‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 149 sur 210 · ap. J.-C · texte numérisé non relu

ap. J.-C

Timbre d'amphore. Sur l'anse. Trouvée dans la Saône, en Fan X.

CAMILL*SILVESTR Camill(i) (et ?) Siluestr(is)

Mag. encycl., IXe an. (an XI), 4, 250. — Notes de Gourtépée, I, 379 : Lettre de M. Amanton à M. Leschevin, 15 nivôse XI.

La lettre d'Amanton donne une leçon un peu différente de celle du Magasin encyclopédique : celui-ci donne CAMILL. SILVEST, et Amanton CAMILLASILVESTR ou CAMILLA- SYLVESTR. Je suppose que la dernière lettre du premier mot (Camilla) est un point triangulaire pris pour un A.

Camillus est connu comme nom de potier. Il se trouve dans une estampille collective, imprimée sur une anse d'amphore également : II CAMILI | MELISSI, duoram [hominnm), Camili (et) Melissi3. Je suis assez porté à croire que notre estampille est également collective.

Sur une anse d'amphore, trouvée la même année dans la

qui fait une difficulté. Néanmoins M. Pallu de Lessert, à la suite du Corpus, le range parmi les légats de Numidie [Fastes de la Numidie, p. 64.)

1. C. I. L., VIII, 2361; Eph. epigr., VII, 338. Cf. Klein, Fasti consulares, p. 68. a. 141.

2. M. Pallu de Lessert, l. L, a réuni tous les textes relatifs à T. Caesernius Statianus; il n'a pas mentionné l'inscription de Pontailler.

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vieille Saône, possédée quelque temps par le commandant Blondel, d'Àuxonne, puis perdue.

Imagetob

G. X. Girault, ap. Mag. encycl., 1807. — Airault et Leschevin, Rapport à V Académie de Dijon, 3 fructidor, an XI '. — Rev. Arch., lre sér., VIII, 184; XV, 610. — Oberlin, ap. Mag. enc, IXe an., 4, 5*24. — Rép. arch., col. 120. — Schuermans, v°.

Ce fragment tire toute son importance du voisinage de remplacement supposé de Magetobriga [Admagetobriga). Malheureusement il ne peut trancher les deux questions d'emplacement et de dénomination qui ne semblent pas encore résolues. Il est tout d'abord difficile de supposer MAGETOF {ficina) comme le fait Schuermans ; l'hypothèse d'une mystification me semble aussi à rejeter : les témoignages relatifs à cette empreinte paraissent être au-dessus de tout soupçon*. Il y a deux faits certains et contradictoires. Les manuscrits de César, d'après Frigell, donnent Admagetobriga (ou bria)3. D'un autre côté, le nom moderne de la localité a été longtemps/^ Moigte Broyé, aujourd'hui Broye-les-Pesmes (transformé par Walckenaër en Broye-les-Pierres). Si l'on se laisse guider par le nom moderne, on serait conduit à corriger le texte des manuscrits de César et à lire ad Magetobrigam au lieu de Admagetobrigae. C'est l'opinion de Meusel, dans son Lexique de César. M. Longnon croit également que le nom de cette localité était Magetobriga. Les auteurs de l'excellent Dictionnaire archéologique de la Gaule semblent donc avoir tranché un peu vite la question4.

1. Malgré des recherches à la Bibliothèque nationale, à la Bibliothèque et aux Archives de Dijon, je n'ai pu mettre la main sur ce rapport cité par Girault.

2. D'après M. Mommsen, en effet, cette inscription serait fausse {Rœm. Gesch.*, III, p. 247, n.)

3. Un ms. de César, le Vindobonensis I (/"), donne pourtant le texte ad Magetobriam; cf. l'art, de Meusel, Lexicon Caesarianum, t. II, col. 508, v°. La critique des mss. de César est encore incertaine, et l'on discute sur la valeur respective des deux classes.

4. « Le fait est que le nom invoqué parChifflet et d'Anville en paraît plus exister sur le cadastre. » L'ancien nom se trouve dans des textes

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« Près de ce chemin [chemin romain] dont les vestiges subsistent encore [sous le nom actuel de chemin des Romains], on a trouvé un tombeau qui renfermoit des ossemens et des armes; il ne s'en est conservé qu'un fragment qui présente les bustes d'un homme et d'une femme, avec partie d'une inscription latine1 ». Restes d'une stèle dont il n'y a plus qu'une tête de femme à gauche, et, à droite, un homme coiffé d'une espèce de bonnet phrygien. A la hauteur de son épaule droite se trouve un objet en forme de colimaçon, qui peut être le débris de l'agrafe du vêtement. Au-dessus, un fronton triangulaire portant sur ses trois côtés une inscription très fruste. En haut, est encastré un chou qui ne provient pas du même monument. Le tout est dans le fond du jardin de l'ancienne maison Faivre, appartenant aujourd'hui à M. le docteur Bourgeot2, dans le mur de la maison Salaville.

Haut., 47 cent, (sans compter le chou). Larg., 55 cent.

a. Côté gauche du triangle formé par le fronton, 29 cent.

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