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ex /EST A Utnt o
Copie dessinée de M. Ali mer.
Fragment présentant la moitié droite d'une inscription encadrée; trouvé en décembre i883 dans les démolitions opérées pour rétablissement des Halles centrales. — Hauteur, om25; largeur, o"' 20 ; hauteur de la partie encadrée, o'" ni.
o p t ■ p i E N T I S S I . . . . V XO R
Estampages d'Albin Michel & de M. Goudard, & copies dessinées d'Albin Michel & de M. Fr. Germer-Durand.
Allmer, Revue épigraphique, II, p. 54. — Nemausa, 2* année, p. 67. — Hirschfeld, C, xii, 4oxS.
Apronio (r), Quadromo (r), Sempvonio (?) ,
viro optimo pientissimo, uxor.
« A son excellent mari, ronius us, ,
« sa femme ».
Le défunt s'appelait Apronius ou Quadronius ou SempronittSj ou de quelque autre nom de la même terminaison.
942 COLLECTION KIMGRAPHIQUE IjE NIMKS.
Fragment de provenance inconnue. L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures bordé d'un rinceau.
HlRSCHFELD, C.} XII, 405'2.
Fragment, « trouvé en 1868 sur l'emplacement « du nouveau Marché aux Bœufs » (Fr. G. -Dur.,; in aedibus Revoil (Hirschfeld). — Hauteur & largeur, OraOC).
Estampage de M. Fr. Germer-Durand.
Hirschfeld, C, xii, 4054 : d M | ...TITV, à tort.
Fragment trouve à la Fontaine.
Copie dessinée de M. Fr. Germbr-Durand.
Fragment d'une inscription encadrée; trouve au Cadereau en 1870. — Hauteur, om22; largeur,
v ni . . .
B-IOX F
Estampage de M. Fr. Germbr-Durand.
E. Germer-Durand, Découvertes en iHjo, I,
p. iS. — HlRSCHPELD, C, XII, 4044.
Epitaphe de Servilia Adjecta.
Stèle à tronton triangulaire avec antéhxes aux angles; in viculo de Caissargues villa Deidierii advocati (Guir.); « à la métairie Deydier » .Mes. , appelée aujourd'hui Bois-Fontaine & appartenant à M. Granier (Fr. G. -Dur.)- L'inscription, à l'exception des sigles D M gravées dans le tympan du fronton, est renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur, om 55 ; largeur, om35; hauteur & largeur de la partie encadrée, om28.
A D I E C T A E V I T A L I S 5 COLLIBERT
CONT'VBERNAl
SVAE PIENTISSIME
Estampage de M. Goudard. Copie dessinée de M. Fr. Germer-Durand & copie d'Albin Michel.
Guiran, p. i5g. — Ménard, VII, p. 427. — Notes E. Germer-Durand. — Michel, dans le Bulletin épi graphique, 1884, p. 146. — Nemausa, 2 e année, p. 16. — Hirschfeld, C, xii, 3910 & 407G.
CHAP. VI. — INSCRIPTIONS PRIVEES. ç+5
Dits Manibus Serviliae Adiectae; Vitalis collibertus contubernali suae pientissimae.
« Aux dieux Mânes de Servilia Adjecta; Vitalis, « son coaffranchi, à sa compagne excellente ».
Le coaftranchi s'appelait Scrvilius Vitalis.
Épitaphe de Fabius Hyginus.
Pierre quadrangulaire bordée d'un rinceau encadrant l'inscription; « en i858, au mur mé- « ridional de l'ancienne église du village de Mar- « guerittes, à cinq mètres au-dessus du sol » (E. G.-Dur.). Une autre inscription est gravée sur la face opposée (C, xn). — Hauteur, om55; largeur, om65.
LxFAfe'IïGIîJ
FÀB-EV-IODVS
ET - FÀB
Copie dessinée de M. Fr. Germer-Durand, excepté les accents, pris de la copie de M. Hirschfeld.
Gruter, g38, i3. — Rulman, Inv., p. n5. — Guiran, ms., p. 147. — Ménard, 7, p. 412. — Séguier, i3 8o5, pi. 74. — E. Germer-Durand, notes manuscrites. — Hirschfeld, C, xii, 3 008, & Add., p. 833, pour l'inscription de la face postérieure.
Diis Manibus L. Fabii Hygini; Fabius Euhodus & Fabius Onesimus, liberti patrono.
Diis Manibus L. Fabii Hygini.
« Aux dieux Mânes de Lucius Fabius Hyginus; « Fabius Euhodus & Fabius Onesimus, ses aftran- « chis, ont élevé ce tombeau à leur patron ».
« Aux dieux Mânes de Lucius Fabius Hy- « gin us ».
