Charles X
Portrait en pied, grandeur de demi-nature, signé : /. Ingres Pxit 1829, et peint pour M. de Fresne, à la famille de qui il appartient aujourd'hui. Cette figure de Charles X en habits royaux a été gravée au trait dans l'ouvrage publié par M. Magimel.
1 14. Cherubini.
Voici dans quels termes Ingres lui-même a décrit ce « tableau-portrait » peint à Rome à partir de 1839, et terminé à Paris en 1842 : « La Muse de la poésie lyrique, mère des hymnes sacrés, apparaît derrière Cherubini. Elle étend la main droite au-dessus de sa tête en signe d'affection et de haute protection pour celui qu'elle proclame un de ses favoris. » (Musée du Luxembourg.)
(1) Madame Ingres, dont le maître peignit effectivement le portrait quelques années plus tard.
Ingres avait eu d'abord la pensée de faire simplement le portrait de Cherubini, sans en idéaliser l'aspect par le voisinage d'une figure allégorique, et, avant son départ pour Rome, il avait commencé d'après nature ce portrait sur une toile d'assez petite dimension. La toile considérablement agrandie servit ensuite de champ pour une nouvelle composition. Grâce à ce surcroît d'espace environnant la tête originairement peinte, l'image de Cherubini ne fut plus qu'un des éléments de la scène, et la beauté aidant d'un modèle pour la Muse qu'il avait rencontré dans les salons de Rome (1), le maître poursuivit F exécution de son œuvre avec une confiance dans le succès qui ne lui était pas habituelle. «J'apporterai avec moi a Paris, écrivait-il à M. Gatteaux le 5 septembre 1840, le portrait terminé de Cherubini, sur lequel je fonde l'espoir de réussir. »
Le portrait de Cherubini est signé : /. Ingres pinx. Paris, 1842. Il a été lithographie par Sudre en 1843, et gravé en bois par M. Brevière.