‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 96 sur 210 · De Cessac, R. A., n. s · texte numérisé non relu

De Cessac, R. A., n. s

4. Monument disparu, ayant appartenu au président de Pontcarré, du parlement de Normandie (Reinesius, p. 319 ; cl. III, n° 45).

5. Longpérier, Journ. des sav., 1873, 643-653 ; la substance de cette notice lui est empruntée.

6. Telle était cependant l'opinion de Longpérier, mais des doutes ont été formulés.

le prouvent divers textes épigraphiques cités par M. de Longpérier, d'après Garrucci. Tetricus avait donc deux noms de famille, comme les deux autres empereurs gaulois Victorin (C. Pius Auonius Victorinus) et Postume (M. Cassianius Latinius Postumus). Cependant ce n'est pas ici le second gentilice de Tetricus, mais un surnom impérial, comme le prouve la place du mot et la répétition de pio dans deux sens différents sur le milliaire de Saint-Léger-Magnazeix.

I M P • C A E S [ar] P I O • E S V V [io] TETRICo PIO AVC CL-L X

5-6. And(e) m[atunnurn). Cette sigle est intéressante parce qu'elle prouve que les autorités romaines savaient assez la langue gauloise pour décomposer ce nom de lieu (R. Mowat). Il faut ajouter que le fait n'est pas surprenant dans la période de l'autonomie. — La distance 25 lieues donne un chiffre trop faible ; il faut donc admettre que le milliaire a été déplacé. 25 lieues ou 55km,50 nous reportent un peu au sud de Norges. Or le milliaire trouvé à Norges (n. 228) porte un chiffre qui, compté depuis Aubigny, équivaut, à 800 mètres près, au chiffre que nous avons ici. En effet, la distance de Langres à Aubigny comptée sur le tracé de la voie est d'environ 23 kilomètres; 55km,500 — 23 = 32km,500. Le milliaire de Norges accuse 33kni,300. C'est donc, si l'on ramène le chiffre de la borne de Tetricus au même point de départ, une différence de 800 mètres. Si l'on tient compte des approximations inévitables dans ces calculs, on sera porté à penser que les deux milliaires étaient placés au môme point. Peutêtre, comme la voie a été refaite à l'époque de Constantin, en a-t-on ramené à Dijon tous les milliaires pour les travailler à nouveau : alors celui de Tetricus serait demeuré inutilisé. Il faut admettre que la manière romaine de compter les milles, probablement encore en vigueur du temps de Trajan1, a été

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