‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 86 sur 101 · MARITO BENE ME · texte numérisé non relu

MARITO BENE ME

RENTIDE SE POSvi

Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle ; l'I et le T de POSVIT liés en un monogramme; une bedera entre les sigles DM; la première lettre de la seconde ligne, d'une forme bizarre qui ne permet pas de préciser sûrement un Q ou une L, mais se rapproche davantage des L de l'écriture cursive.

Archives historiques et statistiques du Rhône, 1, p. 473. — De Boissieu, p. 528. — Comarmond, Description, p. 206; Notice, p. 76. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 13.

Dits Mûiiibus L. (?) Vippii Potiti ; Valeria Veneria marito bene merenti de se posuit.

« Aux dieux Mânes de Lucius Vippius Potitus; Valeria Veneria « à son mari bien méritant a élevé ce tombeau ».

Le prénom du défunt peu certain, Lucius ou Qtiintus.

Vippius, probablement le même nom que Vibbius, défiguré par une prononciation barbare. On rencontre sur une inscription de Genève (Iriser, de Vienne, III, p. 251) Vipius pour Vibius.

Fragment faisant mention d'un ...nius Vitalis.

Arcade L. — Fragment incomplet de tous côtés ; « trouvé « dans la SAONE, au pont du CHANGE » (De Boissieu); « dans « les fouilles faites à VA1SE en 1845 » (Comarmond). — Hauteur o m. 60, largeur o m. 73.

• • • NIVS • VlTAlis fili b e R E D E S • P O N E 11 d 11 m n/RAVERVNTf/ avun c VLO-KARISSI/wo et sVB-ASCIA-DE^/' c a

VERVNT

Lettres de bonne forme , probablement du deuxième siècle ;

l'N et le T de VERVNT, à la dernière ligne, liés en monogramme.

De Boissieu. p. 532. — Comarmond, Description, p. 254; Notice, p. 94.

et .... nius Vitalis, filii beredes, ponendum cura-

verunt, et avunculo karissimo, et sub ascia dedicaverunt .

« et .... nius Vitalis, ses enfants et héritiers, ont

« élevé ce tombeau ainsi qu'à leur oncle très cher, et l'ont dédié « sous V ascia ».

Avuncuhis signifiant proprement « oncle maternel », l'épitaphe % doit être celle d'une femme, la mère de Vitalis et de ses frères ou sœurs; cet oncle n'est pas nommé parce qu'il avait le même nom que la défunte. L'oncle paternel se désignait par le mot patruus.

Épitaphe d'Uxassonius Niger.

Don du cardinal Fesch.

Arcade XXIV. — Stèle à sommet cintré et terminé par une palmette; de provenance primitive non connue; autrefois « en la » coste S. SEBASTIEN « (Paradin) : au pavillon du jardin du « couvent des Chartreux » (Spon) ; encastrée dans le mur de la « terrasse du jardin des Chartreux » (Artaud) ; entrée au Musée avant 181 b. L'inscription est renfermée dans un encadrement de

moulures. Le tympan de l'arc du fronton cintré qui forme le couronnement est également bordé de moulures. — Hauteur i m. 16. largeur o m. 54 ; hauteur du cadre renfermant l'inscription o m. 45, largeur o m. 40.

Il V X A S SO N I

NIGRI • MASIAEl

BASSVS • CLEMENS

5 LAETVS • AMICI

Lettres tendant à la forme cursive, d'apparence ancienne et certainement du premier siècle ; au commencement de la seconde ligne, une ou deux lettres martelées anciennement.

Paradin, p. 440. — Spon, Recherche, p. 147; éd. 1857, p. 177. — Artaud. Notice 18 16, p. 39; Musée lapidaire, arcade XXIII. — De Boissieu, p. 525. — Comarmond, Description, p. 15,9; Notice, p. 57. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 9.

Diis Manibus . . . Uxassonii Nigri, Masiaei : Bassus, démens,

Laetus, amici, de suo dederunt.

« Aux dieux Mânes de Uxassonius Niger, du pays des

« Mases; ses amis Bassus. Clemens. Laetus, ont. de leurs deniers. « élevé ce tombeau ».

Les Masiaei ou Ma^aei étaient un peuple de la Dalmatie, indiqué par Pline dans le conveutus de Salone et par Ptolémée en Liburnie. Ils habitaient, paraît-il. entre les fleuves Unna et Wrbas, à la lisière occidentale de la Bosnie (Tomaschek. Mitthcil. des Geogr. ges., Wienn., 1880, p. 563 ; voy. Hirschfeld,

dans l' Hermès, XXV, p. 354). Ce sont eux que, dans la grande guerre des années 6 à 9 de J.-C. Germanicus, venant de la Pannonie par le bord de la mer, rencontra les premiers en pénétrant dans la Dalmatie et vainquit en l'an 7, après quoi, se dirigeant vers Salone, il s'empara, cette année et la suivante, de trois des principales forteresses du pays, situées sans doute dans cette même vallée de l'Unna, vers les limites entre la Japydie et la Liburnie.

Uxassonins, nom vraisemblablement dalmate plutôt que celtique.

Fragments.

Arcade LX. — Fragment incomplet de tous côtés; « découvert « dans l'église SAINT-IRÉNÉE lors de la reconstruction de ce « temple en 1824 » (Comarmond). — Hauteur, o m. 36. largeur o m. 56. Hauteur des lettres de la première ligne o m. 11.

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