Le nom de Claudius fait voir qu'il s'agit de Constan
1. On a trouvé sur les bords de la Norge trois statuettes de Mercure, Com. Arch., V, p. xxi. Sur un autre milliaire de Norges, cf. n° 146.
NUITS. — EN BOLARD 179
tin II. — La lettre / a une forme spéciale, propre à la cursive : J< ; cf. n° 152, 2.
6. Le milliaire était situé sur la route de Langres à Lyon par Dijon, une des routes les plus importantes de la Gaule, celle qu'ont suivie les légions, par exemple quand Cecina et Valens allèrent de Germanie en Italie soutenir la cause de Vitellius et se faire battre à Crémone. Le chiffre, 15 lieues == 33 kilomètres, indique cependant que la route est nouvelle. En effet, ce chiffre n'est exact qu'en partant d'Aubigny, point où la voie qui se dirige sur Dijon rejoint une autre voie que nous étudierons plus bas, n° 249. Nous avons vu que probablement sous Trajan les distances étaient encore comptées en milles et que sous Tetricus elles le sont en lieues (nos 136 et 146). Sous Tetricus le point de départ était Langres, ce qui constitue une interruption dans la manière de compter les distances depuis Aubigny.
NUITS.— EN BOLARD
(Diocèse d'Autun. — Ciuilas /Eduorum)
Les découvertes faites à Nuits ont eu lieu presque toutes dans le climat « en Bolard », au sud-est de la petite ville. Ce climat est limité d'un côté par le cours actuel du Muzin, de l'autre par une ligne sinueuse qui reproduit un ancien lit de la même rivière. Ainsi le climat de Bolard formait une île. Les environs de cette région ont également fourni quelques antiquités. Ce sont, au nord, le lieu dit « aux Corvées » ; à l'ouest, « les Bouffales » ; au sud, « En Saligny », et la partie de Quincey qui confine ; à l'est, le hnage d'Agencourt et les climats « les Renardières » et « Petit-Seuilley » ; enfin au nord-est le lieu « au Lavoir » . Une partie des trouvailles est actuellement aux musées de Nuits et de Beaune1.
1. La plupart des inscriptions et des détails qui suivent sont empruntés à Ch. Bigame, Notes sur la bourgade gallo-romaine de Bolar. M. S. E.} VII, 381. Cp. Bulletin du comité de Vhist., de la langue et
180 NUITS. — EN BOLARD
Stèle présentant un vieillard qui tient de la main gauche une boite à anse.
DECMINVS C///IS Decminus
M. S. E.j VII, 387 ; pi. i, 1 (mauvaise lecture).
Nous avons déjà vu Decmia, n° 193. Peut-être les jambages centraux de l'M formaient-ils dans ces mots un V : Decuminus, Decumia. La lecture de la fin est incertaine : il y avait un deuxième nom propre.
Stèle présentant un personnage imberbe qui tient de la main droite un gobelet. La gauche est mutilée.
L V M I N A T V B I S I L L I Luminatu(s) , Bisilli (films) .
M. S. E., VII, 387; pi. n, 1. — D. E., 5, 31 (Mowat.)
M. Mowat propose de lire [D(is)] Lu(ci) Minat[i] Bisilli [M(anibus)]. Mais il ajoute : « Cependant il serait fort extraordinaire qu'il y eût à Lectoure et à Nuits deux exemples de l'abréviation exceptionnelle Lu accolée précisément au même gentilice Minatius. Peut-être après tout, faut-il lire simplement Laminatus Bisilli (films) et accepter les formes onomastiques Luminatus, Luminatius qui seraient à rapprocher du nom de lieu pagus Luminis (/. V., 3, 456), aujourd'hui Limony, par l'intermédiaire d'un ethnique tel que Lumin(i)ates. » L'abréviation de Lucius par Lu se trouve dans les
des arts, t. 3 (1857), 205 et Rev. soc. sav., 5e sér., 4, 533. Parmi les objets trouvés, en outre de ceux qui sont mentionnés ci-dessous, on indique des Vénus Anadyomène en terre et des débris provenant d'une verrerie antique. La Bourgogne, II, 67.
NUITS. — EN BOLARD 181
manuscrits du moyen âge1. — Le nom de Bisillus n'a pas d'analogue, à moins qu'on n'en rapproche la série Bush, Bussîc, Bussumarus des monnaies2 et Busio, Bussugnatus, Bussulla6. Dans ce cas, Bisillus serait à *Busillus comme Bissula (nom d'une jeune fille célébrée par Ausone) est à Bussulla. Le rapprochement est d'autant plus légitime que la Bissula d'Ausone était du pays d'où proviennent ces noms barbares \
230 bis
Stèle à sommet triangulaire ; personnage imberbe. Musée de Nuits.
MACIANVS v//////// Macianus V...
On peut rapprocher de ce nom propre Magianus, du n° 66.
Stèle présentant un personnage imberbe qui tient de la main droite une pomme (?) et de la gauche un bâton. Musée de Nuits.
Haut., 90 cent. Larg., 40 cent.
SAPLVTO * MERCON e , , ..
bapluto Mercono.
M. S. E.y VII, 387; pi. n, 7.
La lecture de ce monument est certaine.
1. Dans un ins. du ixe s., le Regius de Cicéron (B. N., 7774 A), IV in Verr., § 129.