‹ Innocent XIChapitre 247 sur 430 · PROMESSES DU PAPE · texte numérisé non relu

PROMESSES DU PAPE

Dans la seconde il informe :

Ml participe ultimamente il Gran Tesoriero di Polonia le sue grandi afflizioni con la lettera, che invio copiata, insieme con la risposta, che li diedi, esortandolo che per placare Tira del Rè, coopérasse allô stabilimento délia Lega, et avvertisse di procurare che la Dieta non si rompesse, per non caricare se stesso dell' odio, facendoli sperare efficaci raccomandazioni in caso, ch' egli si portasse bene in questi due punti, e già Monsig'" Nunzio hà operato assai per divertire la tempesta, che lo minacciava ; Et era necessario che ambidue operassemo (sic) in questa forma, perché un huomo denaroso, e di grande spirito, ridotto in disperazione, haverebbe potuto fare molto maie. Se dunque si ridurrà à fine la grand' opéra, che si hà aile mani, tutto si dovrà riconoscere dal santo zelo di N. S^^, e dalle applicazioni di V. E. che hà sempre inculcato questi Trattati ; et è mia gran fortuna, che N. S'"^ gradisca quel poco che hô contribuito ; con immutabile divozione ecc. (i).

Le 27, Cybo informe que Martinitz a demandé à N. S. un bref égala celui d'Alexandre VII pour la Hongrie, mais S. S. répondit qu'il ne voulait pas le faire pour deux motifs : dans les moments actuels une vente des biens ecclésiastiques ne peut avoir lieu qu'avec grandes pertes, et même en réussissant, il faut perdre bien du temps. Toutefois le pape cherche un moyen plus facile et plus expéditif.

Le 28, Bonvisi ajoute :

Se il Techelij volesse staccarsi dal Turco, et unir la sua gentecon rimp''^, li farebbero al certo buoni partiti, e non negherebbero la confermatione del diploma per pacificare in un colpo tutta l'Ungheria, et à questo effetto rimandano da lui il Saponara ; et essendo évidente l'utilità che si caverebbe dal suc aggiustamento, non ci sarebbe modo di coritrastarlo, perche l'Ungheria superiore, che egli in gran parte

(i) Et, le même jour, il répond à Pallavicini : les Polonais voulant la moitié des subsides, ils ne peuvent prétendre qu'aux 50.000 thaï, que tient le nonce. Il est vrai que N. S. en a accordé 200.000 mais 100.000 sont ceux du sel, et ils ont été prêtés. Bonvisi espère que l'accord aura lieu quoiqu'il y a la difficulté que l'empereur ne veut pas jurer, comme il ne fait jamais. < J'ai demandé expressément audience à S M., conclut-il, pour lui dire que cela est indispensable pour tenir en main les Polonais, car autrement eux aussi refusent de jurer; elle devait le faire, même au dernier moment ».

Innocent XI — III 40

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possiede, confina con la Slesia, e con la Moravia, e per impedire che egli aiutato dal Turco, e dai Tartari, non entri à saccheggiarle, bisogna tenere armati quelli confini, e si débilita l'esercito che si hà da opponere à quello del Turco, dal quale dicono che bisogna prima difendere il Regno, e poi pensare à purgarlo dalli eretici, il che seguirà facilmente, se rimp'"^ sarà vittorioso (i).

Et, le même jour, il ajoute :

Hebbi tempo Domenica passata di mandare a Monsig'" arcivescovo di Saltzburgo il Brève pontificio, accompagnandolo con mia lettera nella forma che V. E. mi ordinava ; le copie poi transmessemi da V. E. le participai Martedi all'Imperatore, e vi riconovve [sic] la paterna affettuosa premura di Nostro Signore, e me ne fece vivissimi ringraziamenti, et havendo già approvato il mio pensiero di procurare soccorsi anche dalli abbati independenti, o con scriverli Brevi, o con dare l'incumbenza aile tre nunziature di scrivere d'ordine di Sua Santità, mi fece istanza che si eseguisse, e perô ho fatto estraere dalla Cancellaria Impériale i nomi, e la distinzione délia qualità delli abbati, e la mando inclusa (2). Ma perché restano poi moite abbazie, e

(i) Et, le même jour, il annonce que le comte Rosemberg a succédé au baron Abèle à la présidence de la Chambre, démissionaire ; et le comte Kinsky remplace comme chancelier de Bohème le comte Mortiz, décédé.

