III. — Injections faites avec des Extraits
de l’hypophyse totale.
COBAYE def066 er TR 7395.
10 h. Injection de o.1 cm3, d'extrait frais d’hypophyse totale de bœuf dilué à 1.4.
Immédiatement après l'injection, agitation.
10 h. 05. Mouvement de fuite, l'animal en même temps paraît affaibli.
10 h. 15. Le cobaye reprend sa position normale.
10 h. 18. L'animal est engourdi, pousse des cris lorsqu'on le pince, mais reste immobile. T. R. = 38.4.
10 h:,30. Somnolence. T..R. —,37.
10 h. 35. L'animal est prostré et engourdi, les poils sont hérissés.
11 h; Même état. T.'R. — 36.
11 h. 0. L'animal paraît sortir de son engourdisse-
menti RY=S T7 | 11 h. 30. L'animal est tout à fait normal.
COBAYE de 840 gr. T. R. = 39.
11 h. Injection de o,5 em3 d'extrait frais d’hypo-
physe de bœuf dilué à 1.4.
NS
Immédiatement après l'injection agitation.
Fr hi. 105.:Urime:
11 h. 10. Respiration rapide, rétine normaux. T. R.
11 h. 15. Hypersensibilité de l’animal qui pousse des cris plaintifs dès qu'on le touche.
11 h. 30. L'animal paraît en torpeur..
12 h. 30 L'animal paraît en torpeur.
13 h. 05. L'animal paraît en torpeur. T. R. = 34.
13 h. 10. L'animal se couche sur le côté, les pattes contracturées.
13 h. 12. Le cobaye reprend sa position primitive.
13 h. 35. Même état.
13 h. 50. Le cobaye tombe sur le côté, HOEn de. fuite.
GOBAYE. de 8or gr... R="30:r.
18 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait frais d’ pe se totale de bœuf dilué à 1.4.
Immédiatement après l'injection, agitation.
18 h. c5. L'animal est très excité.
18 h. 10. Respiration rapide, poil hérissé. T. R 100!
18 h. 25. Etat léthargique de l’animal, qui répond aux excitations par (des cris plaintifs, légère glucosurie, respirations : r00 à la minute. T. R. — 38.0.
T8. h-503-2Meéme talents
18 h..45. Même état — 36.3.
19 h. Même état. = 36.4.
19 h. 35. Pas de changement.
Le lendemain l'animal est normal.
+, He
COBAYE,de-650: gr. T. FR: — 38:5:
14 h. Injection de 0,2 cm3 de Pituiglandol d'Hojfmann la Roche à 1.4.
Immédiatement après l'injection, agitation, mouvements rotatoires en aiguille de montre, de gauche à droite.
14 Dh. 05. Torpeur.
T4 h:15, Même état. TR. 2 3
14 h. 30. Même état. T. R. = 37.9.
14 h. 45. Même état.
‘15 h. 15. Même état. T. R. = 36.5.
19 h. 45. Le cobaye paraît moins abattu. T. R. = 36.7.
16 h. 15. Le cobaye paraît redevenu normal. — T. BR. in
COBAYE deoc sr TR = 390:
o h. Injection de 0,2 cm3 de pituiglandol dilué à 1,10, injecté dans les deux ventricules latéraux.
Immédiatement après l'injection, pas d'excitation, mâchonnement. ;
o h. 05. L'animal est immobile dans un état de torpeur. ne
o h. 13. Le cobaye ferme les yeux.
o h. 25. L'animal ne peut plus tenir sur ses pattes, s'appuie de tout son corps et de sa tête sur le sol.
o h. 35. Toujours prostré, réflexe diminué. T. R. = 39.
o h. 4o. Même état.
1 h. 4o. Légère glucosurie.
1 h. 42. On injecte 0,2 cm3 d'extrait postérieur d'hypophyse de bœuf dilué à 1,5.
Immédiatement après l'injection, brusque secousses de animal} TR: =:98:8.
1 h. 45. Torpeur extrème.
2 h. 15. Très forte glucosurie.
2 h. 30. Etat léthargique.
3 h. 05. Même état, hérissement des poils. T. R.=34.2.
To
3 h. 25. Même état de torpeur profonde. T. R. = 32.7.
4 h. 25. Mème état.
14 h. 30. Même état.
15 h. Incontinence d'urine, poils hérissés.
