‹ Innocent XIChapitre 186 sur 430 · LE PAPE APPROUVE LA PROTESTATION · texte numérisé non relu

LE PAPE APPROUVE LA PROTESTATION

alla mia protesta, che si registrerà non solo nella Cancelleria d'Austria, e del Regno, ma in tutte quelle de' Vescovi. Stimo dunque di potermi rallegrare con V. E., che siamo usciti da questa tempesta, col gettito di poche cose : e con riverente devozione bacio à V. E. ecc.

Le 9, il informe que la Diète a clôturé lundi ; que S. M. a souscrit à tous les articles, qui lui furent présentés avec les formalités et cérémonies habituelles. On a distribué les charges du royaume entre les magnats à vie, tandis qu'on les donnait avant par commission ; de sorte que le clergé et les hérétiques voulaient protester, mais S. M. le défendit afin d'éviter toute confusion. Toutefois, les hérétiques ont présenté, d'une manière privée, un mémorial sans en obtenir aucun résultat. S. M. par son discours de clôture de la Diète a obtenu un succès qui attendrit tout le monde jusqu'aux larmes. Et, le même jour, il ajoute qu'à présent on espère pouvoir arriver à un accommodement avec Tokoli. La Cour se prépare à pousser les armements afin d'astreindre les Turcs à accepter la prolongation de la trêve, du moment que les princes de l'empire se montrent disposés aux ligues. Le point le plus important, c'est de trouver l'argent ; les provinces ne peuvent pas en donner, mais on dit que l'empereur pourrait engager des Seigneuries et des principautés en Silésie et ailleurs pour trois ou quatre millions; avec une belle hypothèque on trouverait de l'argent à 5 %, même à moins, et le montant de l'intérêt serait payé par les provinces. Il est probable que cette proposition sera accueillie, (i)

Le 10, Cybo écrit à Bonvisi :

Sempre piii accetta, e gradita à N. S. riesce l'opéra, che l'E. V. mi significa d'andar impiegando costi per la felice terminazione délia Dieta d'Ungheria, riflettendo principalmente S. B. al gran vantaggio, che porterebbe à gl'affari délia Religione, e del Christianesimo, se questa seguisse, sicome V. E. fà quà sperare celeremente. Nel che

(i) Et, le II, il ajoute que le premier article de la Diète se rapporte aux concessions accordées aux hérétiques de bâtir des églises ; au dernier moment ils prétendirent que ce droit leur fût concédé partout, mais S. M. ne l'a accordé que pour les localités où il y en avait jadis.

desiderando la S^^ Sua, ch'ella si compiaccia di non lasciar d'adoperarsi con ogni maggior efficacia, e con tutti i gradi del suo potere, l'assicuro io, che greffetti in cio délia sua diligenza non rimarranno appresso S. S. senza il dovuto riconoscimento, che lor convenga. E bacio all'E. V. ecc.

Et, le 17, il lui mande encore trois dépêches : Dans la première, il répond : « le pape a été bien content de ce que malgré le grand bruit fait par les hérétiques, la Diète soit sur le point de finir ; et que V. Em. afin de se garantir de la construction d'autres églises, — concession à laquelle les hérétiques poussent S. M., — ait, par son auditeur, présenté la protestation pour faire comprendre, au moins, qu'il n'y a pas le consentement de l'Eglise. L'approbation de tout le monde pour cet acte, prouve qu'il a été rédigé avec la prudence habituelle de V. Em., partout où sont en jeu les sentiments du Siège Apostolique ».

Dans la seconde, il écrit :

Vedendosi che i Polacchi non hanno in sostanza voglia délia lega coir Impre benche ne parlino, hebbe per bene S. S'^ di ordinare replicatamente à Mons^" Pallavicini di non affaticarsi più sopra questo punto, né in ordine à Moscoviti, ne in ordine à S. M'a Cesarea. L'istesso mi comanda hora d'insinuare à V. E. per non consumare inutilmente e forse con discapito almen di riputatione, le diligenze ; benche V. E. si mostri già persuasa di questa verità, e convenienza.

Et, par la troisième, il lui répond qu'il a sagement répliqué au nonce en Pologne à propos du projet de la ligue qu'il conseilla au roi contre les Turcs ; V. Em. lui a énuméré les difficultés qui peuvent surgir ; et d'ici on lui a écrit d'une manière peut-être plus claire de ne plus s'avancer sans ordre précis du pape.

Le 22 février, Bonvisi espère pouvoir transmettre les articles de la Diète de Hongrie ; en attendant il vient d'apprendre par l'évêque de Vaccia, qui doit passer à l'église d'Agria, que les hérétiques et les catholiques sont, contents des satisfactions reçues et que, ensemble, ils désirent la pacification du royaume : « mais j'ignore, écrit-il, le motif qui a fait retarder le départ de Saponara qui devait aller chez Tokoli :

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peut-être a-t-on voulu donner le temps pour que les négociations entre Mgr de Strygonie et la princesse Bargozzi avancent. Toutefois, si les engagements de Tokoli avec les Turcs sont aussi forts qu'on le dit, son amour pour la princesse, qui a déclaré ne pas le vouloir comme mari s'il ne se convertissait pas au catholicisme et ne se maintenait pas toujours fidèle à son prince, ne suffira pas pour le persuader... On espère que la nouvelle que les Turcs sont détournés par les Persans et les Moscovites, est vraie ». Le i^^ mars, Bonvisi transmet les articles de la Diète, disant que le retour eût lieu parce que les princes protestants de l'Allemagne avaient demandé quelques additions aux articles 25 et 26, l'électeur de. Saxe avait même écrit à ce sujet : « mais, ajoute Bonvisi, j'ai exhorté l'empereur à ne rien changer, car autrement on n'en finirait plus (i).

