GENT
Descr. — Gippe de formo carrée, avecbaseet couronnement. Hauteur, 0 m. 90; largeur, 0 m. 38; épaisseur, 0 m. 40. Une forte cassure s'est produite sur le côté droit et a fait disparaître une partie de la dernière lettre aux lignes 2, 3, 4 et 5, et la majeure partie des deux autres lignes. La lettre E de la septième ligne est réduite à sa partie supérieure. Les lettres D M sont gravées sur le couronnement du cippe.
Hist. — Ce cippe se trouvait à l'abbaye du Moutier d'Ahun et provenait, selon toute apparence, des ruines d'Acitodunum. Il fut transporté à Ghantemille, à une époque [et pour des causes inconnues, et il est aujourd'hui sur les bords de la Creuse, au pied du château.
Bibl. — Texier, Recueil des inscript.du Limousin, p. 107 (qui Ta confondu avec le cippe de Reginus que je rapporterai plus loin). — Florian Vallentin, Bull, épigr. de la Gaule , t. I, 1881, p. 208, reproduit dans Mém. de la Soc. des sciences nat. delà Creuse, t. V> 2e bull., 1883, p. 144.
11 faut lire sans doute :
D(iis) m(anibus) et memor(iae) Marcel(li) Nertini. C(aius) Te[r]gen(ius) T.,., h(eres) e(x) [t(estamento)] ?
Aux dieux Mânes et à la mémoire de Marcellus Nertinus. Caius Tergenius T..., son héritier lui a fait construire ce tombeau), en exécution de son testament.
Le gentilice Marcellus est assez rare (1) ; beaucoup plus généralement, ce mot servait de cognomen.
(1) C. I.L., t. VIII, n° 5812 ; — Steiner, Codex inscript, roman., nos 1003, 1611, 1677, 3032, 3891, etc.
28 PARSAC.
D'après l'original, confirmé par un estampage pris7par M. Delage, instituteur public à Parsac.
Var. — Florian Vallentin :
D • M - M E m O RIAE IV l Cl NSTVS T&US
Descr. — Stèle sans ornements retaillée et utilisée comme dalle dans l'ancienne école communale de Parsac. La pierre est un granit très dur mélangé de mica. Hauteur, 0 m. 90; largeur, 0 m. 69. Lettres liées : 3- ligne, l'N et le T ; à la seconde ligne, la barre
horizontale de TA est indiquée par un point. Les caractères, de basse époque, ont de 0 m. 08 à 0 m. 09 de hauteur. Ceux de la lre ligne tendent à s'effacer.
Hist. — Cette pierre a été retirée de l'ancien cimetière, il y a une cinquantaine d'années, et placée peu de temps après devant la porte d'entrée de l'ancienne salle de classe où elle est encore.
Bibl. — Florian Yallentin, Bull, épigr. de la Gaule, t. I, 1881, p. 133, reproduit dans Mém. delà Soc. des sciences nat. delà Creuse, t.V, 2e bull., 1483, p. 150.
D(iis) m(anibus et) me[mo]riae Ju[l(ii) Ci]ntusm[i. ?] Aux dieux mânes et à la mémoire de Julius Cintusmus. On pourrait lire aussi : Julia Cinstuma. L'absence de tout prénom laisserait même supposer cette forme. Florian Vallentin préfère traduire :
(( Diis manibus mémorise. Julius Cintusmus (hic requiescit). « Aux dieux Mânes et à la mémoire (de) Julius Cintusmus qui repose ici. »
Il me semble que rien n'autorise la conjecture hic requiescit.
Cintusmus est un nom gaulois qui paraît avoir été très répandu (1). Il se rattache, par son radical, à la longue liste des noms, tels que Cinto, Cintus, Cintusminus, Cintugenus, Cintugnatus , Cintugnatius , Cintullus , Cintumarus , etc., qui ont été relevés en différents lieux.
D'après Zeuss (2), ce radical serait à comparer à l'irlandais cet et au breton cint ; il aurait pour signification primus ou prior. Cintusmus correspondrait au latin Primianus.
(1) Allmer, Inscript, antiques de Vienne, t. IV, p. 84; — Schuermans, Sigles figulins, p. 88 ; — C. L L., t. XII, 5686, 235; — Lejay, Inscript, de la CôU-dOr, p. 132; — Brambach, C. L II, 1570; — Ch. Robert, Épigr. de la Moselle, pl. II, fig. 1; — Brocard, Catal. du musée de Langres, n" 59; — J. Laurent, Calai, du musée des Vosges, n" 70 et 71 ; —G. Jullian, Inscript, rom. de Bordeaux , t. I, p. 331, etc.
(2) Gram. celt., p. 307.
DE LA CITÉ DES LE MO Vf CE S 93