CHAPITRE I. — DIEUX, DÉESSES, ETC
Partie supérieure d'un petit autel votif brisé par le bas. La fin de la première ligne est fruste; on y voit pourtant distinctement la trace d'un V, mais la place de l'S manque, ou il faudrait supposer cette lettre gravée dans l'intérieur de l'V ou enlacée à la branche de cette lettre qui a disparu. C'est une ligature que nous avons quelquefois rencontrée. — Le commencement & la fin de la ligne 2 manquent également, ainsi que la ligne 3, qui nous aurait donné le nom de la divinité à laquelle cet autel était dédié. — Hauteur actuelle, omi i ; largeur, omo8.
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Cirriu[s v]of«n*[s deo Nemauso].
« Cirrius voulant faire un vœu [au dieu Nemausus] ».
Cerrius & Cerricius sont très-fréquents dans les inscriptions de Pompéi.
La formule votvrvs, que nous retrouverons au chapitre suivant, sur une inscription votive en l'honneur d'Auguste, indique qu'il y avait deux sortes de monuments votifs : i" ceux qu'on élevait au moment de faire le vœu (votum suscipiendo) &
sur lesquels on en déclarait l'intention (voturus); 2° ceux sur lesquels on exprimait sa reconnaissance, lorsqu'on avait été exaucé (votum solvendo). Ces derniers sont de beaucoup les plus nombreux.
Ce fragment a été trouvé dans le bassin de la Fontaine en 1739, & c'est cette circonstance qui nous a fait supposer que le vœu de Cirrius s'adressait au dieu Nemausus; mais nous reconnaissons que cette hypothèse peut parfaitement être contestée.
Ce fragment était conservé au Temple de Diane sous le numéro 89. Ménard Ta passé sous silence.
Séguier, Notes volantes, i3 8o2, 4, p. 9; A. Pelet, Essai sur le Nymphée de Nimes, p. 44, & Mém. de l'Acad. du Gard, i85i-D2, p. 124.
Séguier, 1. 2, TviN. — Pelet, 1. 1, CIRRI; 1. 2, TEN.