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xiT MISE AU POINT.
droit qui appartient au jeune homme de vingt et un ans, souvent libre de toute attache, de toute obligation ? On devrait organiser le vote par section, grouper les femmes selon certaines affinités ou d'après leurs occupations professionnelles. » Je ne sache pas que MM. de Las Cases et Jenouvrier aient démenti ces interviews ni atténué l'expression de leur sympathie pour une des principales revendications féministes.
Et, en dehors de cette « réforme », assurément encore très contestée, mais dont l'idée fait du chemin dans les esprits, ne voyons-nous pas d'heureuses et importantes modifications être introduites dans les lois afin de supprimer certaines inégalités et injustices dont la femme était la victime ?
Répondant à une enquête sur V Apostolat fémU nin ^ une chrétienne d'un haut mérite, M""* Henry Deglin, écrivait :
«... Pournous, en considérant l'ensemble du mouvement féminin, aussi bien dans ses exagérations et ses déviations que dans ses plus généreuses manifestations, nous croyons reconnaître une indication providentielle, donnée par Dieu à notre époque, pour rétablir la femme à sa vraie place dans la dignité de son rôle d'auxiliaire de l'homme, semblable à lui. Or ce rôle a été bien souvent méconnu et singulièrement amoindri. Oublieux des devoirs que lui impose l'autorité qu'il détient, l'homme ne s'est générale.
1. Cette intéressante enquête a été entreprise par le B. I. R. S., c'est-à-dire par l'excellente Correspondance du Bureau d'Informations religieuses et sociales (n" du 5 novembre 1912).
MISE AU rOIM XT
ment préocrnpé que de faire valoir ses droits. Les lois qu'il a faites, toujours à son avantage, ont consacré bien des injustices criantes et des exploitations honteuses à l'endroit de la femme. Aussi faut-il reconnaître le bien-fondé d'un certain nombre de revendications du féminisme contemporain, quelles que puissent être par ailleurs ses aberrations et ses folies. En tenant la femme systématiquement à l'écart, en la privant des moyens de développer ses facultés naturelles, en l'annihilant et l'écrasant de toutes manières, fl'homme a méconnu la beauté du plan divin qui réclame en tout ordre de choses un accord harmonieux entre l'homme et la femme.). Il semble réservé à notre temps d'avoir raison des préjugés d'autrefois et de découvrir les ressources précieuses que Dieu a mises comme un trésor caché dans le cœur de la femme. »
Sans doute, ce ne sont point là propos de suffragette, ni d' « éclaireuse » plus ou moins révolutionnaire : il n'en est pas moins vrai qu'il y a quinze ou vingt ans, on aurait eu de la peine à entendre, dans les milieux catholiques, semblables opinions librement exprimées par une femme d'œuvres.
Ne croyez pas que M"" la vice-présidente du Comité français de 1' « Association catholique des Œuvres de protection de la jeune fille » soit seule à parler de la sorte. Feuilletez l'enquête sur 1^4postolat féminin et, à chaque page, vous rencontrerez des idées analogues. Je pourrais citer vingt exemples, je me contenterai d'un seul.
Voici quelques lignes topiques que j'emprunte à la réponse de M™° Chenu, la très distinguée présidente de r « Action sociale de la Femme » :