AVERTISSEMENT VU
appareil d'érudition, ce qui ne veut pas dire que je n'aie pas fait œuvre d'érudit. Il n'est pas une ligne de ces livres qui ne soit fondée sur un texte, et pas un chapitre où l'on n'ait mis à profit les résultats acquis par la science et la critique contemporaines. Il M ait certainement qui m'ont échappé, mais pmit-ëtre me pardonnera-t-on ces oublis, si Vûm songe que j'avais à retracer une action politique et religieuse qui s'est étendue, pendant dix-huit ans, à toute l'Europe du moyen ige et aux pays asiatiques de la Méditerranée. En tout cas, il m'a paru nécessaire d'ineérer, dans ce dernier volume, un aperçu des sources principales et des ouvrages modernes les plus importants que l'historien d'iBBOcent III est tenu d'utiliser.
Un répertoire aussi vaste, où il est question de tant de personnes et de localités diverses, ne pouvait se passer d'une table.
Je l'ai dressée aussi complète que possible, dans l'espoir qu'elle rendra service, même aux érudits qui auraient à faire des recherches
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spéciales sur l'époque où vécut Innocent III. Dans les Additions et corrections j j'ai tenu compte des critiques qui m'avaient été adressées : mais j'avais déjà corrigé quelques erreurs ou réparé quelques omissions en ' éditant à nouveau les deux premiers volumes,' et j'agirai de même, s'il y a lieu, pour les autres rééditions..
Mieux que personne, j'ai conscience des défauts d'une œuvre comme celle-ci. Ils tiennent, en grande partie, à deux faits. Le premier est qu'en entreprenant de raconter certains épisodes de l'histoire d'Innocent III, je n'avais pas, au début, l'intention très ferme d'étendre le récit à l'ensemble de ses actes politiques. C'est l'accueil favorable fait aux deux premiers volumes qui m'a conduit à Aiouloir les compléter. Le second point, c'est que j'ai dû suivre l'ordre des matières, et non Tordre chronologique. On me l'a reproché. L'historien qui se fait le biographe d'un pape, à une époque où la papauté était le pouvoir universel, manque, a-t-on dit, au
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premier de ses devoirs, s'il ne montre pas Tautorité pontificale s'exerçant, à la fois, selon la succession des événements, sur tous les points du monde chrétien. Il s'éloigne ainsi de la réalité. Il ne nous révèle pas, dans sa vérité intime et vivante, la complexité du moyen âge, de ses organismes et de ses fonctioiui. Sans compter qu'en détoupant ainsi, par tranches, la matière d'un pontificat, il s'expose à des redites que l'ordre chronologique lui eût permis sûrement d'éviter.
L'objection est sérieuse, et il ne fallait pas attendre qu'on me l'opposât. Aussi, avant de rien écrire, Tavais-je méditée longuement, mais pour aboutir à cette conclusion très arrêtée que, s'il est infiniment logique de raconter année par année l'œuvre d'Innocent III, comme l'a fait Frédéric Hurter, son premier historien, il n'est pas moins certain qu'on arrivera toujours, par cette méthode, au même résultat, c'est-àdire à faire un livre qui se consulte, mais ne