Tourneux et Legay : Mémoire sur le développement de COR
et du vagin. Journal d’änat. et phys., 1884, p. 348,
ECS À EN
La paroi du canal est tapissée, à cette époque, dans toute Sa longueur, par l'épithélium primitif des conduits de Mül- Jer (épithélium cylindrique). Peu à peu, dans le cours du troisième mois, cet épithélium se transforme dans la portion inférieure du cordon, en épithélium pavimenteux stratifié ; tandis que supérieurement, il évolue en épithélium prismatique. .
Les deux Te se continuent par une transition graduelle jusqu’ au huitième mois de la vie fœtale, Les couches épithéliales du vagin prolifèrent très activement dans le cours du quatrième mois. si bien qu'elles remplissent la
cavité vaginale de bas en haut. à :
Vers le sixième mois, on observe généralement que l té /rus ‘commence à se délimiter en tant qu’ organe musculeux, et un léger renflement annulaire ne gens 1e conduit ce qui deviendra Je vagin. 37 | Tr ion Le museau de tanche, se montre au commencement du he mois, SOUS forme d’un bourgeon lamelleux épithélial, provenant de l'extrémité supérieure Re le masse épithéliale contenue dans le» VASE 5 PTS Les sillons délimitant les plis de nn us vie apparaisne vers la fin. du 4° mois, Les glandes utérines ne se mon- 3 tent que beaucoup plus tard : vers la 6° ou 7° année.
pe He npanent 1 la partie inférieure du vagin n "est nie
one
part à sa constitution. Tourneux et Legay soutiennent une
théorie analogue. Pour M. Pozzi, et d’après des faits térato-
logiques observés par cet auteur, la région appelée avec
Legay ie canal vestibulaire, et que l’on confond d’ordinaire
avec le vagin, ne serait qu’un vestige du sinus uro-génital,
et tout à fait indépendant du vagin, au point de vue embryo- “+
génique. Cette courte région, toutefois au point de vue phy-
siologique, devrait plutôt être considérée comme une portion
évasée de l’urètre recevant le vagin müllerien (1). | L L'hymen, qui fait son apparition vers le 5° mois, ne se-
rait pour les partisans de la théorie la plus admise qui
fait provenir tout le vagin des canaux de Müller, qu’une
saillie du vagin; et prendrait naissance, par une sorte 4
d’invagination de ces canaux, dans le sinus uro-génital (2). | ne Budin (3), résumant l'opinion classique, soutient que "
l’hymen n’existe pas comme membrane propre, et qu’il ne
serait que l’extrémité antérieure du vagin, faisant saillie
sur la muqueuse vulvaire entre les petites lèvres. Or, M. Pozzi rencontrant en 1884 la membrane hymen TS
sur un individu sans vagin, est conduit à donner à cette ;
membrane une provenance ectodermique.
Par conséquent, l’hymen ne serait pas dû simplement à la saillie des canaux de Müller dans le vestibule, fait soutenu par les anciens auteurs.