‹ Influence du traitement rhino-pharyngien dans la conjonctivite printanière et dans certaines formes de kérato-conjonctivites se rapprochant de cette affectionChapitre 10 sur 17 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Du DOCTEUR TROUSSEAU DE PARIS.

Julie L. 12 ans. Depuis trois ans tous les hivers et tous les printemps l'enfant est atteinte de kératites à répétition de forme phlycténulaire lymphatico strumeuse. Soumise à l'huile de foie de morue depuis l’âge de 6 ans elle est allée plusieurs fois sur les bords de la mer. Malgré tout les poussés kérato-conjonctivales deviennent plus graves menaçant d'amener des taies indéléhiles.

En février 1891 il se fait une violente poussée inflammatoire à l'œil droit et à l'œil gauche. Emploi de collyres à l’atropine et à la pilocarpine, affusions chaudes ete. La maladie s'améliore quelques jours puis reprend de plus bel avec blépharospasme externe. La cantoplastie est faite et suivie d’une amélioration peu durable: reprise des phénomènes aigüs et menace de taies étendues fin de mars.

Ace moment je fais traiter le nez, mon attention ayant été éveillée par la persistance d’un catarrhe chronique et des croûtes aux bords des narines (galvane cautère, irrigations salées nasales, onctions avec pommade à l’oxyde de zinc). Après 8 jours de traitement toutes les phlyctènes oculaires s’amendent (emploi d'eau boriquée) et cèdent bientôt à l'application de la pommade jaune. Le 20 avril guérison des deux yeux avec taies. Depuis l'enfant revu le 380 décembre n'a jamais souffert ni des yeux ni du nez.

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