ARA • S V Q V E M
L'inscription occupe le haut du dé de l'autel et paraît complète.
De Boissieu, p. 70. — Comarmond, Description, p. 374; Notice, p. 135. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 24. — Dissard, Catalogue, p. 121, 11° 196.
Ara saitcfis Virginibus Q. Valerius E merito.
« Autel aux Vierges saintes, Quintus Valerius E avec
\< reconnaissance ».
De Boissieu propose ara Suleviarum et voit, comme nous, des initiales dans les lettres de la seconde ligne. Il est à peine nécessaire de dire que les deux tentatives d'explication sont à peu près aussi désespérées l'une que l'autre.
Les Virgines sanctae sont probablement les Fées. Elles sont déjà connues par une inscription de Saint-Romain-en-Galle (/user, de Vienne, II, p. 452) : sanctis Virginibus Sapaudus (et) Campana posuerunt, trouvée au lieu dit « le Puits des Fées »
Inscriptions contenues dans les paragraphes précédents.
Ci-dessus. I. p. 17. — Taurobole offert à la Mère des dieux, Mater deum magna Idaea, pour la conservation d'Antonin le Pieux et la prospérité de la colonie de Lyon, en 160, par un sévir augustal, en même temps dendrophore.
Ci-dessus, I. p. 27. — Taurobole offert à la Mère des dieux pour la conservation de Commode et la prospérité de la colonie de Lyon, en 190, par la confrérie des dendrophores.
Ci-dessus, 1. p. 132. — Taurobole offert à la Mère des dieux pour la conservation de Septime Sévère et d'Albin et la prospérité de la colonie, en 194. par deux femmes.
Ci-dessus, I, p. 37. — Taurobole offert à la Mère des dieux pour la conservation de Septime Sévère et de Caracalla et pour la prospérité de la colonie, en 197, par deux femmes.
Ci-dessus, I, p. 42. — Taurobole offert à la Mère des dieux pour la conservation de Septime Sévère. Caracalla et de Géta.
Ci-dessus, I, p. 47. — Taurobole offert à la Mère des dieux par une femme.
Ci-dessus, I, p. 128. — Autel à Jupiter depulsor, à la bona Mens et à la Fortima redux par un gouverneur de la Lyonnaise sous Septime Sévère.
Ci-dessus, I, p. 176. — Autel dédié à Apollon, Apollini sanclo, par un procurateur impérial.
Ci-dessus, I, p. 178. — Autel dédié à Silvain auguste par un secrétaire de l'empereur.
Ci-dessus, I, p. 235- — Autel dédié a Silvain auguste par un porte-clefs de la prison publique de Lyon.
Ci-dessus, I, p. 450. — Autel dédié lovi optimo maximo depulsori, dits deabusqite omnibus et Genio loci (le Génie de Lyon), par un préfet de la garde des Vigiles.
Ci-dessus, II, p. 47. — Autel dédié à Diane auguste en l'honneur du pagus de Condate par un magister du pagus.
Ci-dessus, II, pp. 70 et 71. — Autel dédié à Mars, à Vesta et à Vulcain augustes en l'honneur de la famille impériale par un Sénonais, prêtre des trois Gaules.
Ci-dessus, II, pp. 149 et 172. — Poteries avec l'image du Génie de Lyon groupée avec celle du fondateur de la colonie.
Ci-dessus, II, p. 301. — Autel au Génie de la splendidissime
corporation des charpentiers entrepreneurs de constructions et des artistes stucateurs.
Ci-dessus, II. p. S03. — Autel au Génie d'un Claudius Myron.
Inscriptions perdues ou non entrées au Musée- Apollon. — Fragment « en la muraille de la clousture S. JUST » (voy. De Boissieu. p. 18) : Apollini Aiig(nsto) sacr(imi) . . .
Apollon. — Fragment autrefois « dans l'église SAINT-PIERRE » (voy. De Boissieu, p. 18) : Apollini . . . sianno anima stipe.
