner une idée des proportions relatives de bilirubine directe et indirecte puisque cette dernière ne se fixe qu’en très

petite quantité (10).

| ques

Nous avons enfin établi un certain nombre d’au-

tres courbes colorimétriques mais ici nous avons dé- |

terminé la concentration de chaque sérum d’après no-

tre courbe d’étalonnage qui a été évidemment établie

dans les mêmes conditions c’est-à-dire au comparateur

colorimétrique à sphère, en lumière bleue.

La concentration du sérum ainsi déterminée, nous avons dilué nos sérums et tracé pour chacun d’eux les courbes des absorptions en fonction des dilutions (concentrations déduites des taux de dilution et de la concentration initiale trouvée). La figure 15 représente

le faisceau de courbes obtenues.

Evidemment confondues à l’origine, elle sont encore presque confondues pour une absorption de 5 p. 100 pour laquelle l’erreur absolue commise est de 0,5 mg. par litre. Les courbes divergent ensuite, l'erreur absolue croît et pour une absorption de 35 p. 100 l’erreur maxima est de 14 mg. (de 16 à 30 mg. au litre), pour 40 pour 100 elle est de 30 mg. (50 à 60 mg. au litre). |

Mais la divergence apparente de ces courbes provient du fait que nous avons pris comme base de comparaison la concentration des sérums initiaux, choisis très riches en bilirubine; or, nous avons montré précédemment l’erreur considérable qui pouvait être faite dans ce cas. Si nous prenons maintenant comme base

de comparaison des dilutions correspondantes et con-

Con ceu hi ete n : mg nu lt lo 16 306 4500 55e.

Figure 15

venables nous voyons que la coïncidence des courbes

devient satisfaisante comme le montre la figure 16.

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