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ment du pain ou quelques mets1. » Ce que Millin appelle un panier est une sorte de boite rectangulaire munie d'une anse.
On peut supposer que cet ensemble de sépultures constituait un véritable cimetière hors les murs. Pour en expliquer la situation, on a conjecturé que la voie romaine de Chalon à Langres passait là, se dirigeant vers la Maladière où Ton a trouvé le milliaire de Tetricus et vers Norges où a été découvert un autre milliaire.
Les objets antiques découverts2 sur les divers points du territoire de la ville ont trouvé de bonne heure des amateurs éclairés pour les recueillir. Au commencement duxvincs., François Baudot forma dans sa maison un petit musée de débris antiques provenant d'une tour du Castrum. En 1771, Legouz de Gerland fît transporter au jardin botanique les monuments trouvés à Dijon et aux environs ; dans les annotations de Baudot-Lambert sur un manuscrit de sa bibliothèque, on apprend que dans cet endroit étaient conservés les objets gravés dans l'ouvrage de Legouz aux planches 1, 3, 8, 10, 11, 13, 16, 17, 23 et 24 3. En 1781, Richard, de Ruffey, fit transporter les débris de la tour située au midi de Saint- Etienne dans l'hôtel actuel de Vesvrottes. En 1807 et en 1816, la maison Baudot, rue du Vieux-Collège, reçut des monuments tirés du haut de la rue Chabot-Charny et des Poussots. Entre temps, en 1809, l'Académie de Dijon avait fondé un Musée ; mais la conservation des antiquités ne fut assurée d'une manière régulière qu'en 1831. C'est alors que fut créée la commission départementale des Antiquités de la Côte-d'Or. Sans méconnaître les services qu'elle a rendus, on peut désirer de sa part un esprit provincial moins étroit et