Apollon. — Tablette de bronze découverte à Lyon au quartier SAINT-JUST, vers 1850, et cédée par Comarmond au British Muséum, où elle est actuellement (voy. Allmer, Rev. épigrapbiqite, I, p. 349, d'après Mowat dans le Bulletin épigraphique 1882, p. 297) : Deo Apollini Augusti (à corriger par Augusto)... Asicius Norbanus v. s. 1. m.
La Fortune. — Inscription de provenance non connue (voy. De Boissieu, p. 64) : Deae Fortunae Respectius Hilarianus, speculator commentai' iensis, aedem dedicavit idibus febrar(iis) Sabiniano et Seleuco cos., c'est-à-dire sous le consulat de C. Vettius Gratus Sabinianus et de M. Fabius Vitellius Seleucus, en l'an 221, année de l'adoption de Sévère Alexandre par Héliogabale.
Génie et Junon. — Inscription découverte en février 1768 sous les fondations de la MANECANTERIE, au quartier SAINT-JEAN (voy. De Boissieu, p. 47) : Genio P. Aelii Sereni, seviri Aug(ustalis) Lugiid(iiui), et Junoni Orbiae Helladis; C. Jnlius Respectas amicis optimis de suo fecit.
Jupiter très bon très grand. — Autel autrefois « en la Tour de
« SA1NCT PIERRE les Nonains au cimetière » (voy. De Boissieu, p. s) : Iovi o(pfiino) m(aximo) Q. Adginnins, Urbici fil(ius), Martinus, Sequanus, sacerdos Romae et Aug . . . ad aram ad confluentes Araris et Rhodani, flamen, dmimvir in civitate Sequanorum.
Jupiter très bon très grand et les Numina des empereurs. — Fragment autrefois « soubs le benestier de l'église S. LAURENT », quartier SAINT-PAUL (voy. De Boissieu, p. 6) : I(ovi) o(ptimo) m(aximo), numinibus Aug(ustornm)
Les Lares. — Tablette de marbre, trouvée a l'ANTIQUAILLE (voy. ci-dessus, II, p. 43s) : Finis collegii Lantm in domo Iulian(a).
Mars. — Autel de provenance inconnue (voy. De Boissieu, p. 9) : Deo Marti Ang(usto), C. Tilias Deeuminus v. s. I. m.
Les Matrones aufaniennes et les Mères des Pannoniens et des Delmates. — Autel dont la base a été retaillée à fleur du dé ; autrefois « au siège de l'OFFICIALITÉ de Lyon , au lieu où se « mettent ceux qui sont cedo bonis » (Paradin), quartier SAINT- JEAN; « à Fontaines-sur-Saône, où il sert de support au pilier d'un « hangar dans la cour d'une ferme » (voy. De Boissieu, p. 59)
PRO SALVTE DOM»»' N IMP L SEPT SEVEr/ A/G TOTIVSQ DDM//s
fivs avfanIs ma
5 /RONS ET MATRIBVS
PANNONIORVM ET D E L M ATA RV M ti. t/./>OMPEIANV5 trïb. MIL-LEG-I MIN 10 loCO EXCVLTO CVM
^«rCVB+ONE ET TABVLtf V • S
Pro sainte domini nostri Imperatoris L. Septinùi Sève ri Augiisti
totiusque domus cius, Aufaniis Matronis et Matribus Pannoniorum et Delmatarum, Ti. Claudius Pompeianus, tribunus mïlitum legionis I Minerviae, loco exculto cum discubitione et tabula, votum solvit.
« Pour la conservation de notre maître Lucius Septime Sévère « et de toute sa famille, Tiberius Claudius Pompeianus, tribun de « de la légion I" Minervia, donne, en accomplissement de son « vœu, aux Matrones aufaniennes et aux Mères des Pannoniens et « des Delmates (cet autel ?), sur un emplacement convenablement « décoré, avec un repas et un tableau ».
