CONCLUSIONS
I. — De l'Etude de ces diverses expériences, il ressort nettement que le mode d'introduction des antitoxines exerce une influence sur le développement de leurs effets
préventifs et curatifs.
Il, — Au point de vue préventif dans le tétanos, comme dans la diphtérie et le charbon, la voie intraveineuse est de beaucoup supérieure et permet d'obtenir une immunisation absolue avec une quantité moindre de sérum.
Dans le tétanos, après la voie veineuse, c'est la voie sous-culanée qu'il faut recommander. Les voies sous-arachnoïdienne el intracérébrale ont donné de moins bons
résultats. La voie périlonéale est lrès inférieure aux autres.
III. — Au point de vue curatif la supériorité de la voie intraveineuse est très nette dans la diphtérie et le charbon. Chez le chien, et dans le charbon, la voie veineuse permet d'intervenir efficacement plus tard que par la voie souscutanée.
Dans la diphtérie le résultat est le même et de plus on constate que la voie sous-culanée est préférable à la
voie périlonéale chez le cobaye. Dans les cas d’immunisation imparfaite, le sérum neutralise plutôt les effets généraux que les effets locaux de la toxine.
IV. — Pour le tétanos en particulier, les résultats ont €lé différents suivant le moment où l’on a injecté le sérum.
2, heures après la toxine, les voies intraveineuse et tutracérébrale ont donné les résultats les plus satisfaisants.
Injecté en pleine période tétanique, l'antitoxine n’a produit que 2 guérisons, el loules les deux à la suile de l'introduclion dans la voie sous-arachnoïdienne.
% V. — Tant que le tétanos n’est pas absolument confirmé, soil dans la période d'incubation, soit au début de celle des contractures, la voie intraveineuse donne des
résultats très supérieurs à toutes les autres voies.
Le Président de la Thèse,
ARLOING.
Vu: ; Pour le Doyen :
L’'Assesseur, Ù