(2) Lista degl' Abbati, Prelati, Prepositi et Abbadesse immediatemente esenti del Sacro Romano Imperio.

Abati Prelati, e che godono del titolo di Principe :

Stable, Kempen, Eluanghen, S. Gallo, Einsideln, Fulda, Murbach e Liders, Berchsolsgaclen (Preposito), Brûnn (Preposito l'Elettor di Treviri), Corneij, Udenheimb, e Weissemburg (Preposito. Il Vescovo di Spira). Abbati, e Prelati.

Miinster nella Valle di S. Gregorio in Alsazia, L^rsin, Roghenburg, Ghenghenbach, Werclen, et Helmstatt, S. Pietro nella Selva Negra, S. Croce in Augusta, S. Giovanni in Thierthal nella Valle di Thier, Wiblinghen, Schitteren, S. Ludyers.

Abbadesse immediatamente esenti col titolo di Principe :

Essen, Quettlemburg, Andlau, Torau, Lindau^ Heckord, Obermunster (Miinster superiore^, Nieder Munster (Munster inferiore) in Ratisbona, Buechau, Gandersheim. Fondation! che godono il titolo di Prencipe.

Abbadesse di Sefflinghen, Roten Munster (appresso Rotueile), Guten Zell, Hechbach, Boint, Burdscheid, S, Giovanni à Lubecca, Minderau, detto Weissenau, Kreillinghen, Corneli Munster, Roth, Salmansueil, S. Hemerano in Ratisbone, Elhinghen, Ursperg, Weingarten, Obber-

SUBxSIDES DES ABBÉS. 627

prepositure sottoposte alli ordinarii, che non sono nominate nel foglio, sarebbe forse bene che dalle tre Nunziature s'incaricasse d'ordine di Nostro Signore a tutti i vescovi, che procurassero di esortarli a qualche contribuzione volontaria, perché quando anche dessero poco, multipUcarebbe per il gran numéro de benefizii ecclesiastici, e nell' urgente nécessita che ci troviamo di denaro, ogni poco gioverebbe molto. Perdoni V. E. la mia libertà nel suggerire quelle cose che stimo giovevoli alla causa publica, che tanto preme a N. S. et a V. E. ecc.

Le 3 avril, Cybo engage Cherufini, nonce à Lucerne, à inviter les abbés réguliers à suivre l'exemple du pape et à secourir l'empereur contre les Turcs (i).

baieren, S. Biagio nella Selva Negra, Obermarchtal, S. Udalrico in Augusta, Petershausen appresso Costanza, Reichenau è di Costanza, S. Gregorio à Stain sul Reno, S. Giorgis in Isnia, Wettenhausen, Pfeffers, Zucifalden, Oxenhausen, Kaiserheimb, lusee, Neresheimb, Schussenreid, (non è più immédiate ma del Conte d'Otting) .

