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Musée de Dijon.
5° Mauvaise facture. G à branche tombante ; la traverse
de N ne joint pas l'extrémité des hastes. Haut, des lettres,
10 à 18mm.
VEXILL C, I O N V
TT vïT
Bibl. nationale, nos 3858, 3860. — Mèm. Ac. Dijon, 1831, août, p. 41.
Les estampilles collectives du genre de celle-ci sont rares. On peut en citer deux exemples, l'un de Bucarest1, l'autre de Totis2. — Les légions mentionnées ici sont la I Germanica, la
11 Augusta, la VIII Augusta, la XI Claudia, la XIIII Gemina et la XXI Rapax. Les estampilles se rapportent à l'époque du soulèvement de Ciuilis et de Sabinus. Tacite rapporte qu'on envoya d'Italie contre les Lingons et les légions révoltées, la VIIIe, laXP, la XIIP (le texte est douteux), la XXI0; à ces troupes vinrent se joindre la XIV0 venue de Bretagne, la Ve et la Irc venues d'Espagne3. La provenance de ces tuiles peut s'expliquer de deux manières. Dans la première hypothèse, elles sont postérieures à la défaite de Ciuilis et à la fin de la guerre et sont donc contemporaines de la réorganisation de l'armée de Germanie. Cette réorganisation présenta deux phases : 1° l'armée se compose des légions VIII, XI, XIV et XXI ; 2° elle comprend les légions I, VIII, XI, XXII. Dans ce cas il faudrait lire à la fin de la seconde estampille, XXII. L'autre hypothèse est plus simple. Pendant la guerre de Ciuilis, un dépôt des légions de Cerialis fut formé à Mirebeau. Comme on ne rencontre que des tuiles et non des briques, les constructions militaires de Mirebeau durent être seulement des baraquements en planches .
On trouve, en même temps que les tuiles légionnaires, un grand nombre de monnaies de toute époque. Cela prouve seu-