‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 151 sur 210 · Mag. enc, IXe an · texte numérisé non relu

Mag. enc, IXe an

2. ( "est grâce à l'obligeance de M. Bourgeot, que j'ai pu étudier à loisir cette inscription. Qu'il me permette de lui en adresser ici tous mes remerciements.

Lejay. Inscriptions antiques de la Côle-d'Or. 13

194 POTHIERES

une telle, fille d'Atta ». Malheureusement les noms propres, qui faisaient tout l'intérêt de l'inscription, sont en grande partie effacés, sauf le dernier, Atta. On connaissait déjà Attus,Atto et Atta (fém.). Ici il est masculin, c'est le nom du père de la femme l.

Cette inscription a été mentionnée plusieurs fois 2 ; je ne l'ai vue publiée nulle part.

POTHIERES

(Diocèse de Langres. — Ciuitas Lingonum.)

Inscription sur un marbre, devant le grand autel de l'abbaye. Monument disparu.

BERT HOCHORDINERES

CVMPETEREOPTASSEMSANCTASEPVLCRAPRIOR [/<»/ix]ONIMIVM TANTI SI MVNERE VOTI [liq ] V I S S E M N AT O S I N C O L V M E M Q.V E V I R V M 5 S I C a V I A P R O G E N I T l' S S V P E R E S T E a V A T T V O R V N V S [de] PRECORHICSAITIMVIVATVTHOSSACOLAT INLVSTRISFEMENAHICENA

TOXoRAL- MAIASSEVERINO VCCL. S. . 46i ? 482?

ANNOSQVINaVAGINTA ETDVOS

Bert... hoc hordinç res...

cum petere optassem sancta sepulcra prior,

[/dix] 0 nimium tanti si munere uoti

[liq]mssem natos incolumemque wrum.

sic, quia progenitis superest e qu.aitu.or unus,

[de]precor hic sa[l]tim uiuat ut hossa colat.

inlustris femena hic ena...

... to (decimo) kal(endas) maias, Seuerino, u(iro) cl(arissimo) s..

annos quinquaginta et duos.

Voy. littèr., I, 107.— Mabillon, Ann. ord. S. Bened., 111,676.— Le Blant, /. C. G., n° 1.

ï. Atta se trouve comme nom d'homme en Angleterre, C. I. /,., VII, 2. Mag. enc, l. c. — Corn. Arch., 2, 1844, xxiv.

POUILLY-SUR-VINGEANxNE — SACQUENAY 195

J'ai emprunté au recueil de M. Le Blant le texte de cette inscription. Il l'a établi d'après les deux anciennes copies des Bénédictins. Notez les formes hordine, hossa, saitim (saltim), femena. — Ce texte est du v° s., de 461 ou de 482, deux consuls du nom de Seuerinus figurant dans les Fastes à ces dates.

POUILLY-SUR-VINGEANNE

(Diocèse de Langres — Ciuitas Lingonum.)

Fragment de stèle. Une figure de femme aux cheveux nattés dans un encadrement. Le monument est brisé à gauche et au bas. L'inscription est gravée à droite de la tête. Musée de Dijon, 79.

A • G Ag-

R I rï-

C • C O cco-

S • F I • L s fil-

I • AE iat

Com. Arch., 4, 1854, xxxvi.

Il manque le nom de la défunte, qui devait être disposé de la même manière à gauche de la tête. Ac/riccos parait gaulois. On doit noter que les syllabes sont séparées par des points (cf. supra, n. 168).

SACQUENAY

(Diocèse de Langres. — Ciuitas Lingonum.)

Colonne milliaire trouvée au climat de « la Belle-Pierre » et transportée à Dijon en 1834. Musée de Dijon, 95.

196 SACQUENAY

Haut., av. la base, 2m7o; haut, du fût, im8o; circonférence, im9i. Hauteur des lettres, 7 cent., sauf 1. 7, 12 cent.

Ti(berius) Claud(ius), Drusi /(ilius),

C A E S A R N G G E R Caesar Aug(ustus) Ger-

M A N I C P o n T M X manic(us), Pont(ifcx) Max(imus),

TRIBPoTESTÏïïlMP tnb(uniaae) potest(atis) III, Imp(erator)

5 ïTÎPPCOSiTÎDE ///, P(ater) P{atriae), co(n)s(ul) III , de-

SIGNATÎTn 43 0U4,,. signatQis) IIII.