(i) Le 30, Cherufini répond qu'il a envoyé la circulaire aux abbés bénédictins du district de sa nonciature et qui ne sont pas aggrégés à la congrégation suisse et précisément : Campedona, S. Blasio, Oxenhusen, Vingarten et Minorange. Ils sont du cercle de la Souabe, dans le territoire de l'empire et se croient déjà cotisés. Le 14 mai, il ajoute que les abbés bénédictins de la congrégation suisse se réunissent le dernier jour du mois dans le monastère de Mûri ; et que les abbés qui n'appartiennent pas à cette congrégation n'ont pas répondu. « Les 4 abbés cisterciens, sujets , de la nonciature, de Maristotta et St Urban, m'ont écrit qu'ils sont sur le point d'aller au chapitre général et qu'ils y feront la proposition. Il y a deux abbés des chanoines réguliers de S* Augustin ; celui de Cruzlingen, près de Constance, mais sur le territoire suisse, m'a écrit, que, d'accord avec le ministre césarien, il avait cédé une partie d'un cens de la Couronne, celui d'Innsbruck, au monastère ; et celui de St Maurice dans le Valais a promis de donner selon ses forces, mais comme il dépense beaucoup en voyage et qu'il est large, on ne peut guère y croire. Mgr de Baie n'a pas répondu, toutefois j'ai espoir en lui, comme en les abbés bénédictins, qui sont riches. » Mais, le 18 juin, il écrit que presque tous les abbés qui se trouvent dans le district de la nonciature et ressortissent de l'empire, ont répondu qu'ils sont déjà taxés dans le cercle de la Souabe et qu'en ce moment ils sont à la Diète pour ce sujet. Mgr de Bâle fait partie des princes de l'empire et attend les ordres pour donner sa contribution. « De la réponse des trois abbés cisterciens il apparaît qu'ils veulent être taxés sur le même pied que tous les autres ecclésiastiques et, à ce sujet, je doute que l'on obtienne le consentement des cantons catholiques, qui n'aiment pas voir sortir l'argent de leur pays ».

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Le même joui% il écrit à Bonvisi : « plusieurs fois l'évêque de Vienne, avec V. Em. a condamné la conduite de Hocher spécialement à propos de Mgr de Trente, et avoua qu'on doit donner des satisfactions ; mais jusqu'à présent on ne voit rien, et N. S. veut qu'elle excite ce prélat, surtout du moment que S. M. est bien disposée. Du reste ici on ne comprend pas comment, voulant que l'évêque agisse en Hongrie, on ne le place pas en position d'autorité et d'honneur à lui rendre la tâche plus facile. V. Em. saura se valoir de ce motif, etc. » (i). Et, le même jour, il ajoute :

Appunto par non mai mancar la Stà di N. S""^ ad alcuna dalle parti propria dalla sollecitudina pontificia in aiuto dalla causa publica in Ungharia manda costà il compimento dalli tallari 200,000 promassi al fine istasso una somma assai copiosa ; si coma potrà l'E. V. maglio raccogliar dalla nota, che qui annessa io le trasmatto, non estante, cha alla S. S. vengan si lungamante ritardate la riparazioni dovute aU'Immunità Ecclasiastica offasa, a da ministri dalla Ragenza d'Isprugg, a da cotesti ancora. Quanto al denaro, cha truovasi in mano

Le 30 juillet, il ajoute qu'à la suite de nouvelles instances auprès de l'abbé d'Einsiedeln, chef de la congrégation bénédictine suisse, l'abbé lui a envoyé une circulaire pour le secrétaire, qui se trouve dans le monastère de Mûri, lui ordonnant de l'expédier aux autres abbés de la congrégation. * Il me donna l'espoir d'un bon résultat. » Le 20 août, il expédie 40 ungheri reçus de l'abbé d'Altaripa, du territoire de Fribourg, le premier à donner. Le 4 septembre, Cybo engage Cherufini à remercier l'abbé au nom du pape.

(i) A la même date, il lui annonce que le card. Pio ayant présenté au pape une lettre impériale pour avoir la permission de vendre le domaine de Tanovitz, S. S. l'a accordée, et par le courrier ordinaire on enverra à S. Em. la faculté nécessaire. Et, le 10, il ajoute, que N. S. comprend tellement les inquiétudes de S. M. pour la pénurie d'argent en Hongrie, qu'il ne cesse de réfléchir aux moyens possibles pour l'assister ; ainsi le pape a ordonné que soient payés autres 50,000 Flor., et pense à imposer une contribution sur les ecclésiastiques. Si on n'envoie pas de suite le bref pour vendre Tanovitz, c'est parce qu'il faut examiner certains documents dans les archives de Propagande, toutefois on peut négocier déjà la vente car on enverra bientôt le bref. Et, le 17, Cybo expédie trois brefs : un pour Tanovitz, l'autre pour la contribution de 500,000 flor. de cette monnaie sur les biens ecclésiastiques de Hongrie, Bohème et archiduché d'Autriche, et dans le troisième on oblige les ecclésiastiques à remettre les vases d'or et d'argent des églises mais selon la feuille chiffrée.

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