15 h. 10. L'animal, qui semble en léthargie complète, me touche pas à la nourriture que l’on place devant lui. TRES |
22 h. 30. Même état, l'urine ne présente plus trace de glucosurie. T. R. — 35,5.
ho h. 30. Etat de somnolence, pas de glucosurie. T. KR.
48 h. 30. Incontinence d'urine, hérissement des pois, état léthargique. T. R: — 33.6.
88 h. 30. Tremblement et faiblesse extrême. T. R.=37.
90 h. Mort de l'animal.
COBAYE de 450 gr. T. R. = 38.
18 h. Injection sous-cutanée de 0,2 cm3 de pituiglandol dilué à 1,4. |
Immédiatement après l'injection, rien de particulier.
18 h. 65. L'animal est immobile. :
18 h. 30. Même état.
18/h201Lésère, slucosurie TRE 70e
Le lendemain, 16 heures après l’injection, l’animal paraît normal. |
4o heures après l'injection on trouve le cobaye mort.
COBAYE 1.050 gr.
10 h. Injection de 0,5 cm3 sous-cutanée, d'extrait frais de lobe postérieur dilué à r,4.
Immédiatement après l’injection rien de particulier.
10 h. 10. Rien d’anormal,
10 h. 0. L'animal paraît normal.
to h. 30. L'animal paraît normal.
COBAYE de 470 gr. T. R. = 36.5.
16 h. Injection sous la dure-mère d’arrière en avant de o,2 cm3 d'extrait frais de lobe postérieur d'hypophyse de bœuf dilué à :r,4.
Immédiatement après l'injection, rien de particulier.
16 h. 05. Animal légèrement abattu.
16 h. 25. L'animal reste tranquille, les yeux mi-clos.
16 h. 35. Tremblements. Dès qu'on touche l'animal il se met à courir.
16 h. 45. Rien de particulier.
16 h. 5o. Hérissement des poils.
18 h. 55. Animal normal. Légère glucosurie.
COBAYE de 445 gr. T. R. = 38.
14 h. Injection hypodermique de 0,5 em3 de Pituiglandol dilué à 1,4.
Rien (de particulier après l'injection.
14 h. 05. Animal normal.
re h: 10. Tremblements. L'animal court de tous les côtés. Aie
14 h. 15. Animal normal. T. R. = 38;r.
14 h. 20. Même état.
14 h. 4o. Même état.
15 h. Animal normal. T. R. = 39.
Le lendemain l'animal est tout à fait normal.
Les résultats que nous venons de rapporter montrent que d'une manière générale, l'injection des extraits du lobe antérieur de l’hypohyse soit à l’état frais, soit à l’état bouilli, ne produit qu'une excitation légère et très passagère, accompagnée d'une très faible diminution de la température. À part cela, l'animal ne présente rien d’anormal dans les 24 premières heures qui suivent l'injection. { ;
En ce qui concerne les suites éloignées, nous devons signaler que l'extrait du lobe antérieur a produit la mort beaucoup plus fréquemment que l'extrait du lobe postérieur. |
Quant aux injections d'extrait du lobe postérieur, elles ont produit, d'une manière constante, les phénomènes suivants
Après une prémière phase d’agitation très courte (quelques secondes), immédiatement après l'injection intraventriculaire de l'extrait, on constate généralement une deuxième phase de longue durée caractérisée par un engourdissement progressif, une grande torpeur, une immobilité absolue de l'animal qui semble en léthargie. (Les chiens dorment debout sur leurs pattes, manquant de tomber de temps en temps). En même temps, on constate de la faiblesse du train postérieur, de la glucosurie, ainsi qu'un abaissement très notable de la température tombant parfois au-dessous de 30 T. R,
Ces résultats nous incitent à croire que les manifestations psychiques, ainsi que le sommeil léthargique attribué par Borchard, Renon, Sandri, Dedille, Holstein, à l'extrait total de la glande sont en réalité dûs à l’action du lobe postérieur. ;
De même, le phénomène d’hibernation attribué par
ND 7 dr)
-Cushing, Goetsch, Gemelli, à l'intervention de l’hypo-
physe paraît, d’après nos expériences, être exclusivement déterminé par l’action de la sécrétion interne du lobe postérieur.