Le 14, Cybo lui répond que sont fort bien fondées et prudentes les considérations de S. Em. sur les affaires de Hongrie et sur les négociations de Mgr de Strygonie avec la princesse Bargozzi, que Tokoli voudrait épouser, car si les engagements de celui-ci avec les Turcs sont considérables il y a peu à espérer des dispositions qu'on annonce (2). Le 17, Bonvisi répond : •

Sebastasse il prevedere, et avvisare i pericoli che si corrono, se ne

(i) Le comte Paul Esterhazy de Galantha, élu à l'unanimité Palatin du royaume, vient de recevoir la Toison d'or ; il a donné un grand banquet.

(2) Et, à son tour, le 5 avril, Bonvisi lui écrit : qu'il n'a jamais fait un grand fondement sur les négociations Bargozzi et Tokoli, car celui-ci est trop lié aux Turcs et la princesse est bien laide et peu riche par elle-même. J'ai toujours pensé que Tokoli par ce mariage n'avait d'autre but que de se rendre maître des richesses des fils mineurs de la princesse et des forteresses qu'ils possèdent, afin de pouvoir nuire davantage à l'empereur. J'ai averti S. M., qu'il serait prudent de ne pas se laisser tromper ; et je lui répète toujours qu'il faut être large avec Tokoli sur le chapitre des honneurs, de l'argent et des titres, mais qu'on doit refuser de lui donner des localités importantes jusqu'à ce qu'on soit sûr de sa foi et qu'il se soit détaché des Turcs ».

47^ LA DIÈTE A ÉDEMBOURG.

sarebbero evitati molti, ma S. M. crede totalmente ad alcuni, e gl'avvertimenti degl'altri li gradisce, ma non li eseguisce, e pero si lasciorno passare troppo avanti i Trattati di Matrimonio délia Principessa Ragozzi col Tekeli, che porteranno pessime conseguenze contro la Religione, e contro lo stato, perché al certo s'impossesserà délie fortezze de pupilli, e poi a favor loro farà istanza di recuperar l'altre, che li furono confiscate ; e poi insterà fortemente per la restituzione délie chiese alli Eretici, per guadagnar aura appresso di loro, già chè li è mancato lo specioso pretesto di continuare le ribellione per riacquistare i privilegii del Regno, già restituiti nella Dieta ; et è stata troppa bontà il fidarsi tanto di quella Principessa, e darli commodità di stringersi tanto col Tekeli, del quale poi si è innamorata, et egli aspira non solo à formarsi un principato in Ungaria, ma ancora à quello di Transilvania, abondando di destrezza per guadagnarsi Tintera confidenza de Turchi, con la quale sarà capace di far molto maie, e dà questa parte per scarsezza di denaro sono sprovedute tutte le fortezze. Userô perciô tutte le diligenze per reparare à i mali quanto sarà possibile, et à V. E. bacio ecc. (i).

Le 14 juin, Bonvisi annonce que Tokoli a envoyé son secrétaire à S. M. pour lui annoncer son mariage (2), lui

(i) Le même jour, il ajoute : les Turcs estiment tant Tokoli qu'on dit qu'ils le nommeront, peut-être, prince de Transylvanie : mais d'autre part Tokoli continue à manifester à l'empereur ses bonnes intentions de travailler pour lui, en même temps qu'il dit aux hérétiques qu'il ne se reposera que quand toutes les églises leur seront restituées. ..Bonvisi transmet encore deux Avis du 3 ; dans l'un or lit que la Bargozzi semble décidée à épouser Tokoli, sans lui remettre les forteresses de ses enfants ; et dans l'autre il y a : que la Bargozzi n'insiste plus sur la conversion de Tokoli car elle a été séduite par lui ; et on ajoute que pour excuser sa faiblesse elle a voulu que Tokoli prît la protection de son fils, et qu'afin d'obtenir la liberté de celui-ci elle lui a promis le mariage. On a envoyé le comte Serini, son frère, pour la faire changer d'idée, ou au moins pour empêcher la remise des forteresses à Tokoli.

(2) Et, le 5 juillet, il écrit que, d'après des lettres de Lenssonia du 24 juin, le mariage du comte Tokoli avec la Bargozzi a été célébré le 14 à Munkacz par son prédicant, en présence d'un Chiaus envoyé par le Viéir de Bude ; et qu'ensuite Tokoli a transporté ses effets dans ce château, le mettant comme lesautres à la disposition des enfants de la princesse dont elle est tutrice... Tokoli a fait notifier aux comtes Huniaji et Forgacs, sous peine

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promettant en outre de l'aider pour de bons accords avec les Turcs. On a dit que ceux-ci resteraient tranquilles moyennant une grosse somme, considérant l'avarice du gr. Vizir... L'empereur est entré dans sa 431^^ année.

d'être dépouillés de leurs terres, de se préparer à le suivre en campagne pour s'unir au Transylvain, mais ils ont refusé ; il a fait les mêmes intimations à tous ses adhérents.

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