‹ Injections intra-rachidiennes De Sels MercurielsChapitre 26 sur 38 · EE · texte numérisé non relu

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etlocal est fort bon. Le malade marche sans aide, sans trembler, tout droit, s'appuyant cependant un peu plus sur le pied droit que sur le gauche. Très peu de trépidation. Réflexe patellaire beaucoup moins exagéré. Peau

normale aux points d'injection.

OBSERVATION IX (Scherb)

M. Mor..., âgé de cinquante-quatre âns, présentait, à la fin de 1899, le syndrome cérébelleux, avec le grand vertige, propulsion subjective, hallucinations auditives, siflement dans les oreilles, attaques apoplectiformes. Ces symptômes s'étaient assez rapidément installés, s’accompagnant de céphalée nocturne atroce, d’un peu d'amblyopie et d’une obnubilation intellectuelle telle que toute lecture et toute conversation étaient devenues impossibles. Mais le symptôme le plus curieux était une polyurie azoturique qui donnait 10 litres et 150 grammes d'urée environ. Ni sucre, ni albumine. M. Mor... resta vingt mois sans autre traitement que le bromure ou l’antipyrine, qui lui donnaient quelque soulagement général. Lorsqu'il entré à l'hôpital, on constate une série de nodules de consistance gommeuse siégeant à la nuque - et à la surface de la bosse occipitale gauche, correspondant au siège même de la céphalée nocturne. Et bien que M. Mor... affirmait n'avoir jamais contracté la syphilis, on le soumit au traitement par les frictions. Au bout de quinze jours, aucune amélioration .ne survenant, on fit, pendant une semaine, des injections intraveineuses, de cyanure de mercure (1 centigr. pro die). Au bout de

ce temps, aucun changement ne survenant, on employa

LIRE, La

la méthode des doses massives de Rokhorov, et par la voie épidurale, on fit trois injections, la première de 60, la deuxième de 50, la troisième de 4o centimètres cubes, à dix jours d'intervalle chacune environ, à partir du 15 août 1901.

La céphalée s’amende la première, puis les nodules gommeux de la région cervico-occipitale.Le malade put dormir à nouveau, se livrer peu à peu à des travaux, à des lectures, reprendre sa profession de journaliste. Le syndrome urinaire fut plus long à disparaître. Après quelques oscillations, de 6 litres les urines baissaient définitivement à 1.500 grammes, avec 21 grammes durée au 5 octobre. À dater du 20 septembre jusqu’au 15 novembre, le traitement fut poursuivi par les frictions mercurielles et le KI, ce dernier à la dose de 4 grammes par jour.

Il n'y eut pas de salivation. Mais, consécutive aux injections épidurales, survint une pollakiurie douloureuse, due vraisemblablement à un peu de névrite des radicules qui se distribuent au col de la vessie et à l’urètre, et que le biiodure avait dû enflammer dans leur court trajet à

travers le haut de l’espace sacré épidural.

OBSERVATION X (Sion et Ducros)

M..., âgé de trente-quatre ans. Pas detares nerveuses. Syphilis en 1898. Chancre induré préputial avec adénite inguinale dure un mois au bout duquel M. Fournier prescrit des pilules de protoïodure et 4 grammes d’iodure. Ce traitement est suivi pendant sept semaines.

Deux mois après le chancre, céphalée continuelle

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pendant un mois ; en même temps, courbature lombaire, bourdonnements d'oreilles, alopécie légère.

Trois mois après le chancre, roséole légère du tronc et du cou. ayant duré un mois environ, et accompagnée d'une éruption impétigineuse du cuir chevelu,

Huit mois après le chancre, fourmillements dans les jambes ; douleurs fuigurantes le long des sciatiques. Arthralgie et œdème de toutes les jointures pendant un mois. À Saint-Louis, on lui donna des pilules de protoiodure de mercure et de l'iodure de potassium. Il prit les pilules pendant six semaines et continua toujours l’iodure.

Dix mois après le chancre, ses jambes fléchissent, deviennent raides. Difficulté à se tenir debout. Quelques crampes dans les mollets.

Deux ans après le chancre,réapparition de la céphalée, la paraplégie augmente ainsi que la raideur. Démarche spasmodique ; les douleurs persistent.

Séjour de quatre mois dans le service de M. Ballet qui lui fait des injections hypodermiques de-calomel, et 4 grammes d’iodure. Les douleurs disparaissent complètement. Pas d'amélioration des troubles moteurs.

Nouvelle poussée douloureuse à la fin de 1907. Il entre

à la Salpêtrière en juin 1902. Aspect général bon. Para-

plégie spasmodique. Démarche spasmodique. Trépidation

spinale spontanée. Force musculaire diminuée. Pas d’atro-

phie musculaire notable. Pas de troubles de la sensibilité cutanée.

Réflexes tendineux exagérés surtout à droite.

| Réflexes cutanés faibles, à peu près nuls.