AKDMPXXII And\ematunnum),M(illià) p{assuum) XXII.

Gruter, 153. — Muratori, 444, 6. — Abbé Lebeuf, ap. Mercure de France, mars 1731. — J. Yignier, Décade historique (ms. B. N., f. fr., 5993), p. 90.— Mahudel, Hist. de l'Ac. des Inscr., 5, 217. — Mémoires pour l'histoire et les beaux arts. Trévoux Mémoires de Trévoux), 1703, 4e partie, p. 1647 (art. de Moreau de Mautour). — Legouz, 167; pi. 32. — Courtépée, II, 14; IV, 741. — Maillard de Ghambure, Mémoire sur les colonnes milliaires de la voie romaine de Langres à Genève, ap. Coin. Arch., 1, 275- 303 et pi. — Boudot, Observations critiques sur diverses opinions des savants relatives à Vinscription de la colonne milliaire de Sacquenaij, suivies d'une notice sur cette commune et sur son hôpital, Dijon, 1835, 8. — Observations adressées à V auteur du mémoire intitulé « Les méprises des auteurs qui ont publié Vinscription de la colonne milliaire de Sacquenay », faisant partie de ceux de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, années 1834 et 1835, et publiés en août 1836, ap. Journal de la Côte-d'Or, 4 septembre 1836. — Luquet, Recueil des Antiquités de Langres, 1838, 8, p. 43. — Clerc, la Franche- Comté, p. 138 et pi. vi. — Renier, Itinéraires romains de la Gaule, Paris, 1850, p. 65. — Rev. Arch., n. s., 5, 119-120. — Rèp. arch., col. 134.

4-6. Les dates de ce milliaire le reportent à l'an 43 ou 44. Caligula fut tué en 41, le 24 janvier; les dates de la puissance tribunice de Claude doivent donc être comptées à partir du 25 janvier. Claude fut consul en 43, mais dès cette époque il se désigna pour un quatrième consulat qui n'eut lieu en réalité qu'en 47.

5. P(ater) p(atriae). Ce titre précède celui de consul dans les inscriptions des premiers empereurs; à partir de Domi-

SACQUENAY 197

tien, il est placé après. L'époque de ce changement doit se placer entre le 19 septembre 82 et le 5 septembre 85 *.

« Nos documents écrits font connaître seulement deux voies allant du midi sur Langres, la grande voie romaine de L}*on à Langres par ChAlons, et de Langres à Metz et à Trêves, et une autre voie de Besançon à Langres. Toutes deux, suivant toute apparence, sont dirigées en droite ligne, Tune par la station deFilena (aujourd'hui Thil-Châtel), l'autre par Varcia, station habituellement placée à Larrêt. Mirebeau et Sacquenay sont situés entre les deux routes.... Sacquenay est un petit village de la limite septentrionale du département de la Côte-d'Or, à égale distance de Champlitte et de Selongey, dans un voisinage assez proche de Langres. Vraisemblablement, comme le conjecture aussi M. Mowat, une troisième voie partait de Langres sur Nyon et Genève : Sacquenay et Mirebeau se trouvaient sur son tracé2 ». Cette voie est connue depuis longtemps : on voit, par la bibliographie qui précède, que Maillard de Chambure la connaissait dès 1839 ; les officiers d'état-major en ont indiqué le tracé en 1858 de Langres à Mirebeau. Elle est du reste très visible et forme une chaussée élevée au milieu des champs 3.

