AU CHER FILS THOMAS PEGUES
DE L'OBURL: Ul'â PBÊCnEURi
HROFUiSKDR UNIVERSITAIKK DE SklUT TBOMAS
AL COLLEGE AJIGÉLlQtE DE lA-VILLE
CiiEK Fils,
salut et hi^nédiction apostolique.
I.cs éloges, d'éclat exceptionnel, que le Siège Apostolique a fait» de 'lliomas dAquin, ne permettent plus à aucun catholique de douter que ce Docteur n'ait été, dans ce but, suscité par Dieu, afin que l'Eglise eût un maître de la doctrine, qu'elle suivrait par excellence en tout temps. D'autre part, il sembiaitconvenable que la sagesse unique de ce Docteur fut directement ouverte, non pas seulement aux hommes du Clergé, mais encore à tous ceux, quels qu'ils soient, qui cultiveraient à un degré plus élevé les études religieuses, et jusqu'à la multitude elle-même : la nature veut, en effet, que plus on approche de la lumière, plus on s'en trouve abondamment éclairé. Vous êtes donc grandement à louer, vous, qui, ayant entrepris d'expliquer par un commentaire littéral en français l'œuvre principale du Docteur Angélique, la Somme Théologique — et les volumes déjà parus montrent que votre projet se réalise avec succès — avez récemment publié la même Somme rendue en forme de catéchisme. Par là, vous n'avez pas dune façon moins apte approprié les richesses de ce grand génie à l'usage des moins instruits, qu'à celui des plus doctes, donnant, sous une forme brève et succincte, dans le même ordre lumineux, tout ce que lui-même avait exposé d'une façon plus copieuse. Et assurément Nous vous félicitons de ce fruit d'un travail et d'une étude prolongés, dans lequel il est permis de recoimaître votre grande connaissance et votre grande science de la doctrine Thomiste; et Nous souhaitons, ce qui est le vœu que vous inspire votre amour de la sainte Eglise, que ce travail serve au plus grand nombre possible pour connaître à fond la doctrine chrétienne. Comme gage des faveurs divines et comme témoignage de Notre bienveillance très spéciale. Nous vous accordons très affectueusement, à vous, cher fils, et à vos disciples, la ))énédiction apostolique.
Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 5 février igiç), de Notre Pontificat, la cinquième année.
BENOIT XV, P.vPB.
Sa Sainteté le Pape Benoit XV avait déjà exprimé le désir qu'en effet le Catéchisme de la Somme soit traduit dans les autres langues. Plusieurs de ces liaduclions sonl déjà prêtes, en Italie, en Espagne, en Angleterre, en Pologne ; et les autres se continuent. A-insi va se réaliser de plus en plus la diffusion de ce Livre d'Or, comme l'a appelé la Vie Canadienne de Québec, diffusion si rapide qu'au témoignage de VAmi du clergé, elle a pu être comparée à une traînée de poudre. *
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