Aux membres supérieurs, réflexes forts. Quelques con-

tractions musculaires des pectoraux. Rien aux yeux- Sphincter vésical : besoins impérieux d'uriner,

Traitement. — D'abord frictions mercurielles. Pas d'amélioration.

7 mars 1903. — M. Sicard lui fait une injection sousarachnoïdienne de 2 milligrammes de biiodure de mercure (IT gouttes dans 4cemc. de liquide céphalo-rachidien). Immédiatement après le malade éprouve des douleurs très vives jusqu'au soir. Ces douleurs persistent toute la nuit, mais avec moins d'intensité. Le malade garde le lit le lendemain. et elles disparaissent peu à peu.

21 mars. — Le malade qui n’a encore reçu qu'une

piqûre se trouve très bien.

OBSERVATION XI (Sicard et Ducros) ,

A... vingt-six ans, nerveux épileptique. Syphilis à vingt-quatre ans. Traité au moment du chancre pendant trois mois avec pilules de protoïodure.

Deux mois après le chancre roséole, angine, céphalée. Pendant deux mois, traitement: dix frictions mercurielles. }

Quatre mois après le chancre : parésie du bras gauche, puis de la jambe du même côté.

Huit mois après le chancre (mars 1902), ictus avec perte de connaissance : aphasie, hémiplégie. A Saint-Louis, on lui fait le traitement spécifique pendant deux mois ; l'aphasie disparaît, mais l'hémiplégie persiste.

Il entre en mai 1902 à la Salpêtrière, où l’on constate

une paraplégie incomplète avec clonus ; de l’exagération

mr 91. —

des réflexes aux membres inférieurs surtout à gauche et au membre supérieur ganche. Orteils en extension. Grosse contracture des membres au côté gauche. Contracture plus légère du membre inférieur droit. Parésie au facia. inférieur gauche. Pas de troubles sensitifs. Pollakiuriel Lenteur des mictions,. ,

Obnubilation intellectuelle considérable,

Traitement. — Deux séries de frictions mercurielles : légère amélioration des troubles sphinctériens et de la paraplégie du côté droit. Au contraire, persistance de l’hémiplégie du côté gauche.

7 mars 1903. — M. Sicard lui fait une injection sousarachnoïdienne de 2 milligrammes de biiodure de mercure (II gouttes dans 5 cmc. cubes de liquide céphalo-rachidien). .

Le malade éprouve quelques fourmillements douloureux dans les membres inférieurs : ces troubles dispa-

raissent après une nuit de repos.

OBSERVATION XII (Sicard et Ducros)

C. B..., âgé de quarante-quatre ans, employé chez un distillateur. Père éthylique. Mère très nerveuse. Luimême est assez nerveux et a fait abus d’alcool. Il a du reste tous les :signes d'intoxication éthylique. Tremblements des mains, pituites, cauchemars.

Syphilis en 1880 pendant son service militaire. Soigné à l'infirmerie du régiment pendant un mois. Pas d'accidents

secondaires.

Erysipèle du cuir chevelu en 1896 et à la suite céphalée

surtout nocturne.

Vingt-deux ans après le chancrc (août 1902), sensation de brûlures au niveau de l'estomac pendant un mois et demi. En même temps, rétention d'urine pendant un mois qui a nécessité le cathétérisme le 15 septemb er 902. Affaiblissement des jambes accompagné de fourmille ments. La jambe gauche fut prise la première, et trois ou quatre jours après la jambe droite. Il prend 3 grammes d’iodure de potassium par jour.

30 octobre 1902. — IL entre à la Pitié où on lui donne 6 grammes d’iodure pendant quinze jours et quatre piqûres de calomel ; le malade allait mieux. La dose fut diminuée et il ne prit plus que 4 grammes d’iodure pendant trois mois ; en même temps on lui fit quatre piqûres de hiiodure : les symptômes s'aggravent et le malade marche moins facilement. On supprime les piqûres de biodure. A ce moment le malade constata un peu d'incontinence d'urine.

Il entre le 11 mars à la Salpêtrière . Etat général paraît bon. Réflexes tendineux exagérés surtout à gauche. Réflexes cutanés faibles ; clonus inépuisable à gauche, moins marqué à droite, orteil en extension à gauche. Léger degré de Romberg. Démarche légèrement spasmodique. Il détache son pied du sol avec peine et de temps en temps râcle le sol avec la pointe du pied gauche. Aucun trouble de la sensibilité, peut-être un peu d'hyperesthésie à gauche. |

Rienaux membres supérieurs, simplement réflexes forts. Troubles des sphincters : incontinence d'urine. Constipation rebelle, le malade ne va à la selle qu'avec des purgatifs. | \

14 février 1003. — M. Sicard lui fait une injection sous-

arachnoïdienne de biiodure (IL gouttes dans 5 cme. de

liquide). Quelques fourmillements dans les membres. infé-

rieurs .

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