‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 68 sur 261 · K \CCI · texte numérisé non relu

K \CCI

on; pci i: a e B P !•; K A N T Ml El NU

T \ \ OC k\OCA AT OV A E V A A A

riras

Gravure négligée & grossière. Les sigma en forme de C carrés; les O pourvus en haut, à gauche, d'un petit appendice relevé verticalemant ou infléchi, en forme de corne; l'T de la dernière ligne presque semblable à un V, à cause de l'extrême petitesse de son jambage de support, & suivi de plusieurs jambages droits. Une trace d'A ou de A, qui vient ensuite, est très-incertaine.

E. Germer-Durand, dans les Procès-verbaux de l'Académie de Nimes, du 26 janvier 1876. — Revue des Sociétés savantes, 1876, texte reproduit d'une manière incomplète : omission de la dernière ligne. — Bertrand, dans le Bulletin des Antiquaires de France, 1876; fautivement : OYERCIKAIOC au lieu de OYEPCIKNOC, & V à la dernière ligne au lieu de v. — Lentheric, L'Orient & la Grèce en Provence, 1878, p. 484.

KasattoXoç Ouscaixvoç SeSs (3paxou8c xavxcva \y.\v.i\vou

Cassitalus, Versi filius, dédit ex imperio

« Cassitalus, fils de Versus, a donné [à telle « divinité), d'après son ordre, (telle chose) ».

On a déjà trouvé sur l'inscription n° 43 les mots $£&e & ppaxo'jSe. La signification du premier de ces deux mots est connue d'une manière à peu près certaine. M. Mowat, de la Société des Antiquaires de France, président de la Société de linguistique, s'exprime ainsi au sujet de ce mot, dans une notice intitulée : Explication d'une inscription céramique gauloise renfermant un nouveau verbe, 1880, p. 6 (extrait des Comptes rendus de l'Académie des inscriptions & belles-lettres) : « La signi- « fixation de $<■$<■ a été déterminée à l'aide du latin « archaïque dede, classique dédit, auquel tous les « philologues ont immédiatement songé; il y avait « en outre à faire un rapprochement non moins « frappant : c'était celui du verbe osque deded ». Quant à l'assimilation de Ppa-couSe à ex imperio, c'est par M. Pictet {Nouvel essai sur les inscr. gauloises, p. 5i) qu'elle a été proposée.

Cette inscription a fourni à M. Aurès, de l'Académie de Ni mes, une nouvelle preuve à la suite de beaucoup d'autres de l'existence d'une ancienne mesure nationale usitée en Gaule dès longtemps avant la domination romaine, & ayant la même longueur & les mêmes divisions que le pied-de-roi français. Les 217 millimètres de chacun des côtés de notre monument sont, en effet, un multiple exact de cette ancienne mesure gauloise; ils répondent aussi juste que possible à 8 pouces du pied-de-roi, égaux eux-mêmes, d'après l'Annuaire du Bureau des longitudes, à om2i6 56.

ic8 COLLECTION EP1GRAPHIQUE DE NIMES.

Fragment paraissant avoir formé le couronnement d'un autel.

Uzès. — Couronnement avec corniche faisant retour sur les faces latérales; trouvé en 1869, à un kilomètre d'Uzès, dans une vigne, & donné par le propriétaire, M. Abauzit, alors maire adjoint d'Uzès. L'inscription est gravée au-dessous de la corniche, sur un bandeau plat qui semble avoir été la partie supérieure du dé, formé peut-être de deux pierres superposées. — Hauteur totale, o™ 58; du bandeau, om 1 3 1/2; longueur, om94. Hauteur des lettres, omo7.

CENIKIOOABPw

Le point entre les deux mots figurés par un V. L'inscription se poursuivait probablement sur la partie manquante du dé.

Aurès, Note dans les Procès-verbaux de l'Académie du Gard, 1868-G9, p. 42. — E. Germer- Durand, Découvertes archéol. à Nimes & dans le Gard, 1868-69, premier semestre, p. 8.

Ssvtxioç A6po).

Senicius = « Sénicius ».

La physionomie du nom Senicius est plutôt latine que gauloise.

Il est permis de supposer, dans la partie manquante de l'inscription, la mention d'une offrande à quelque dieu ou déesse.

Nîmes. — Angle supérieur droit d'une tablette de grès jaunâtre sans ornements, de provenance inconnue; précédemment à la Maison - Carrée, dans une vitrine spécialement affectée aux objets de bronze. — Hauteur, o,n07; largeur en haut, o'"o8, en bas, omo5.

MBATI

Toor

Page 1