7. Miillia) p(assuum), XXÏI — 32kl",56. La distance est prise de Langres. Nous avons vu que pour le milliaire de Norges, elle était comptée à partir de la bifurcation avec la voie où se trouvait le milliaire de Sacquenay. Cette dernière est donc la plus ancienne. Il ne faut pas s'en étonner. Lyon est une colonie de fondation tardive et il existait auparavant, dans le sud-ouest, d'importantes cités comme Vienne. Les milliaires de cette voie ont dû être refaits sous le règne de Claude. C'est probablement à ce prince qu'on doit rapporter un milliaire trouvé près de Choilley (Haute-Marne). On n'a pu y lire que CL.VVD à la première ligne et à la dernière AND M ■ PXÏI, soit 17km,76. Un autre milliaire trouvé k Choilley appartient au règne d'Hadrien et indique le XIII0

J. Mommsen, Eph. ep., IV, p. 498.

2. Mommsen . Lingonischc LcgiomziegeL ap. Hermès, XIX, 437, n. 2.

3. Cette voie est aussi indiquée par Vignier dans un tableau schématique des chemins romains, B. N., f. fr. 5996, f° 262b : Sacquenay n"est pas indiqué sur le tracé, mais Mirebeau l'est.

SAINTE-SABINE

mille1. Ces deux milliaires doivent sans doute se rapporter à Prauthoy, en face de Choilley. En combinant ces faits avec les résultats auxquels nous a conduits l'étude des milliaires de Dijon (n° 136) et de Norges (nos 146 et 228) et les indications de la carte de Peutinger (éd. Desjardins, p. 30), on a les stations suivantes :

ANDEMATVNN VM

(Langres)

(Prauthoy) (Choilley : milliaires de Claude (?) : 12 milles = I7km,76; d'Hadrieu : 13 milles= I9km,24. )

(Aubigny : bifurcation; 23 kilomètres depuis Langres)

Voie nouvelle sur Lyon

Voie ancienne sur Nyon

Tilena (Thil Châtel. — Peuling. : depuis

Langres : 28 lieues = 62 kilom., soit 39 kilom.

depuis Aubigny.)

(Sacquenay : milliaire de Claude 22 milles = 32km,56.)

(Norges: milliaires de Tetricus : 25 lieues =

5 5km>5° depuis Langres ; de Constantin 15 lieues 1= 33km,30 depuis Aubigny .)

(Mirebeau : lieu de concentration de troupes, cf. nos 218 et 219)

(Dijon : milliaire de Trajan : 30 milles = 44 kilomètres depuis Aubigny.)

SAINTE-SABINE

(Diocèse d'Autun. — Ciuitas .Eduorum.)

Au lieu dit Champ Chaumet, on a trouvé à deux époques, en 1837 et en 1854, des substructions et des débris antiques.

1. Tous deux ont été publiés dans Corn. Arch.. 1838-41, pp. 296 et 291. Voici le texte du milliaire d'Hadrien :

121 ap. J.-C.

IMP • CALSARe TRAIANO • HA DRIANO • AVG • PONT • MAX • TRIB POT • V • COS • IWV p AND • M • P • XIII

SAINTE-SABINE 199

Une source coule non loin de là ; aussi on y a découvert des ex-voto analogues à ceux d'Essarois, de Saint-Germain-la- Feuille et des sources de l'Armançon. La plupart des trouvailles ont été dispersées. On ne trouvera pas ici l'inscription taurobolique imaginée par M. Protat '. Cette inscription a été composée ingénieusement à l'aide de fragments disparates trouvés au milieu de sépultures chrétiennes et qui remontent au plus aux premières années du moyen Age. Les médailles trouvées au Champ Chaumet portaient l'effigie d'Aurélien et celle de Julien. Enfin, de même qu'auprès des sources de la Seine se trouve Saint-Martin-du-Mont, ici on a l'ancien nom de Saint-Martin-de-Lassus. Ces deux désignations peuvent être des vestiges de l'apostolat de saint Martin dans ces contrées, et indiquent en tout cas à quelle époque et sous quelles influences ces sanctuaires locaux ont été christianisés.

Cf. abbé Denizot, Histoire de Sainte-Sabine, ap. Mém. de Beaune,

Fragment de moulure en quart de cercle. La partie supérieure de la plupart des lettres manque. A barré par un point.

vuriANO'CRIoIRO

Mém. de Beaune, p. 158 et pi. 3. — Rép. arch., col. 248. — Ch, Aubertin, Quelques renseignements, p. 127.

Criciro, cp. nos 3/ et 60.

Fragment d'une inscription en pierre confondue à tort par l'auteur avec les fragments d'inscription chrétienne.)

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