‹ Influence du vent sur les bâtimentsChapitre 23 sur 35 · FRS · texte numérisé non relu

FRS

Les, valeurs positives du coefficient K ne sont obtenues que pour les faibles hauteurs, sauf dans le cas de « = 30° où les points C et D sont toujours affectés d’un coefficient positif.

La courbe des D qui est très sensiblement rectiligne et presque horizontale puisqu'elle représente une variation de K comprise entre + 0,0250 et + 0,0350 -donne une valeur moyenne de + 0,0300.

ds: : À

INFLUENCE DU VENT SUR LES BATIMENTS 5r

Les points À et B Pour une faible valeur de la hauteur sont aussi affectés d’un coefficient positif.

Nous avons essayé dans une cinquième expérience de savoir ce qui se produit quand on interpose sur le bord du toit un obstacle à la montée du courant d'air frappant la paroi verticale, et produisant dans les expériences précédentes une succion sur la toiture.

Nous décrirons cette expérience immédiatement, de façon à en appliquer les

résultats à l’influence de la hauteur.

Pour faire cette expérience, nous avons fixé sur le bord du toit une lame d'aluminium mince disposée comme il est indiqué sur la figure 13, jouant en somme le rôle d’une corniche dans un bâtiment ou d’un auvent dans un hangar.

Nous nous sommes servis du hangar utilisé dans les expériences précédentes et nous avons adopté la hauteur H — 140 m/m.

Nous avons observé les points (A B C D), dans les mêmes conditions que pour les lectures faites ci-dessus. Agissant ainsi, nous avons pu déterminer les résultats indiqués sur le tableau ci-après.

TABLEAU (A B G D\y

Valeur du coefficient K

Valeur de « A B C D Cest PE she ce Ale IS ee . — 0,0188 — 0,0036 + 0,0092 + 0,0109 SOS to annee ee MURS Rae — 0,0240 — 0,0026 — 0,0100 — 0,0310 COR RE ere de es Teste . — 0,0432 ==. 0,0260 U—0,0143 — 0,0085 DOTE PE roro a ee . — 0,090 — 0,0570 — 0,0595 ——.0,0b20 PS ES RER RSR AU retenir env ES 0,0496 =—10,0910 — 0,010 — 0,010

Nous avons représenté les courbes de variation sur la figure 24. Nous observerons que les valeurs du point D sont nettement différentes de celles trouvées précédemment, et croissent jusqu'à atteindre des valeurs positives.

51 les points À et B restent sensiblement avec le mème coefficient que dans les premières expériences, nous observons encore le relèvement des courbes pour C et D comme dans les premières figures, mais infiniment moins accentué. Il est à supposer que dans le cas d’un auvent très important, les courbes tendraient à prendre pour « = o°, une allure plus rectiligne. Pour les autres valeurs de a, il est difficile de préciser, d’autres considérations pouvant influer sur le résultat.

Les points À et B restant invariables avec un auvent suivront très vraisemblablement les variations qui ont été indiquées pour l'influence de la hauteur, tandis que les points C et surtout les points D tendront vers un coefficient plus élevé et plus indépendant des dimensions de la façade.

Les parties supérieures de la toiture ne subissant pas l'influence d’un auvent, il serait utile de maintenir dans les calculs un coefficient de — 0,0750, il est en cffet assez difficile d'examiner tous les systèmes de corniche et toutes les dimensions d’auvent en usage dans la pratique. Ceci conduirait à une étude très complexe qui ‘ne donnerait en somme que des modifications pour les coefficients dont doivent être affectés les points en bordure de toiture.

Nous pensons que ces résultats seraient assez peu intéressants et entraîneraient dans les calculs de charpente des difficultés hors de proportion avec les économies possibles à réaliser.

Nous étudierons ultérieurement le résultat pratique à tirer de ce chapitre. Faisons remarquer sculement que le coefficient moyen trouvé correspondait à une force d'environ 110 kgs.

Quant à la force de pression éventuelle, elle ne dépasse guère 50 kgs.

Il nous reste pour terminer l'étude de ces cinq premières expériences, à examiner les efforts agissant sur les façades et pignons.

ess

Nous avons vu sur les figures 15, 16, 17, 18 que les courbes représentatives des valeurs de K étaient presque rectilignes sur une assez grande longueur, et le plus souvent horizontales. Il n’y a donc pas beaucoup de variation du coefficient K sur une paroi verticale, sauf à la partie supérieure de celle-ci où il y à diminution rapide de la valeur des efforts.

Enfin, il semble que la valeur normale du coefficient K à adopter généralement, serait K — + o, 0625 pour les pressions.

Nous remarquerons encore au sujet de ces premières expériences que la hauteur de façade, dont nous avons constamment parlé, n’est à proprement dire que le rapport entre la hauteur de façade et la largeur du hangar, cette dernière dimension ayant été fixée et restant constante, nous avions le droit de n’envisager que la hauteur, la largeur pouvant éventuellement être prise pour unité ou pour un coefficient constant.

Cela ne présente d’ailleurs aucun intérêt dans la pratique, mais le seul fait du rapport est intéressant à retenir.

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