À. = MÉDICAL
«) Général:
Lancereaux a préconisé l'emploi du sulfate de quinine. Il se donne à doses faibles, mais longtemps continuées.
D’autres thérapeutes donnent leur préférence aux com posés arsénicaux ainsi qu'à l'iode et aux iodures.
Lasègue commençait par VI gouttes de teinture d'iode et prétendait arriver au boul de quelques jours à en faire supporter 5 à 6 grammes. \
Cette dose est évidemment exagérée: à partir de XL gouttes on observe des phénomènes d'’intolérance (Le Gendre). L'arsenic à haute dose soit sous forme de liqueur de Fowler ou même de liqueur de Boudin, voire même en injections sous-cutañées (cacodylates) est bien mieux supporté.
L'iodure de potassium à doses faibles mais continues est parmi les médicaments celui qui donne les meilleurs résultats. Il est facile de l’associer à l’arsenic.
On peut employer également l’iodure sous forme d'iodure de fer.
AQU
Bien entendu une médication tonique et reconstiluante
complètera l'action des médicaments précédents. $
8) Traitement thermal :
Au début de l'affection, le malade relirera un sérieux bénéfice d’une cure hydro-minérale.
Citons tout d’abord les eaux hyperthermales à minéralisation indéterminée telles que Néris, Bagnoles de l'Orne, Plombières qui conviennent aux formes rapides et douloureuses de l'affection.
Les eaux sulfureuses d'Aix, de Cauterets, de Barrèges, de Luchon seront indiquées dans les formes lentes et torpides.
Les boues végélo-minérales de Dax, de Barbotan, de Saint-Amand employées, soit en bains entiers, soit en demi-bains ou en applications locales ont une action indiscutable.
Citons encore les eaux arsénicales de la Bourboule, et du Mont Dore et surtout les eaux chlorurées sodiques chaudes (Bourbon-Lancy, Bourbon-L’Archambault, Bourbonne) ou froides (Salins, Salies de Béarn).
L'action des premières est très profonde et c’est à ces eaux chlorurées sodiques chaudes que M. Albert Robin
donne la préférence.
Traitement local :
Il doit viser avant tout à mobiliser les articulations malades, il faut donc prohiber les appareils or{hopédi- | ques et ne les tolérer qu’en cas de laxité extrême des liga-
ments articulaires.
EPA — /
En revanche, le massage donne d'excellents résultats, chaque séance sera suivie d'exercices actifs et passifs des membres atteints. Le massage peut être employé également dans le bain ou sous la douche ; telle la douche massage d’AIx.
Growitz et Suchard ont obtenu d'excellents résultats des bains de sable chaud.
Enfin lorsque l’arthrite se complique d’atrophie muscu laire, les courants induits sont utiles pour redonner aux muscles leur vigueur.
Bien entendu la révulsion locale : application de teinture d’iode, de pointes de feu est indiquée au moment des paroxysmes.