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is ie que Hpre l'affection n’est pas très douloureuse et quele malade n’est pas pusillanime, on peut faire
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ri jection sans aucune anesthésie. +04 $
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no 20 LE CARRE Hors
Pur pénètre dans l'articulation, le QRT HER est obligé d'en mettre la face antérieure à nu.
4 Dans les arthrites très douloureuses et immobilisées De depuis longtemps, le chirurgien pourra profiter du som-
M E l'articulation et FOnE les pe ed pHRURTSS a
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d | ccpendint que l'on pourra uliliser soit le Hloroten as soit l'anesthésie par la slovaïne en injection intra-rachi=
Fr ONE injecté.
né Le liquide employé dans toutes nos observations 4 était : de la vaseline chaude.
La température de 40° en effet liquéfie la vaseline et en”. le facilite grandement l'injection.
= La vaseline ann re tout d'abord
de Mer Elle sera en outre soigneusement stérilisée à à l'a toclave.
La quantité de vaseline injectée varie suivant l'impoi k tance des articles que lon,a à traiter. La plus petite dose | F qui ait élé employée fut de deux centimètres cubes (Obs. | la plus forte de dix centimètres cubes (0bs. VI et DO 1e
.. En général la dose, de 4 à 5 centimètres cubes suflit pour
l'articulation de l'épaule. Pour la hanche et le genou, on. pourra aller jusqu'à 8 ou mème 10 centimètres cubes d sr
| vaseline. Nous n'avons d ‘ailleurs pas remarqué de rappor rt
2 direct HE la ne de vaseline injectée et la rapidité
+) La serinque. — À la rigueur on peut se M É
Luër si facile à aseptiser. On emploiera une seringue à une contenance de 2 centimètres cubes ; le seul inconvénient c'est qu'on aura à la recharger deux ou trois fois et que pendant ce temps la vaseline peut se figer dans le conduit de l'aiguille. Mieux vaut la seringue du Luër, qui, d'un seul coup pourra émmagasiner la dose nécessaire. B) L'aiguille. — L’aiguille en platine irridié aura de 5 Fa à 9 centimètres de longueur, les aiguilles à rachi-cocaïni- | sation remplissent loutes les qualités désirables. L'impor- À tant est de ne pas employer un instrument dont le dia- fe MC” mètre serait trop fin, car dans ce cas, l'injection de vaseline 2 is
pourrait présenter certaines difficultés.
Ji 4-2 9
Inutile d'ajouter que séringue et aiguille auront été sté-
rilisées à l’autoclave.
Manuel opératoire :
2) Epaule. — L’'injection int aNibE Te de vaseline stérile dans l'articulation de l'épaule est des plus facile.
C'est l'acromion qui sert de point de repère. Lorsque le chirurgien l’a bien senti, il fait porter le bras du malade en abduction. Puis à 1 centimètre et demi au-dessous de l'acromion, il enfonce l'aiguille non montée en pleine articulation. Au bout de quelques secondes quelques gouttes de synovie s’écoulent par l'aiguille donnant ainsi la certitude que l’on est bien dans l'articulation.
On adapte alors la seringue remplie de vaseline à l'embout de l'aiguille ét l'on pousse doucement l'injection. Lorsque toute la vaseline est passée dans l’article, l'aiguille est retirée d’un coup sec et son orifice d'entrée est obluré avec du collodion. |
8) Hanche.
et eu égard aux énormes masses musculaires qui la mas-
Etant donné la profondeur de l'articulation
quent'en arrière et en dehors, aux gros vaisseaux qui courent sur sa face antérieure, il est nécessaire de découvrir tout d'abord l'articulation. k
M. Delagénière pratique une incision antérieure, il récline en dedans le nerf crural et les gros vaisseaux, en dehors le psoas et ayant ainsi mis à nu le ligament iliofémoral antérieur, il enfonce l'aiguille à travers ce ligament et pousse l'injection.
Les plans superficiels sont alors suturés.
