‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 129 sur 210 · Schuermans. 614 et · texte numérisé non relu

Schuermans. 614 et

168 MARSANNAY-LA-CÔTE

MARSANNAY-LA-COTE

(Diocèse de Langres. — Ciuitas Lingonum)

Aux Petites-Barraques, climat de la Cornue, rente Logerot.

Pierre bombée d'un côté ; sur la face plate se voit une figure de femme gravée grossièrement au trait. Une cassure a emporté le commencement du premier mot. Les points ont la forme de feuilles triangulaires. Trouvé et signalé en 1865 par le vigneron Guyot. On voit des restes de rouge dans les creux. Musée de Dijon, 285.

Haut., 98 cent. Larg., 49 cent. Haut, des lettres, 38 millim.

///////co g? CATIAAM co Catiani (filia).

Com. Arch., 7, 1865, xvi.

1. Le nom Catianus se lit sur une inscription d'Entrains et sur des poteries trouvées dans la Narbonnaise et en Angleterre \

2. Les sigles D.E sont très lisibles et il ne peut y avoir d'hésitation. Leur sens est incertain.

Stèle découverte au même lieu et à la même date, présentant dans une niche un personnage qui a la main droite ramenée sur la poitrine et l'autre pendante. Il tient des objets qu'on ne peut distinguer. Le haut de la stèle forme une arcature entre deux oreillettes. La partie inférieure de l'S finale de Domitianus n'est pas visible. Musée de Dijon, 288.

1. Héron de Villefosse, Antiquités cf Entrains, 1879, n. 5; C. 1. L., XII, 5686/202; VII, 1336/263.

MEMONT 1 69

Haut., 86 cent. Larg., 4$ cent. Haut, des lettres, 2 cent. DOMITIANVSBELLI-FIL Domitianus, Belli fil(ius)

Com. Areh., 7, 1865, xvn.

Bellus est connu ; nous avons probablement à Dijon, Bellinicus ; cp. n° 106.

Même provenance,

Fragment gauche d'une stèle. Il ne reste plus qu'une tête imberbe ; le haut de la branche gauche de la deuxième lettre est seul visible. Musée, 286.

Haut., 48 cent. Larg., 28 cent. Haut, de la 1. 1, 3$ millim.; 1. 2, 4 cent.

A\ Au

D [m] D(is) [M(anibus)]

Com. Arch.y t. 7, 1865 ; p. xvi.

MEMONT

(Diocèse de Langres. — Ciuitas Lingonum)

Inscription funéraire sur un cippe pyramidal fort élevé qui a été creusé à une époque postérieure pour servir de sépulture (tombe en auge) l. Musée de Dijon, 1.

M / / / 1 M E jïïTV M M[on]imentum

//iTICIANI H ME [A]tticiani. H(oc) M(pnumcntum) t(xterum)

N TA I S [h(eredem)] n(on)... s(equelur).

Pierquin de Gembloux, Com. Arch., I, 1839, xxxiv. — Rossignol, Com. Areh., 3, 1851, lxvi.

1. On connaît de très nombreux exemples de cette transformation, notamment pour des milliaires: aux Aliscamps, Caylus, III, 371, pi. en, l;à Bourges, id., III. 374, pi. en, 2; en Poitou, dans les fouilles du P. de la Croix; à Norges, plus bas, n. 228, etc.

Dans l'état actuel de la pierre, il est difficile de dire au juste ce que contient la dernière ligne.

(Diocèse de Langres. — Chutas Lingonum) .

Ce lieu est surtout connu par les découvertes de tuiles légionnaires qui y furent faites. Ces découvertes, qui comprennent en outre des restes d'aqueduc et d'autres substructions antiques, ont eu lieu à unkilom. de Mirebeau, à l'ouest, au lieu dit la Garenne, et au midi, près du petit village de Bézouotte, qui n'est éloigné de Mirebeau que de 2 kilom. Ces tuiles forment deux séries distinctes présentant divers types .

Marque unique.

Inscription dans un encadrement rectangulaire allongé et accosté de deux ailerons en queues d'aronde. L'unique exemplaire entier a 39 cm. de larg. sur 53 cm. de haut.

1° Estampille sans ligatures ; haut, uniforme des lettres, 18 à 20 mm.

LE G • vin • AVG Legiio) VIII Aug(usta)

Trouvé près de Bézouotte. Musée de Dijon. — Dijon, d'après Legouz de Gerland [supra n° 122). — Com.Arch., 7, 1869, cxlii. — Mèm. Ac. Dijon, 1830, 57-59; 1831, août, p. 41. — B. E., IV, 22-23. — M. S. E., XIV, 457.

2° Estampille à ligature. Haut, des lettres, 15 mm. leg • vïïï • NG

3° Estampille à ligature. Haut, des lettres: 20mm., sauf le G final qui est plus petit d'un tiers.

LEG- vïïï Xg

4° Estampille sans ligature avec E de 10 mm., le reste de l'estampille ayant 15 mm.

lbg • vnî • AVG

5° Estampille développée avec I et LE surélevés. Haut. 18 mm.

Leg(io) octaua auviusta), L(ucio)

LEG • VIII • AVG • LAPPIoLEg 6V j . • f \ /'

Appw leg(ato)

6° Estampille développée à lettres égales de 15 mm. Deux variétés, l'une présentant des lettres grêles, l'autre des lettres épaisses.

LEG • VÏÏÏ • AVG ■ LAPPIO • LEG

Corn. Arch.y 1834-35, p. 144. — Creuly, Rev. Arch., n. s., 5, 120. — Musées de Dijon et de Beaune.

L. Appius fut envoyé en 88 après J.-C. pour comprimer l'insurrection de L. Antonius Saturninus, légat de la Germanie Supérieure, proclamé empereur par les deux légions de Vindonissa, la XIe Claudia et la XIVe Gemina. Il est probable que ce personnage avait deux gentilices et s'appelait L. Appius Norbanus Maximus \ Des estampilles de la même légion ont été trouvées à Néris-les-Bains2 et à Viviers, dans laNarbonnaise3. Il est possible que ce légat ait établi des postes d'observation et des dépôts en Gaule pour assurer la tranquillité et se procurer des recrues et des approvisionnements. On sait qu'il n'y avait en Gaule que quelques cohortes urbaines, en garnison à Lyon ; c'est ce qui faisait dire au roi des Juifs, Agrippa, qu'avec douze cents soldats les Romains étaient maîtres de toute la Gaule.

1. Sur son nom. B. E., III, 111 et Borghesi. Œuvres compl. I, 512, n. 2. — Cf. Mommsen, Rôm. Gesch., V, 135 et n. 1.

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