D'autre part, nous ne retrouvons pas, dans nos expériences, l'hyperthermie signalée par Cushing, Rosc et Mauret et-attribuée par Cushing au lobe postérieur.
Bien au contraire, nous avons régulièrement constaté une très forte baisse de température pouvant tomber audessous de 30°.
En ce qui concerne la glucosurie, nos expériences con-
cordent avec celles de Borchard, mais sont en opposition avec celles de Bernstein et Falta.
- L'injection de l'extrait de la glande totale a également produit les symptômes auquels on était en droit ide s’attendre, c'est-à-dire à peu près les mêmes résultats que ceux obtenus avec les extraits du lobe postérieur.
Quant à l'injection sous-cutanée, soit de Pituiglandol, soit de l'extrait du lobe postérieur de l’hypophyse, l'effet a été nul avec des doses deux à trois fois supérieures à celles qui, en injection intra-ventriculaires, avaient produit des effets caractéristiques.
Cette différence qui se manifeste entre les résultats obtenus par l'introduction directe dans le système ventriculaire et l'injection faite dans la circulation générale, peut s'expliquer soit par le fait que la barrière hématoencéphalique empêche la pénétration de la substance active dans la masse nerveuse, soit que la concentration de la substance active dans le sang soit trop faible pour produire effet sur les centres nerveux.
Il est particulièrement intéressant de noter que l'injection sous la dure-mère d'extrait du lobe postérieur est restée sans effet, alors que l'injection de la même dose, dans le ventricule, a provoqué des effets manifestes. Cette observation nous montre bien la supériorité du procédé consistant à faire des injections intra-ventriculaires lorsqu'il s’agit d'atteindre la masse nerveuse.
La Thyroïde
Au point de vue anatomique, la thyroïde est bien connue, aussi nous paraît-il inutile d'insister; quant à son rôle physiologique, on considère la thyroïde comme appartenant à la catégorie des glandes à sécrétion interne.
L'hypothyroïdisme, qu’il provienne d'une atrophie de la glande ou de Ja thyroïdectomie (Schiff) produit des phénomènes constants, dont l’ensemble constitue le myxoœdème; cel état est caractérisé essentiellement par le dessèchement et l'épaississement de la peau, la tendance à la chute des poils, une diminution du tonus musculaire et de pouvoir thermo-régulateur de la peau. (Lorrain et Smitt), ainsi qu'une élévation du seuil d'assimilation des hydrates de carbone; on s'aperçoit, en outre, que le système nerveux est fortement affecté.
Chez l'enfant, l’hypothyroïdisme détermine un arrêt de développement portant spécialement sur le squelette; ie cartillage des os reste, en effet, longtemps incomplètement ossifié. Le développement des organes génitaux est également retardé, les téguments sont gonflés. L'enfant devient idiot, probablement par arrêt de développement cérébral : c’est le crétinisme.
En ce qui concerne les corrélations de la thyroïde avec les autres glandes, il faut mentionner en premier lieu les rapports avec les glandes génitales.
La thyroïde s’hypertrophie à la puberté, aux périodes menstruelles et dans la grossesse. D'autre part, à la suite
— 29 re)
de la thyroïdectomie, on constate un ralentissement dans le développement des glandes génitales, déterminant un état d'infantilisme.
L'ablation du pancréas augmente la substance colloïde de la thyroïde. La glucosurie provoquée par l’extirpation du pancréas disparaît si lon pratique la thyroïdectomie.
La thyroïde à également des rapports importants avec les capsules surrénales. La thyroïdectomie diminue l’activité de la sécrétion surrénale: Par contre, l'injection intra-veineuse de l'extrait thyroïdien provoque une augmentation de l’adrénaline dans le sang. D’après Ott et Scott, la sensibilité à l’adrénaline serait augmentée par la sécrétion thyroïdienne. En outre, des rats nourris avec de petites doses de corps thyroïdes desséchés ont, au bout de 4o jours, présenté de l’hypertrophie des capsules surrénales, portant surtout sur la substance corticale. :
Nous avons déjà parlé des rapports de la thyroïde avec l'hypophyse dans le chapitre précédent. Rappelons seulement que l’ablation ou l’atrophie de la thyroïde a @es effets très nets sur le corps pituitaire qui, non seulement subit une hypertrophie, mais encore montre des signes très visibles d’hypersécrétion.