) Genou. — De mème qu'à l'épaule l'injection est très
simple car l'articulation du genou est très mal protégée sur sa face antéro-latérale. On sait, en effet, que lorsque la jambe est légèrement fléchie sur la cuisse, le sommet de la rotule correspond à l’interligne articulaire. I suffit done, après avoir reconnu l’interligne articulaire et pour faire pénétrer l'aiguille en pleine articulation, il suffit d’enfoncer l'instrument au ras du bord externe du ligament rotulien à un niveau correspondant au sommet de la rotule.
Le sommeil du malade établi, le chirurgien profitera de l’anesthésie pour rompre doucement les adhérences articulaires et pour faire exécuter à l'épaule, à la hanche, au
genou tous leurs mouvements physiologiques.
Suiles opératoires :
Les complications sont nulles ; dans aucun cas nous n’en avons eu à observer. La température est restée toujours normale et la vaseline bien tolérée.
Quant à la douleur elle a cessé très rapidement et quelques heures après l'injection, quelquefois même dès le réveil, les malades ont pu exécuter des mouvements impossibles depuis longtemps.
D'ailleurs, le retour presque immédiat des fonctions articulaires s'explique facilement par la disparition des douleurs. Cette absence de réaction opératoire à permis de
commencer les séances de massage dès le lendemain de
Finjection pour l'articulation de l'épaule et du. genou et dès le troisième jour, pour celle de la hanche.
De là, on peut conclure à la parfaite innocuité de l’intervention.
PE VAR ee
D'autre part à l'encontre de ce qu’on aurait pu supposer a priori, les améliorations obtenues ont persisté.
Nous avons avant de commencer notre travail revu des malades injectés depuis deux à trois ans; chez tous la gué-
rison se maintenait.
Mode d'action de la vaseline :
C'est de double façon que la vaseline nous à paru exercer Son action.
1° Action mécanique.
Dans l’arthrite sèche le liquide synovial est toujours en petite quantité: de plus, il est moins onctueux, moins filant que leliquide synovial normal. Lorsque sous l'influence d’une poussée aiguë le liquide augmente en quantité jusqu'à constituer une hydarthrose, il n’en reste pas moins séreux et par conséquent ne remplit pas ou ne remplit qu'imparfaitement le rôle qui lui est départi, c’est-à-dire la lubréfaction des surfaces articulaires. j
L'action de la vaseline va donc être d'opérer un « graissage » artificiel de l'article malade : elle va suppléer à ce que le liquide synovial a d’insuffisant et permettre aux surfaces articulaires si dépolies soient-elles de glisser aisément les unes contre les autres et cela en formant à la surface des cartilages articulaires une sorte de vernis protecteur.
La rapidité de la disparition de la douleur dès que l’injection de vaseline est faite vient d’ailleurs corroborer cette hypothèse.
20 Action physiologique.
L'action mécanique de la vaseline semble donc bien
démontrée, mais ce n’est pas là le seul effet que produise le liquide injecté. La persistance de l’amélioration au bout de plusieurs mois, voire même d'années, permet d’admettre que la vaseline joue dans l'articulation un autre rôle plus complexe. ! :
L'huile de vaseline agirait directement sur la synoviale en produisant une inflammation active el une nutrition meilleure des tissus, et de cette façon, aurait sur l’arthrite sèche une heureuse influence par l'augmentation de la vitalité du cartilage etsa réparation.
On sait, en effet, qu'après l'injection de vaseline dans les tissus, il se produit une réaction cellulaire plus ou moins intense, l'appel leucocytaire ainsi obtenu aurait un effet curatif des plus marqués.
Indications et contre-indications :
L’injection intra-articulaire de vaseline est indiquée dans lesarthrites sèches d’origine rhumatismale :
1° Dans les arthrites sèches de’ l'épaule, la méthode, nous à constamment donné des résultats merveilleux. Elle est surtout indiquée dans les arthriles à forme douloureuse, entraînant une impotence fonctionnelle marquée.
20 Dans les arthrites sèches de la hanche (coxarthrocaces) l'injection de vaseline à d’une manière constante supprimé les douleurs, mais les résultats fonctionnels ont toujours été inférieurs à ceux qui ont été oblenu dans les autres articulations.
3° Dans l’arthrite sèche du genou, la méthode est d’une innocuité si absolue que c’est à peine si l'on peut parler