Nous ne savons dire ce qu'il faut entendre au juste par le mot tabula: une peinture ou une sculpture? A l'égard du mot discubitione traduit par « repas », à l'égard également du tribun légionnaire Pompeianus et du rapport de l'inscription avec la bataille de Lyon, on peut voir les observations de Renier dans ses Mélanges d'èpigraphie (p. 147) et dans la Recherche de Spon (éd. 1857, p. 18). L'occasion ramenant ici notre attention sur ce grand événement, nous nous demandons s'il y a réellement eu une première victoire de Septime Sévère à Tournus d'après la leçon des meilleurs manuscrits, qui donnent Tinurtium au lieu de Trinurtium (ou Triviirtium). Venant de Pannonie en plein hiver, Septime Sévère a dû arriver en Gaule par Mayence, le camp le plus important de la frontière, marcher le long du Rhin afin de joindre à ses troupes les légions des camps de Strasbourg et de Vindisch. puis se diriger sur Lyon par In Bresse. C'est en le voyant prendre cette direction qu'Albin a cherché à couvrir Lyon en s'établissant entre la Saône et le Rhône à la pointe du plateau. On ne comprend pas ce qu'il serait allé faire à Tournus, sur la rive droite de la rivière ; on ne comprend pas davantage que, vainqueur à Tournus, Septime Sévère ne se fût pas tout de suite mis à la poursuite de l'armée disloquée de son ennemi, n'ait pas harcelé sans relâche Albin dans sa fuite, l'ait au contraire laissé traverser tranquillement la Saône et aller préparer tout à son aise sa défense
entre Trévoux et Lyon ; c'est que, suivant toute vraisemblance et en dépit des manuscrits réputés les meilleurs, il n'y a pas eu de bataille à Tournus.
Les Mères. — Autel autrefois « dans la rue de la VACHERIE, « près du logis du Faisan », quartier SAINT-PAUL? (voy. De Boissieu. p. 59) : Sappiena Lychnis Matris v. s. t. m.
Les Mères. — Autel autrefois « à AINAY, près la Croix devant « le portail de l'église » (voy. De Boissieu, p. 57) : Matris Aug(ustis) L. Dextrius Apoilinaris.
Les Mères. — Autel autrefois « chez les Trinitaires, au quartier » SAINT-GEORGES (voy. De Boissieu, p. 58) : Matris Aitg(ustis) Mastonia Bclla v. s. t. m.
Les Mères. — Autel, encore existant, à la montée SAINT-BAR- THELEMY, engagé dans le mur de la voûte qui sert d'entrée à l'ancien couvent des RECOLLETS (voy. De Boissieu, p. 58) : Matris Aug(itstis) in bonorem domus Saediorum, Eutyches libertus aedem cum ara dat.
Les Mères d'Ivour. — Fragment engagé dans le mur du jardin de l'ancien château d'IVOUR, près Lyon (voy. De Boissieu, p. 62) :
Matris Aag(ustis) Ebuniici[s], L. lutins Sainin[o] et [ Le mot
Eburnicae dérivé du nom celtique de l'actuel Ivour.
Mercure. — Autel autrefois rue de TRION (voy. De Boissieu, p. 12) : Mcrcurio Aitg(usto) L. Pcregriniits, L(ucii) libertus, Pompiina, Rulliuus.
Minerve. — Autel autrefois « en la rue de la MONNOYE auprès « de la porte de l'hostellerie du Faulcon d'Or» (Paradin, p. 420). ensuite « servant de base à une porte cochère dans la rue du « Bœuf » (voy. De Boissieu, p. 16), au quartier SAINT-IRÉNÉE : Minervac L. Acmilius Sullectinus, praefcctus classis Ravennatium. dicavit.
Les Numina des empereurs et les Mères. — Autel trouvé en 1846 dans la cour d'une maison de la Grande rue de VA1SE (voy. De Boissieu, p. 53) : Numinibus Aug(ustorum) Matris Augustis