L'administration de corps thyroïde par voie bucale détermine une disparition rapide du glycogène du foie, sans que pour cela il y ait de la glucosurie. corse ei Cramer.)
Chez l’homme normal, l’administration d'extrait thyroïdien produit un abaissement de la pression sanguine, mais, par contre, chez le diabétique, on constaterait une augmentation de cette même pression sanguine.
. L'addition de glande thyroïde à la nourriture produit chez les animaux une augmentation du métabolisme azoté et provoque un diminution du tissu adipeux.
Chez les tétards, la métamorphose est remarquablement,accélérée par l'administration de thyroïde.
Chez les chats nourris avec de la thyroïde on a conslaté une augmentation des cellules pancréatiques avec mitoses. (Kojima.)
L'administration prolongée de thyroïde arnène un. amaigrissement et souvent de la glucosurie. Dans les cas extrêmes, on peut avoir d’autres effets attribuabies à une excitation du sympathique cervical, comme l’exophtalmie et la mydriase. Parfois, il s’y ajoute de l'agitation psychique, de l’insomnie, ainsi que des tremblements dans les membres. On peut provoquer également une forte hypertrophie du cœur .(Hosking et Hering.) En résumé, le syndrome du goître exophtalmique.
Beaucoup ide ces symptômes ont été attribués à une hypertrophie probable des capsules surrénales avec surproduction d’adrénaline.
Quant aux injections intra-veineuses d'extrait thyrotdien, le résultat immédiat est une chute très accentuée, mais passagère, de la pression sanguine dûe en grande partie à la dilatation des vaisseaux périphériques. Ce phénomène ne se produirait pas chez le lapin d’après Asher.
L'abaissement de la pression sanguine est tout aussi marqué après l’administration d’atrophine, de sorte que cet effet n’est pas dû au nerf vague.
COBAYE de 85o)gr. TR. = 37,7.
10 h. Injection de 0,2 cm3 d’extrait frais de thyroïde de bœuf dilué à 12,5.
Immédiatement après l'injection, rien de particulier.
10 h. c2. Le cobaye cherche à se sauver.
10 h. 05. Mächonnement l'animal va et vient.
10 h. 10. L’agitation diminue.
10 h. ni L'animal paraît abattu. T. R. — 36,8.
10 h. 45. Même état. T. R. = 36,2.
40 h. 55. Immobilité. T. R. = 36,2.
11 h. 05. Même état. T. R. = 35,9.
11 h. 30. L'animal est moins abattu.
12 h. L'animal paraît tout à fait remis. T. R. = 38.
COBAYE de 660 gr. T. R. = 37,5.
11 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait Doubs de thyroïde de bœuf, dilué à 1.2. !
{Immédiatement après l’injection, grande agitation, cris, le cobaye cherche à se sauver.
11 h. 05. L'animal est calme. T. R. — 35,5.
11 h. 25. L'animal est prostré et abattu. T. R. = 34,3. 12h40: L'animal est remis TR) =:373
COBAYE de 480 gr. T. R. = 38,7.
13 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait frais de thyroïde de porc dilué à 1.2.,
Immédiatement après l'injection, rien de particulier.
13 h. or. Soubresauts.
13 h. ob. L'animal est calme .
13 h. 10. Même état. T. R. — 3
14 h. 10. Même état. T. R. = 37.3,
15 h. L'animal est immobile, T
L'animal meurt dans la nuit.
COBAYE de 570 gr. T. R. = 38,0.
10 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait frais de thyroïde de porc dilué à 12,5.
Gore
Immédiatement après l'injection, très forte agitation. Mouvements de fuite, contracture des pattes.
10 h. 05. L'animal est remis. T. R. = 38.
10 h. 20. L'animal est calme. T. R. = 37,8.
F0: 1954 Mème. TeR TS
13 h. 05. L'animal est immobile. T. R. = 37,2.
Le lendemain l'animal est normal. *
COBAYE de 525 gr. T. R. = 38,0.
10 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait bouilli de thyroïde de porc dilué à 1.2,5.
Immédiatement après l’injection, rien de particulier.
12 h. 45. L'animal paraît normal. T. R. = 37,5.
12 h. 55. L'animal reste immobile, les yeux fermés. OR = R07308
13 h. 15. L'animal est hébété.
15 h. Faiblesse très grande.
17 h. 10. L'animal meurt,