Autel gaulois trouvé à Notre-Dame de Laval. (Inscription celtique en lettres grecques.)
Stèle sans ornements, incomplète dans le haut, & légèrement diminuée sur son bord du côté droit jusqu'à la septième ligne du texte; récemment apportée au musée de Nimes du lieu dit « l'Ermitage », où elle se voyait, placée horizontalement à une assez grande hauteur dans le mur extérieur sud de la petite chapelle romane de Notre-Dame-de-Laval (Fr. G.-D.). L'inscription commence immédiatement au bord supérieur de la pierre, retaillée probablement à l'époque où elle a été employée dans la construction de la chapelle. — Hauteur totale avant l'extraction, im28; actuellement, om6y; largeur, om2o & 22; hauteur de la partie inscrite, om45.
Copie Copie de Notre copie 1889
de M . Rochetin M. Germer-Durand d'après
i885 : 1881-1888 : un moulage :
&OAIO C KO AIC EKIAIC
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Estampage de M. Fr. Germer-Durand, de 1869. Copie de M. Rochetin. Moulage en plâtre donné par M. le colonel Pothier à la demande de M. Bazin, censeur du lycée de Nimes.
Lettres assez grossièrement gravées & en grande partie elîacees; les A barrés diagonalement, les E lunaires.
Ligne 1. — La lettre rétrograde E liée au K; celle qui vient après le K, non pas un O comme on avait cru voir, mais un I, à la droite duquel existe un sillon profond qui, en se liant accidentellement au jambage gauche du A, affecte à peu près la forme d'un 7; le A très-large & partagé de haut en bas par le milieu par un trait vertical accidentel; la dernière lettre un O incomplet à droite par suite de l'érosion du bord de la pierre.
Ligne 2. — Au commencement de la ligne un trou accidentel en forme de virgule, non le reste
d'une lettre.
Ligne 3. — Le M très-large & non joint à un E; cet E est une fausse apparence produite par les éraillures de la pierre; à la fin de la ligne, une courbe peut-être pas accidentelle & alors le reste d'une lettre ronde non déterminable.
Ligne 4. — Rien de reconnaissable avant le G : un E droit ?, un H.', un B?, un P?; en résumé une confusion de traces indistinctes.
Ligne 5. — La première lettre incertaine : un trait vertical qui, partant d'en bas, s'infléchit à
95o COLLECTION EPIGRAPHIQUE DE NIMES.
gauche vers le milieu de sa hauteur; la partie verticale favorable à la supposition d'un T, la partie biaise favorable à la supposition d'un a; il n'y a pas à penser à un Y; la seconde lettre peut-être un O, peut-être un A ou autre chose; l'O qui vient ensuite à peu près certain.
Ligne 6. — NAKO; le K peu apparent, mais sûr; peut-être un petit C au centre de l'O & alors NAKOC.
Ligne 7. — Pas de place pour un E après EA à moins qu'il n'ait été lié au a; en l'état actuel rien de saisissable.
Ligne 9. — Rien, ni à présent ni autrefois, après TEN.
Fr. Germer-Durand, dans le Bulletin épigraphique, 14 août 1884, p. 253: dans le Bulletin des Antiquaires, 1884, P- 26? ", communication à l'Académie de Nimes, septembre 1888 (la copie ci-dessus). — Rochetin, dans le Bull, épigraph., 1 885, p. 190; dans les Mémoires de l'Académie de Vaucluse, IV, p. 189, avec dissertation. — Hirschfeld, C, xii, 5887. — Allmer, Rev. épigr., II, p. 404.
Lecture de M. Fr. Germer-Durand (1888) : Ekilieis (ou Ekilios) Riouneaneos Andoounnako (dieu topique) dede bratoude kanten.
Lecture de M. Allmer :
'Ex fiAioç piou Mav..c Àv(Ôo ou Avoa ou Avto ou Avta) ouvvaxo (ou -xoç) 5eos (3patouos xaviev.
