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lard Guiran, conseiller au présidial de Nîmes au dix-septième siècle, devenue plus tard la propriété de M. Lombard de la Tour, était un véritable petit musée lapidaire, dont les dernières inscriptions conservées ont été aussi données au Musée par le propriétaire, M. Laracine.
Mais déjà au dix-huitième siècle cette précieuse collection avait été dépouillée de quelques-uns de ses importants monuments, envoyés par le pasteur Georges de Superville en Westphalie au duc de Brunswick1.
La maison de Graverol, devenue la maison de Gonet & enfin une des propriétés de M. F. Allard, architecte, rue de l'Horloge, possédait un certain nombre d'inscriptions dont plusieurs ont été données à la Ville par les derniers possesseurs.
Vers 1739, peu avant les grands travaux exécutés par l'ingénieur Mareschal à la
1. V. Manuscrit de G. de Superville (Musée Calvet) II. fol. K. et n° 38o du Recueil de l'Histoire de Languedoc.
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Fontaine, bon nombre de monuments & de débris furent déposés dans la cella du Temple de Diane, qui est resté pendant le dix-huitième siècle le seul dépôt ëpigraphique officiel de la ville de Nimes.
La maison Séguier (rue Séguier), était aussi en 1788, à la mort de cet illustre savant, un véritable Musée d'antiquités & d'histoire naturelle.
Toutes ses collections & sa bibliothèque furent léguées par lui à l'Académie de Nimes, ainsi que sa maison qui porte encore le nom d1 "Hôtel de V Académie.
Pendant la Révolution, l'Académie de Nimes fut supprimée & les collections avec la bibliothèque devinrent propriétés de la Ville.
Quant aux inscriptions, la plupart étant encastrées dans les murs du vestibule de l'escalier & de la façade sur le jardin, elles suivirent le sort de la maison elle-même.
Cependant, un certain nombre qui pouvaient être facilement déplacées furent portées vers 1849 dans ^a cour de la Ported'Auguste, devenue, elle aussi, à la suite de
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certains travaux de restauration, une sorte de dépôt municipal d'objets antiques.
Dans ces dernières années, M. L. Cabane de Florian, propriétaire de la maison Séguier, a bien voulu céder à la Ville quelques-unes de celles qui y étaient encore déposées.
A la Maison-Carrée, restaurée & entourée d'une grille en 1824, de nombreux débris & des inscriptions sont venus, tous les ans depuis cette époque, prendre place entre les bases des colonnes , seuls témoins des galeries qui entouraient primitivement ce gracieux édifice; mais là, par suite des intempéries, plusieurs textes intéressants se sont effrités & ont presque disparu.
Il serait trop long d'énumérer ici les différentes maisons particulières qui, à Nimes, possèdent dans leur petite cour intérieure des inscriptions ou fragments antiques; mais c'est surtout dans les anciennes rues, comme la rue Dorée, la rue des Greffes, la rue Régale, la rue des Lombards, la rue des Barquettes, la rue de l'Horloge, la rue du Chapitre, la rue de l'Etoile, &c,
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qu'il faut les y chercher. Pour être complet, on peut aussi indiquer, hors de Nîmes, le château de la Coste, où son propriétaire, M. de Surville, a réuni quelques inscriptions romaines provenant de Nimes même ou de ses environs, & le château de Castelnau (canton de Vézenobre), appartenant à M. de Valions.
A Uzès, une cour du château ducal contient aussi quelques inscriptions romaines; la Société scientifique & littéraire délais possède également des monuments romains provenant des environs de cette dernière ville.
A Bagnols-sur-Cèze , les épigraphistes pourront aussi visiter avec fruit le riche Musée cantonal , fondé par notre ami M. Léon Alègre.
Il n'est que juste en terminant, de signaler ici les noms des personnes qui ont bien voulu, dans plusieurs circonstances, prêter à nos recherches leur concours désintéressé : MM. Léon Alègre, Auguste Aurès, Bazin, Gratien Charvet, Louis Estève, Galienne,