‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 91 sur 210 · C. I. L., XII · texte numérisé non relu

C. I. L., XII

« Près de Dijon, sur la route qui conduisoit à Autun ». Débris de milliaire. « On ne voit pas le commencement du milliaire, la pierre rompue par le bas nous a enlevé les jambes inférieures des V, qui alors auroient formé des XX. »

[Imp.] C A E S A [ri] [Imp(eratori)] Caesa[ri] [ditï] I N E R [uae] [diu]i Ner[uae]

[filn] ERVAE[7>tf-] [fil(io), N]eruae [Tra-]

[ian] 3 AY G [germ] [iano] Aug(usto) [germ(anico)]

5 [po] NTIF- [max] [po]ntif(icï) [max(imo)]

[trib p] OTï[..cos..] [trib(uniciae) p]ot(estalis) [...., co(n)s(uli)...]

XX [m(H'ia) p(assuum)x?] XX

Legouz, 104-105; pi. 12, 3. — Roget de Belloguet, Origines dijonnaises, p. 173, n. 1.

4. Trajan porte le titre de Germanique depuis 97 ap. J.-C; en 102 ou 103 il prend celui de Dacique. Comme la gravure de Legouz semble exclure ce dernier complément, notre milliaire devrait être placé entre ces deux dates.

7. On ne peut savoir si la distance était marquée en lieues ou en milles. Si elle était en lieues, il faut en compter plus de vingt de Dijon à Langres, et plus de trente de Dijon à Autun. La voie d'ailleurs ne se dirigeait pas sur Autun, mais sur Chalon. Comme un milliaire de cette voie porte une distance dont le point de départ est Aubigny, lieu de bifurcation avec la voie principale (n. 228; cf. n. 249), il n'est pas invraisemblable que la distance indiquée ici soit à compter du même point. Or 30 milles font 44km 400, exactement la distance d' Aubigny à la sortie de Dijon en suivant le tracé de la voie.

Entre le Cours du Parc et la route de Longvic. Cippe pyramidal. Les lettres sont tracées entre deux lignes qui ont

servi de réglage au graveur. Il y a une cassure à la ligne 4, à la première lettre, et au haut de la ligne suivante. Le G de la 1. 5 est en forme de faucille. Musée de Dijon, 113.

Haut., imio. Larg. au sommet, 14 cent.; à la base, 26 cent. Haut, des lettres, $ cent.

M O N I Mcni-

MINTO minto.

CACVD Cacud-

IASVA ia,Sua

5 D V ai I N I dugcui

CJINI ceni (filia) (sic)

2. Moniminto est certainement une forme. vulgaire. La forme monimentum est très correcte ; devant une labiale, u avait un son faible sans doute peu différent de celui de notre ul. Mais i pour e est une forme vulgaire2, ainsi que o pour um'J\ ce dernier phénomène existe dès l'époque archaïque.

3. Cacudia, nom nouveau. La lecture de la sixième lettre présente quelque doute. Cette lettre se compose d'une haste du milieu de laquelle part un trait oblique dirigé vers la gauche A. La cassure de la pierre empêche de distinguer autre chose.

4. Suaducjeni, nom connu : on le trouve à Àutun. On peut lui comparer Suadux, Suadarix* , Siiadurigius*, Suaducco, Suaduilla, Suaduttio0. Sur les noms en -gémis, cf. n° 128.

6. Je crois que cette dernière ligne est une erreur du lapicide : c'est la répétition, avec un changement insignifiant, des quatre dernières lettres de la ligne précédente.

1. Quint., 1,4,8 ; I, 7,22; monimentum, C. I. L., 2, 2435, 3944, 4315.

2. A ajouter à la liste très courte des mots en -intum de Schuchardt, I, 354 ; le plus ancien exemple est du règne d'Auguste. Voici les formes de ce genre qu'accusent les tables du Corpus (VI, XI, X1I1 non parus) ; Vali?itianus, IX, 1455 ; piintissimae, V, 7191; Aminlinus, I, fast. cos., a. 293 (faute de gravure?).

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