CHAP. VI. — INSCRIPTIONS PRIVEES. o5
Un premier résultat important, c'est la nécessité de renoncer à un rapprochement entre ekiaioc (non pas ekoaioc) & le nom actuel du village de Collias, dont les habitants s'appelaient à l'époque romaine Coriossedenses, ce qui fait présumer une des formes Coriosseda, -e -o, -on ou -um, mais non pas Corios tout court. Il se peut que, la pierre ayant été peut-être rognée dans le haut, il y ait eu une précédente ligne ou plusieurs précédentes lignes & que ekiaioc soit la fin d'un nom de forme gentilice, comme par exemple Cecilius; alors PIOYMAN..C serait un cognomen dans lequel on ne peut guère apercevoir autre chose que Romanus. Cependant, si mal que les habitants du midi de la Gaule aient pu parler le grec, il est bien peu admissible qu'un homme qui aurait été, semble-t-il, pourvu des trois noms de la nomenclature romaine & citoyen romain & pour qui, dans ce cas, l'usage du latin était obligatoire, ait pu appeler Rome 'Piow^ & un Romain 'Pioujmi..î & il n'y a guère à douter que l'inscription ne soit du temps de l'empire. Plus probablement il s'agit de quelque paysan gaulois qui n'avait ni gentilice ni cognomen romains. Probablement aussi l'inscription est-elle rédigée dans la même langue que l'est la généralité des inscriptions celtiques de la Gaule méridionale, c'est-à-dire en grec, non du grec correct, mais du grec corrompu & défiguré tel qu'il devenait en passant par la bouche des Celtes du versant des Alpes & du bassin du Rhône inférieur, & c'est alors par des rapp^o-
chemcnts entre les mots qui se lisent sur les inscriptions & des mots grecs qu'on peut le mieux espérer de parvenir à les comprendre.
Nous croyons apercevoir de l'analogie entre iaioc & î>.âw, « être favorable », ïk*6*f « rendre favorable »; entre pioy & Yw, « couler »; entre ^e^f. & to&», «donner»; entre bpatotae & cpoiittii, 3e personne de l'imparfait de «porl^ju, « déposer en a offrande »; entre kanten & t&wi, vS>:-> ri'0***^, « avec contentement », &, engagé dans cette voie, nous nous trouvons être amené au sens que voici :
Cultor fontis, Man..s An(da~t)ounnaco dédit dedicavit laeto animo.
'EuXio; à lire peut-être d'un seul mot serait, comme le latin cultor, celui qui implore une divinité pour en recevoir une faveur, ou à lire en deux mots répondrait aux mots latins ob gratiam, « en reconnaissance d'une faveur obtenue ».
Il faut entendre par fiou, traduit par fontis, la source autrefois déifiée qui sort du fond de la petite vallée dite sans autre nom « Laval », & n'était peut-être connue à cause de sa célébrité que sous le nom de « la Fontaine ». C'est aussi par « fontaine » que M. Rochetin a interprété le mot pi°u, en le rapportant comme nous à la Fontaine de Notre-Dame de Laval.
Le nom du dévot, aujourd'hui non lisible, était peut-être MavEp?J Maners si on prend pour le reste d'un E lunaire le débris de courbe qui termine la troisième ligne & pour un P la lettre non déchiffrable qui commence la quatrième.
CHAP. VI. — INSCRIPTIONS PRIVEES. Qo3
Ce dévot était d'un endroit appelé An{da ou Ando ou Anta ou Anto)ounnacum. Il y a à chercher cet endroit, non sans doute pas dans la Germanie Supérieure où existait \ Antunnacum qui est devenu Andernach, sur le Rhin, au delà de Coblentz, mais dans quelque village de la région de l'inscription, comme par exemple Andaon, localité présumée celtique, remplacée aujourd'hui par Villeneuve-lès-Avignon, sur la ri\e droite du Rhône, à 25 kilomètres seulement de Collias, & dans le nom de laquelle semble revivre sans altération sensible le nom antique. (In cacumi)ie mont i s qui nuncupatur Andaoni super fluvium Rhodani. (90g, Hist. de Lang., t. Il, Pr., p. 1 56. — Note de Fr. Germer-Durand.)
N'est-ce pas déjà quelque chose d'assez surprenant que les mots grecs qui présentent le plus d'analogie de consonnance avec les mots de l'inscription se trouvent avoir précisément le sens le plus désirable & en même temps ke plus conforme à la rédaction ordinaire des inscriptions votives de l'époque romaine \ Cela dépasse certainement la limite des caprices du hasard, mais la surprise cessera si on se rappelle que la Gaule méditerranéenne, la Gaule grecque pourrait-on dire, a reçu des Grecs de Marseille sa première civilisation & était tellement grecisee lorsqu'elle est devenue une partie de l'empire qu'elle ligure dans la Table de Peutinger sous le nom de Grecia. On s'y servait de l'écriture grecque; on y parlait grec, c'est-à-dire le patois celtogrec qui y apparaît sur les inscriptions.
Autel au dieu Aramon.
Dé quadrangulaire, déposé dans la petite cour qui précède la chapelle Notre-Dame-de-Laval. Aujourd'hui au musée de Nimes (Fr. G. -Dur., 1869). — Hauteur, om4Ô; largeur, om58.
