W., 2235: curatori naularum bis
4. Voir l'inscription dans Spon, Antiq. Lyon, éd. Renier, 147. A. de Boissieu fait des nautœ Ararici et Rhodanici une corporation distincte (/. L., p. 388). Cependant ^bucius Agatho. dont l'épitaphe se lit à Saint-Remy (C. I. £., XII, 1005) et qui a rempli des fonctions municipales à Glanum, à Apt, à Arles, était nanta Araricus. Ce fait prouve au moins l'extension de la corporation : de Dijon à Saint-Remy.
5. W., 2224. [5]ear. Ligurius Marinus... dat cuius doni dedicatione... omnib(us) corporïb(us) Lug(uduni) licite coeunlibas, (denarios) II.
6. W., 2226... patrono omnium corpor(um) Lug(nduni) licite coeuntium... Le port des nautae à Lyon devait être au quartier S. Georges, sur la rive droite de la Saône (Allmer, Inscr. Trion, p. cxxxv).
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de vastes entrepôts, principalement les caves des négociants en vins, canabœ. C'est à ces caves que la Cannebière doit son nom, Canabarium1. A Arles, une autre corporation se chargeait des transports par voie de mer : c'étaient les nauiculariji) mar(ïnï) Arel{atenses) 2.
La corporation des nautœ Ararici et Rhodanici était fort puissante et ceux qui en faisaient partie recevaient de grands honneurs. Nous avons vu un chevalier. romain en devenir le patron : d'ailleurs elle devait être, comme les autres associations de trafiquants, composée en majeure partie de riches affranchis et de chevaliers romains. Les nautœ avaient leur place réservée dans les arènes et les amphithéâtres. C'est ainsi que sur la main courante du mur du podium, dans l'amphithéâtre de Nîmes, on lit encore : N(autis) Rhod{anicis) et [A]rar{icis] [loca numéro) XL diatd) d{ecreto) diecurionum) N{emausensium), a aux mariniers du Rhône et de la Saône, quarante places accordées par un décret des décurions de Nîmes3. »
Les inscriptions mentionnent deux charges créées pour le fonctionnement de l'association; le patronat, destiné à la protection des intérêts de la corporation auprès des particuliers et des communautés 4, et la curatelle, destinée à la gestion de ces intérêts et à leur administration 5. Patron et curateur résidaient en général à Lyon. Ces honneurs donnaient une certaine importance à ceux qui les revêtaient. Aussi n'était-il pas rare que l'Assemblée des Gaules jetât les yeux sur un