INTRODUCTION
Il y a vingt-cinq ans, un éditeur de Toulouse, M. Edouard Privât, entreprit la réimpression de YHistoire générale de Languedoc des Bénédictins de Saint-Maur, avec continuation jusqu'en 1792.
Cet ouvrage contenait dans ses Preuves quelques inscriptions relatives à l'histoire de cette province. Depuis l'apparition de cet important ouvrage au siècle dernier, un grand nombre d'inscriptions romaines ont été découvertes; aussi, cette portion de l'œuvre nécessitant un développement beaucoup plus considérable, il ne s'agissait plus d'une simple réimpression, mais d'un véritable Recueil ou Corpus, renfermant tous les textes romains du Languedoc.
M. Ed. Privât s'adressa dans ce but à
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M. Edw. Barry, à Toulouse, &à M. Eug.
Germer-Durand, à Nimcs, qui se partagèrent ce vaste champ d'études épigraphiques, le dernier se réservant pour sa part les inscriptions de Nimcs, des Helves, des Gabales & des Vellaves.
La mort est venue interrompre ce travail; heureusement des notes & des documents recueillis avec soin depuis plusieurs années ne restèrent pas infructueux entre les mains de M. Fr. Germer-Durand, continuant l'œuvre paternelle avec la collaboration de M. Allmer.
Des l'impression des premières feuilles, M. Blanchard, alors maire de Nimes, chargea M. Eug. Germer-Durand, Conservateur de la Bibliothèque & du Musée archéologique de la ville, de dresser un Catalogue des inscriptions antiques du Musée de la ville, à tirer précisément de la réimpression de Y Histoire de Languedoc , éditée par M. Ed. Privât.
Enfin, en 1880, M. Margarot, succédant à M. Blanchard, confia officiellement à M. Fr. Germer-Durand, architecte du dé-
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partement de la Lozère, le soin « de continuer, en faveur de la ville, l'œuvre si bien commencée par son père. »
Les différents conseils municipaux qui se sont succédé depuis cette époque ont tenu à honneur de voter les fonds nécessaires pour cet important catalogue, dont l'impression s1est continuée lentement, mais sûrement, malgré les vicissitudes éprouvées par les monuments eux-mêmes.
Toutes les inscriptions ou fragments disséminés dans les différents dépôts de la ville avaient été recueillis & installés dès i 879 dans les galeries de l'ancien Hôpital du boulevard Saint-Antoine, transformé en Palais des Beaux-Arts ', lorsque par suite
1. L'inscription suivante sur plaque de marbre placée alors dans le vestibule du lycée actuel constatait ainsi cette organisation :
LES DIVERSES COLLECTIONS D ANTIQUITÉS DE LA VILLE RÉUNIES AU PALAIS DES BEAUX ARTS ONT FORMÉ LE