A R Â M O N I P O R T I C V M LICINIA-P- FIL ACCEPTILLA EX VÔTO'D'S'P-F
Copie & estampage de M. Fr. Germer-Durand; estampage de M. Charvet : un accent sur le second A de ARAMONI r & sur le premier O de VOTO; on croit en apercevoir un aussi sur l'O d'ARAMONI.
Séguier, 1 3 802, V, p. 27. — Fr. Germer-Durand, Procès-verbal de l'Académie du Gard, 1872, p. i5o. — Charvet, Voies rom. che% les Volkes Arécom., p. 90. — E. Germer-Durand, Découv. archéolog. en 18 7 7, p. 37. — Allmer, Revue épigraph., I, p. 189. — Rochetin, dans les Mém. de l'Acad. de Vaucluse, 1886, V, p. 235. — Hirschfeld, C, xii, 2971, & Add., p. 832.
CHAP. VI. — INSCRIPTIONS PRIVEES. o55
Aramoni porticum Licinia, Publii filia, Acceptilla ex voto de sua pecunia fecit.
« Au dieu Aratnon, Licinia Acceptilla, tille de « Publius (Licinius), a, en accomplissement de a son vœu, donné ce portique, construit de ses « deniers ».
Aramo, « Aramon », était autrefois & est encore aujourd'hui le nom d'une localité située au bord du Khône,à une vingtaine de kilomètres de l'Ermitage de Notre-Dame de Laval. Le dieu Aramon était certainement le Genius loci, le Lare de cette localité, comme peut-être on peut rapprocher le dieu topique du numéro précèdent du mont Andaon à Villeneuve-lès-Avignon. (Note de Fr. G.-D.)
<)ï>6 COLLECTION ÉPIGRAPHIQUB DE NIMES.
Autel à Mars Budenicus.
Trouvé à l'Ermitage de Notre-Dame de Laval. Autel dont la base & le couronnement ont été abattus à fleur du dé par devant & du côté droit.
— Hauteur, imo,o; du dé, im45; largeur, om35.
M Â R T I BVDENICo G R Â T V S
SEVERÏ
FlLI VS
Copie dessinée de M. Allmer : l'O de BYDL- NICo incomplet à droite; accents sur l'A de MARTI & de GRATVS.
Séguier, Lettres, 1767. — Trenquier, Notes sur différentes localités du Gard, i852, Colias, p. 29. — Charvet, Les Voies romaines che% les Volkes Arécom., p. 91. — E. Germer-Durand, Notes, 1854, & Découv. archéol. en i8jy, p. 44.
— Allmer, Revue épigr., 1, p. 134. — Rochetin, Mém. de l'Acad. de Vaucluse, 1886, Y, p. 2 35. —
HlRSCHFELD, C, XII, 2973.
Marti Budenico Gratus, Severi filins.
« A Mars Budenicus, Gratus, fils de Severus ».
Voir l'inscription géographique des Budenicenses, ci-dessus n. 214.
« A 1 kilomètre environ au nord du quartier des Claparèdes, à l'issue d'un étroit défilé où serpente une vieille voie d'origine gauloise ou tout au moins gallo-romaine, s'élève une montagne isolée, escarpée de toutes parts & dont le pied est baigné d'un côté (N. & N.-E.) par la rivière du Bourdiguet & d'un autre (O.) par les eaux de la source du Chabian. Cette montagne est couronnée par un vaste plateau couvert d'énormes éboulis d'anciens murs formés de gros blocs de roches & de pierres sèches. On y remarque de nombreux fragments d'urnes & de tuiles galloromaines ainsi que des débris de moulins à bras en basalte de même provenance & de moulins en grès de forme oblongue & d'origine gauloise. On voit aussi, au milieu du plateau, les ruines d'une ancienne chapelle désignée dans les chartes sous le nom de Beata Maria de Brueyssio (E. G. -Dur., Dict. top. du Gard) d'où le nom de la Dame que porte la montagne. Cette chapelle a dû remplacer un temple païen, objet d'une vénération particulière, car c'est ainsi que nous expliquons la decouverte faite près d'elle de nombreux tombeaux gallo-romains (?) en grandes tuiles plates.
« C'est sur ce haut plateau que nous placerions volontiers le Budenicum primitif, le vieil oppidum gallo-romain au milieu duquel s'élevait le temple de Mars ...; cet oppidum, comme tous ceux de la région montagneuse, chez les Yolques Arécomiques, était situé au haut de la vallée, près de la source de la rivière du Bourdiguet » (Rochetin, /. c).
Épitaphe d'Antonius Macrinus.
In aedicula S. Stephani de Valle prope Colliacum (Guir.). Cippe avec base & couronnement. L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures accompagnées d'un rinceau. — Hauteur, imio; largeur, ora56; hauteur de la partie encadrée, om42; largeur, ora36.